« Nous formons tous un même corps »

"Nous formons tous un seul corps" abreuvés par le même Esprit. Que cet Esprit fasse que tous ceux qui partagent le repas du Seigneur forment un seul corps, le Corps du Christ, ton Eglise. Qu'elle soit le lieu de la rencontre harmonieuse et discordante des différences. Qu'elle soit le lieu de l'accueil de tous ceux qui viennent des quatre coins de l'univers. Qu'elle soit le lieu où petits et grands, nouveaux et vétérans, se retrouvent et vivent, réellement, ensemble. Qu'elle soit ferment de fraternité et de liberté pour affronter tous les problèmes colossaux qui sont dans la maison commune, tels les migrants qui, du haut et du creux des vagues, nous interpellent et nous rappellent que "Dieu aime l'immigré". Qu'elle soit moteur dynamisant pour avec tous les autres, nous prenions sérieusement en main la sauvegarde de la maison commune.

carte 421 juin 2015
12ème dimanche du Temps Ordinaire
Année B

Lectures
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 1 Co 12, 12-13
Évangile de Jésus Christ selon Saint-Marc Mc 12, 28-31.

 

                                                           Célébration de trois baptêmes de Manon, d’Ernest et d’Altaï

Commentaires sur les textes de l’eucharistie

 » Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. »
                                                                                                                                                                               1 Co 12, 12-13

Jésus (le bien nommé !) a tout à l’heure marqué le signe de croix sur le front de nos enfants.
Comme certains, nous aimons croire que ce signe symbolise par sa branche horizontale ce qui relie les hommes entre eux et par sa branche verticale ce qui relie Dieu et les hommes.
Paul dans sa lettre aux Corinthiens évoque ces deux dimensions.
Il commence par parler de la liaison horizontale, l’Unité entre les Hommes en utilisant l’image des membres ne formant qu’un seul corps.
Il est remarquable d’observer que cette Unité prend source dans la Différence.
La Différence (tous domaines confondus) n’est donc pas une tare mais bien une richesse !
Et nous en voilà bien heureux, car nous arrivons tous des quatre coins de l’horizon !
Tout comme chaque membre, chaque structure anatomique, chaque organe est nécessaire et participe à sa façon à l’élaboration du corps, chaque homme de part la singularité de ses origines, de ses aspirations,  de ses dons, de ses actions, est indispensable à la construction du « corps Humanité ».
Mais cette unité entre les hommes est aussi unité dans le partage et la solidarité : dans les bons moments la joie est meilleure quand elle est partagée et dans les mauvais, les hommes font corps ensemble face à l’adversité.
Dans la seconde partie du texte, Paul nous en dit un peu plus, cette fois ci sur le lien vertical entre Dieu  et les hommes.
Il est encore ici question d’unité.
Dieu nous rassemble dans un unique esprit.
Tous les hommes sont égaux devant Dieu : le peuple élu, les non croyants, les adorateurs d’autres idoles ou croyances.
Tous reçoivent l’Amour de Dieu et il n’est pas besoin d’appartenir à une doctrine spécifique pour être baptisé en son esprit.
Paul nous invite ainsi à rester concentrés sur l’essence même de Dieu afin de  pouvoir transmettre à nos enfants que la Reli-gion est bien ce qui nous relie et non pas ce qui  nous délie.
Avec cette eau pour baptême ils n’auront plus jamais soif.
Le scribe de l’évangile de Marc semble lui avoir toujours des interrogations…

Pascal

 » Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. 
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
                                                                                                                                                                                     Mc 12, 28-31

Ce scribe fait penser à une personne extérieure à la religion et d’une certaine manière à un enfant qui, par une question simple, teste la solidité des arguments.
La réponse n’est pas un seul commandement mais deux. Le premier indissociable du second
Jésus dit que Dieu se vit par le cœur, l’amour qu’il porte sur nous et qu’il nous donne à partager
Par l’âme, il nous parle au plus profond de nous même.
Par l’esprit, notre ressenti de ce qui ne s’explique pas.
Par la force, notre conviction personnelle.
Et ce second qui sonne pour nous comme une évidence, aimer son prochain comme soi même.
Chose simple à déclarer mais si complexe à mettre en œuvre. Elle suppose ainsi de dépasser une tendance égoïste de l’Homme. Elle implique de s’aimer soi même pour en faire une force, sur laquelle s’appuyer pour aller vers l’autre.
L’Humanité est placée d’une certaine façon sur un plan identique à Dieu, puisque les commandements associent nos relations avec Lui et avec les autres. On ne peut aimer Dieu, si l’on ne respecte pas son prochain. Il s’agit là d’une règle primordiale de vie en société.
Cela justifie la décision que nous avons prise pour nos enfants. Le baptême est un premier pas dans la religion qui porte de belles valeurs et doit nous permettre de les transmettre : ouverture vers l’autre, regard sur le monde, force d’espoir.

Guillaume

Ce que nous croyons

Nous croyons en Dieu, force créatrice et joie qui nous met en mouvement.
Nous croyons que Dieu nous a confié le monde et nous appelle à en être co-auteurs.
Que face aux forces de destructions,
Il compte sur nous pour remettre l’homme au centre de la création.

