Osons la vie

Seigneur,
je n’ai personne
pour me plonger dans la piscine
au moment où l’eau bouillonne

Dimanche 3 juin 2018
Le Corps et le Sang du Christ
Le sacrement de la Sérénité

Le textes lus différent de ceux
prévus par le calendrier liturgique :

Lettre de St Jacques 5,13-15
Évangile de St Jean 5, 1-9a-b

Accueil

Bonjour, vous êtes toutes et tous les bienvenus, habitués de st Merry et de passage. Certains d’entre nous vont recevoir un sacrement qui sera donné au cours de la célébration. Sur les feuilles de chants que vous avez entre les mains, ce sacrement s’intitule « sacrement de la sérénité » un nouveau sacrement ? Simplement une autre appellation du sacrement des malades. Nous avions le désir d’ouvrir le cercle des personnes malades, dans leur corps ou dans leur âme, aux personnes âgées, non malades. La solitude, la mort proche, inéluctable, sont parfois difficiles à vivre, jusqu’à parfois douter de l’existence de Dieu. Quel sens donné à ces années de vieillesse ? Ce sacrement s’adresse à tous ceux qui sont en souffrance, de tous les âges. Quel sens donné à la vie chez tant de jeunes en recherche ou découragés, ayant abandonné toutes démarches ? Justement, et si c’était en raison de toutes ces fragilités et ces peurs que Dieu s’intéressait à nous. Il vient, par amour, dans le creux de nous-mêmes. Son Souffle redonne une nouvelle force de Vie.
Avez-vous remarqué que les deux textes que nous allons lire, celui de l’épître et de l’évangile, ne sont pas ceux du dimanche 3 juin inscrits dans nos missels ? Exceptionnellement nous avons fait un choix. L’épitre de Jacques nous a semblé plus adaptée puisqu’il est question de l’onction donnée aux malades, au temps des premières communautés chrétiennes. Plus tard ce sacrement a été nommé celui de l’Extrême-onction, après Vatican II il est à nouveau sacrement des malades.
Le signe est toujours l’onction d’huile qui panse les blessures, les adoucit, embellit le corps et l’âme, elle s’imprègne dans tout l’être et le nourrit. L’huile allume les lampes. Elle est un signe de lumière, qui éclaire nos nuits. Il n’y a rien de magique. Dans cette démarche personnelle, « Dieu guette, au plus obscur de nous, une aurore ». Ce qui est essentiel est l’élan qui permet de tout oser sans crainte, avec sérénité, comme l’enfant dans les bras du Père.
Dans l’évangile de Jean, nous entendrons comment se passe la guérison de ce paralysé, transformé au plus profond de lui-même par ce que Jésus lui demande, et comment il repart guéri, bien sûr, mais avec son grabat sous le bras. Ce sacrement va être donné en présence et avec toute notre communauté, dans l’amour. Alors, ensemble entrons dans la célébration. Au nom du Père…

Jacqueline Casaubon

Et voici l’épitre de Jacques, un texte court, important car c’est à partir de ce jour, dans les années 60 de notre ère, que l’Eglise a reçu l’onction des malades de la tradition apostolique.

……………………………………………..

Introduction à l’Évangile

Un grand marcheur, fatigué par ses quatre-vingt-dix ans passés interrogeait des plus jeunes sur leurs projets. L’un d’eux ose lui retourner la question sous l’œil désapprobateur des autres. Mais la réponse fuse : que la mort me trouve vivant ! Pour recevoir la Parole de vie au cœur même de nos faiblesses, être rejoints et relevés dans nos luttes, nos épuisements à trop porter, nos douleurs du corps ou du coeur nous avons choisi l’Évangile du paralysé de la piscine de Béthesda. De mon côté j’ai été touchée par la sollicitude du Christ qui prend l’initiative de rejoindre l’ homme enfoncé dans sa solitude, emmuré dans son état sa passivité, ses croyances magiques et peut-être légiférantes (on pourra associer les cinq portiques dont nous entendrons parler au Pentateuque), sa manière désespérante de se comparer avec les plus vaillants et rapides. Jésus sollicite puis libère la liberté de cet homme, comme j’aimerais savoir me remettre en marche à Sa Parole. Comme j’aimerais au moins toujours assumer ce qui arrive sans m’enfermer dans les petites et grandes difficultés, connus ou inconnues. Peut-être que ces trois questions pourront vous aider à entendre l’Évangile que nous allons proclamer :

– quel rapport cet homme a-t-il avec sa situation ?
– quel rapport le Christ a-t-il avec cet homme ?
– comment répondriez-vous à la question du Christ ?

Quoi qu’il en soit, puissions-nous maintenant laisser sa Parole nous rejoindre, quelque soit notre forme !

——————————-

Introduction au texte de la divine douceur

Maurice Bellet a accompagné beaucoup d’entre nous par ses livres, par son écoute. Alors qu’il était malade, il a écrit des mots pour accompagner la traversée de l’épreuve. La sienne, celle de ses lecteurs… Ces mots, nous vous en partageons quelques-uns comme pour nous accompagner dans la force de ce qu’il nomme la Divine douceur. Ces mots pour vous remercier de la force de la douceur dont vous témoignez souvent (parfois plus la force, parfois plus la douceur, parfois les deux, chacun à votre manière et c’est cela le plus précieux). Que la Divine douceur et que la sérénité soit très concrète pour chacun de vous, chacun de nous !

Alexandra

Intentions de prière

1 – Les structures d’accueil de santé font partie de l’actualité politique.
Les soignants se montrent souvent, notamment dans les Ehpad, insatisfaits de ne pouvoir faire correctement leur travail, faute de moyens, de temps. Dieu, merci pour leur engagement ; pour eux, et aussi pour les familles qui accompagnent leurs parents en souffrance, nous te confions notre prière. Nous te demandons aussi : inspire les décideurs politiques pour que vis-à-vis de ces structures d’accueil, ils prennent des mesures économiquement et humainement justes pour une société où les personnes fragilisées soient au cœur des attentions.

Refrain :
Pour les hommes et pour les femmes
pour les enfants de la Terre
ton Eglise qui t’acclame
vient te confier sa prière

2 – « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant » nous dit St Irénée.
Seigneur, nous te confions toutes les personnes qui, du fait du grand âge, de la maladie ou suite à un accident, perdent leur liberté de mouvement voir leur autonomie ; aux souffrances physiques s’ajoute souvent un profond sentiment d’abandon et d’exclusion ; vies désormais bien limitées, rythmées par les rdv avec médecins et assistants de vie ; Nous t’en prions, sois présent au cœur de toute souffrance, redonne la joie de vivre là où on ne l’attend plus, consolide la chaîne des vivants !

Refrain :

3 – Dans le monde, de nombreux hommes, femmes et enfants souffrent de manque de soins. Situation de guerre – de grande pauvreté – …
Dieu, pour eux, nous te confions notre prière, sois réconfort. Pour nous aussi, nous te prions : booste nos cœurs et nos intelligences pour que nous ne nous endormions pas, que nous ne nous habituions pas et que nous trouvions chacun et ensemble des moyens de solidarité.

Refrain :

Alain et Myriam

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.