fondation Querini Stampalia Venise

Nous espérons la lumière qui éclaire notre vie

Dimanche 2 février

PREMIÈRE LECTURE  (Ml 3, 1-4)
« Soudain viendra dans son Temple
le Seigneur que vous cherchez »
PSAUME  (Ps 23 (24), 7, 8, 9, 10)
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.
DEUXIÈME LECTURE  (He 2, 14-18)
« Il lui fallait se rendre en tout semblable
à ses frères »
ÉVANGILE  (Lc 2, 22-40)*
« Mes yeux ont vu ton salut »

Accueil

Aujourd’hui, c’est la chandeleur la célébration de la Lumière. Nous sommes 40 jours après Noël. L’église a choisi pour la liturgie d’aujourd’hui la présentation de Jésus au temple. Donc après avoir lu dans l’évangile de Marc, le baptême de Christ et l’appel de ses disciples, nous retournons en arrière pour retrouver l’Évangile de Luc sur l’enfance de Christ.
Lors de la préparation, nous avons décidé de ne pas célébrer la lumière, car nous avons évoqué et célébré les dimanches précédents le Christ Lumière du monde.
Nous avons préféré mettre en avant la foi du vieux Syméon et de la prophétesse Anne, qui, illuminés par l’Esprit, ont reconnu dans ce petit enfant amené par ses parents, semblable à tous les enfants qui venaient au temple, le Messie attendu et annoncé par les prophètes. Syméon attendait, dit l’évangile, la consolation et le salut d’Israël et de tous  les peuples. Et nous, qu’attendons nous?

Maria-Cecilia GOMEZ

Mise en voix

« Mes yeux ont vu le salut ». Syméon, en hébreu shama, c’est celui qui entend. Syméon a sans doute longuement médité la Parole qu’il a reçue au long de sa vie. Nous aussi sommes à l’écoute d’une parole qui éclaire notre route, qui nous redonne vie lorsque nous sommes découragés, y compris par nous-mêmes.

Refrain : Celui qui a reçu le soleil dans son cœur

Introduction au 6 x 6

40 jours séparent la naissance de l’enfant Jésus de sa présentation au Temple par ses parents, comme tout fils premier-né. Durée liée à la règle de purification rituelle des femmes après l’accouchement, qui  imprime encore notre calendrier liturgique. Mais le père et la mère de l’enfant pouvaient ainsi être présents, alors qu’il n’y a pas si longtemps, en France, en Colombie et sans doute dans d’autres pays, la jeune accouchée n’était pas présente au baptême de son enfant pour cause d’impureté.

C’est au cœur de l’accomplissement d’un rite prescrit par la loi que surgit Syméon, disponible à l’action de l’Esprit, par son regard sur l’enfant, qu’il prend dans ses bras, par ses paroles à son sujet. Une parole humaine, qui n’est pas celle d’un ange ou d’une voix venue du ciel.

Le regard de Syméon m’évoque celui de Marie au matin de Pâques, de Pierre ou de Jean voyant le tombeau vide. Syméon ne répond-il pas déjà à la question que Jésus posera à ses disciples « Pour vous qui suis-je ? ».
Regardons vers Pâques et ces 40 jours qui précèdent, regardons Jésus sur les routes, accompagné de ses disciples, et celles et ceux qu’il rencontre. 2 000 ans après sa venue, qu’avons-nous à dire de l’homme Jésus ? Que nous donne-t-il de vivre aujourd’hui ? Le passage de la lettre aux Hébreux, que nous lirons ensemble, apporte un éclairage.

Eliane Brouard

Lecture de la lettre aux Hébreux

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair,
Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance
celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui,
par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.
Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux
et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.
Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux
qui subissent une épreuve.

Qu’attendons-nous de lui ? Qu’espérons-nous ? Sur nos feuilles liturgiques, les mots délivrance, secours, consolation, lumière sont repris de l’évangile qui vient d’être lu. Les points de suspension nous invitent à trouver nos propres mots. Nous vous proposons de partager nos attentes, notre espérance, dans un 6 x 6, juste 3 chaises à retourner face à 3 autres. Un grand post-it par groupe permettra de recueillir ces attentes, cette espérance partagée, en une ou deux phrases ou quelques mots. Lors de l’offertoire, avant de les déposer en geste de présentation sur la table eucharistique, nous vous inviterons à les lire sous forme de :

Prière universelle

La lumière de l’espérance demeure en nous et nous accompagne sur le chemin.
Le Christ est le vrai don que Dieu nous fait, il nous apporte la lumière, étincelle de la vie divine dans chaque personne.

Nous ne souhaitons pas attendre passivement, ni subir, mais nous engager avec l’autre, même dans la controverse ; nous espérons la lumière qui éclaire notre vie et la mort qui en fait partie.

