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On déménage

Certain personnage dirait : « c’est dingue ce que l’on peut accumuler dans un logis, surtout quand il s’agit d’une maison avec cave et grenier… ». Le nombre de choses à garder au « cas où »… ça peut servir peut-être… boîtes dans lesquelles est stocké ce qui ne peut servir à rien… bouts de ficelles et autres. Enfin bref, vous connaissez, nous connaissons ça, même à Saint-Merry. N’est-ce pas ? On a beau épurer il en reste toujours, d’autant que nous étions d’une génération où rien ne se jetait, tout se transformait. Je me rappelle les hésitations de ma grand-mère quand il fallut jeter un stylo bille hors service.

Et la technologie s’en mêle. Les super-huit n’ont plus court, les cassettes non plus, les meubles de famille n’intéressent même plus les antiquaires surtout s’ils ne tiennent pas dans les nouveaux espaces (plafond limité à 2,50 m). D’ailleurs on peut voir ça dans les couvents où les armoires étaient l’héritage des religieuses !

Et les livres ! Des beaux et de poche, des livres qu’on ne relira plus… mais auxquels on tient. Sans parler de ceux qu’on relira, peut-être, alors qu’il existe de bonnes bibliothèques.

Que nous dit l’évangile : il ne faut pas accumuler des trésors sur terre… là où est ton trésor, là sera ton cœur !  Alors nous sommes loin, très loin de la sainteté !

Un de nos amis, franciscain, quand il prenait le métro, n’emmenait pas de ticket, il trouvait toujours quelqu’un pour lui en fournir… mais à l’époque il portait une bure !

François D.

billet du dimanche 11 mai 2019

 

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