Nous croyons en Jésus Christ qui est venu sur la terre et qui inscrit notre histoire dans la promesse de Dieu.
Nous croyons que par sa mort et sa résurrection
Il nous invite à traverser nos morts quotidiennes pour faire émerger une vie renouvelée et créatrice.

Nous croyons que l’Esprit souffle où Il veut, qu’Il nous libère de tout dogmatisme
et nous apprend à croire en accueillant le doute.

Nous croyons que l’Église véritable dépasse les frontières des Églises visibles,
que la diversité du monde est constitutive de l’Église
et qu’aucune institution humaine ne peut s’emparer de ce qui appartient à Dieu seul.

Nous croyons que nous sommes appelés à œuvrer pour la justice, ensemble,
là où nous sommes et que le Royaume commence ici et maintenant.

                                                                                                                             AMEN

Engagement au bien

Nous savons que nos enfants seront confrontés au mal dans leur vie.
Ils vivront des moments où ils se détourneront de leurs prochains et de Dieu.

Qui un jour n’a pas été confronté :
– à des sentiments d’égoïsme, de mépris des autres, de rancune ;
– à la tentation de faire sienne la loi du plus fort ;
– à une société donnant parfois à ce qui est mal l’apparence du bien ?

Face à tout ce mal, nous choisissons la Vie pour nos enfants et voulons les aider à grandir :
– en menant une vie droite et responsable pour faire des choix qui ne les rendent pas complices du mal ;
– en nous efforçant de leur ouvrir les yeux sur la misère des autres et en leur donnant le sens du partage ;
– en bâtissant avec eux et autour d’eux un monde plus juste, plus solidaire et fraternel ;
– en ayant sur les autres le regard que Dieu a sur nous : bienveillant, prompt au pardon, soucieux de justice ;
– en suivant ce commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

                                                                                                                                  AMEN

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Nous voici réunis, Dieu notre Père, pour te remercier. Oui, « Loué sois-tu notre Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe ». En ce premier jour de l’été où le soleil brille plus que la nuit et où la lumière l’emporte sur les ténèbres nous te louons et nous te rendons grâce. Nous te remercions, car peu à peu nous prenons conscience du monde dans lequel nous vivons et de notre responsabilité dans le soin de nos vies et de celles des animaux, des arbres, des terres, de l’eau et des mers. Nous te remercions pour l’encyclique de François, texte puissant, clair, pertinent et provocateur qui nous réveille et nous pousse à nous soucier de la vie, de toute vie.
Et voici que nous célébrons aujourd’hui trois vies nouvelles, celle de Manon, d’Ernest et d’Altaï, trois pousses toutes fraiches de la vigne. » Je suis la vigne et mon Père est le vigneron « . Voici ce que dit ton Fils, notre Seigneur Jésus voici le plant vivant sur lequel ces trois petits comme nous tous ont été greffés aujourd’hui. Comment ne pas te remercier pour une telle vigne et tant de fruits?
Comment ne pas te remercier pour la vigne qui nous enivre de vie, de ta vie?
Pour Lui et par lui nous te remercions et nous te chantons.

Nous sommes trop souvent Dieu notre Père, obsédés par la compétition.  Qui est le premier? Qui est le plus grand, le plus beau, le plus fort? Quel est le commandement le plus important? Jésus, notre Seigneur, lui, il a répondu: aimer Dieu et aimer les autres, c’est tout un. Il a répondu en donnant sa vie sur la croix. La question ne se pose plus. C’est pourquoi nous sommes en mesure de demander à l’Esprit de rendre sa présence réelle parmi nous. De nourrir notre chemin par tout son être. Que ce pain et ce vin soient les signes visibles du corps et du sang du Christ notre Seigneur.

Il faut toujours être conscients de ce que nous faisons, de la racine qui nous porte et nous nourrit. Nous faisons ici et maintenant le mémorial de la vie, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur Jésus et nous attendons  dans la joie son retour.
Dieu notre Père, il est l’heure de demander, d’abord d’affirmer le fondement, le socle, la structure fondamentale. « Nous formons tous un seul corps » abreuvés par le même Esprit. Que cet Esprit fasse que tous ceux qui partagent le repas du Seigneur forment un seul corps, le Corps du Christ, ton Eglise.
la barque des migrantsQu’elle soit le lieu de la rencontre harmonieuse et discordante des différences.
Qu’elle soit le lieu de l’accueil de tous ceux qui viennent des quatre coins de l’univers.
Qu’elle soit le lieu où petits et grands, nouveaux et vétérans, se retrouvent et vivent, réellement, ensemble.
Qu’elle soit ferment de fraternité et de liberté pour affronter tous les problèmes colossaux qui sont dans la maison commune, tels les migrants qui, du haut et du creux des vagues, nous interpellent et nous rappellent que « Dieu aime l’immigré ».
Qu’elle soit moteur dynamisant pour avec tous les autres, nous prenions sérieusement en main la sauvegarde de la maison commune.

Jésus Assurmendi

 

 

 

 

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