On ne naît pas chrétien, on le devient

Le jour de l’appel décisif – auquel j’assistais l’an dernier à Notre Dame de Paris en qualité de catéchumène – le cardinal André Vingt-trois a prononcé un très beau discours dans lequel je n’ai pourtant retenu qu’une seule phrase : « Le baptême n’est pas un coup de baguette magique. » Je me souviens avoir ressenti à ce moment-là un mélange de déception et d’excitation mêlées. Moi qui croyais être enfin arrivée à bon port ! Je me voyais invitée à constater que j’étais simplement en train de franchir une porte, scellée par une Alliance, qui s’ouvrait sur un tout nouveau chemin…Il allait me falloir devenir chrétienne !

Je repensais alors à cette magnifique phrase de Victor Hugo : « Naît-on deux fois ? Oui. La première fois, le jour où l’on naît à la vie; la seconde fois, le jour où l’on naît à l’amour. » Là résidait donc le défi : rendre mon coeur – nos coeurs – plus vivants. Ne pas céder à la globalisation de l’indifférence, ni à un possible sentiment d’impuissance.

Aujourd’hui, je profite de l’écriture de ce billet pour œuvrer (avec mes petits moyens) en ce sens, en partageant une lecture qui a renforcé ma foi en notre capacité à agir pour le bien commun. Il s’agit du livre de Bénédicte Manier – Un million de révolutions tranquilles – aux éditions Les Liens qui libèrent. Véritable encyclopédie mondiale des alternatives citoyennes, cet ouvrage offre un survol riche et passionnant des actions menées par des pionniers de la transition vers une société plus participative, solidaire, humaine… en quelque sorte, selon moi, plus chrétienne.

Avis aux amateurs !

Sandra March

Billet du dimanche 16 avril 2017, Pâques

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