Etre disponible à l’inattendu qui nous dérange et nous met en mouvement.
Sortir des normes nous délivre.
Dans un monde déboussolé, nous attendons la force de vie, la détermination, l’amour,
la présence joyeuse qui nous montre comment être présent à notre tour.
Nous attendons consolation, discernement, extravagance, inattendu, tout !

Un cœur sans frontières : Acceptons les différences, considérons les comme une richesse,
Soyons attentifs, sachons désirer et reconnaître la lumière.
Cultivons l’amour, la liberté, la beauté, le sourire, l’écoute, l’accueil, la joie.

Que Dieu m’aide à révéler le meilleur de moi-même et à m’accomplir dans ce que je fais.
Que je retrouve la paix dans une famille, la sécurité.
J’espère dépasser la peur, qui m’empêche de voir le salut.

Un monde nouveau à construire jour après jour pour la paix, dans l’amour du prochain.
Sachons partager, vers la réduction des inégalités qui fera surgir la fraternité.
Soyons simples comme la colombe et prudents comme le serpent.

Prière pour le monde

«Mes yeux ont vu le salut », ainsi s’exclame, Père, Syméon, alors que Marie et Joseph présentent leur enfant au Temple de Jérusalem : un enfant sans défense, dans les bras de sa mère.

Oui, Père, Jésus, ton Fils, a voulu partager notre condition humaine ; visage d’homme aux traits de Dieu. Il est venu comme un des nôtres, et nous-mêmes n’en croyons pas nos yeux. Il est, aux dires de Syméon, cette lumière qui éclaire les nations. Et Anne parle d’elle à tous ceux qui attendaient l’ère nouvelle. Lui seul qui, comme le dit si bien Paul, peut porter secours à ceux qui subissent l’épreuve. N’est-ce pas, Père, que ta gloire, c’est l’homme vivant. Nous te rendons grâce pour ton fils, Jésus, qui dans sa descente dans nos humanités renverse l’ordre ancien pour un ordre nouveau : il éclaire nos vies et nous rend libres face à tout ce qui plombe nos vies. Dans la joie de ce bonheur retrouvé, nous joignons nos voix à celles des saints et des anges, en chantant :  Saint ! Saint ! Saint …

Vois avec bonté, Père, l’offrande de notre assemblée qui, par nos mains, te présente ce qu’elle a reçu de toi : ce sacrifice de louange et de paix. Regarde, Père, l’aurore est déjà là. Que la force de ton Esprit fasse de nous les membres de ton Fils ressuscité, par notre communion à son corps et à son sang. Nous sommes de la descendance d’Abraham. Resserre les liens de notre unité avec le Pape François, avec notre archevêque Michel, avec le corps épiscopal et sacerdotal, avec les hommes et les femmes qui partout dans le monde chantent le bonheur d’être de ton Fils, et cherchent de nouveaux visages pour l’exprimer aux hommes, aux femmes et aux enfants de notre époque, dans le respect des différences et des convictions.

Tu as répondu, Père, à l’espérance de Syméon. Consacre nos vies à ta lumière. Que brille la lumière dans nos familles, lieu du pardon et de la gratuité. Que se vivent la cohésion et le vivre-ensemble dans nos familles et nos quartiers. Fais que des hommes, des femmes et des enfants se lèvent pour de nouveaux départs. Assiste nos dirigeants et les syndicats dans leur quête de solution aux inquiétudes de notre société. Assiste ceux qui luttent pour la paix et la justice dans le monde : rends possible la paix entre juifs et palestiniens. Fais que se taisent les bruits des bottes et des canons en Syrie, en Libye, en République Démocratique du Congo, au Yémen et dans toutes les autres parties du monde. Que le Brexit se fasse dans le respect des uns et des autres, en union de cœurs.  Assiste, Père, tous ceux qui luttent à trouver des solutions durables aux problèmes écologiques et environnementaux, à la question des migrants, aux nouvelles catastrophes naturelles et sanitaires, dont le coronavirus.

Oui Père, donne-nous de savoir lire les signes des temps à la lumière de la foi, et de nous dépenser au service de l’Évangile, pour la promotion de la liberté, du droit et de la justice.

Soutiens tous les malades de notre assemblée. Nous pensons ici spécialement à André Girard, qui s’est cassé le fémur et dont la plaie s’est infectée. Nous pensons aussi au couple Toussaint.

Souviens-toi Seigneur de nos frères et de nos sœurs qui nous ont quittés. Raffermis-nous dans l’espérance de les rencontrer un jour dans cette demeure où nous vivrons près de toi. En union avec Marie et Saint Joseph, avec les apôtres et tous les saints, en union avec la création entière libérée de l’esclavage, nous voulons te glorifier par le Christ notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

José Egilde MANDIANGU

 

 

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