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Le pape et les élections françaises

« Je vous le dis sincèrement : je ne saisis pas bien la politique intérieure française ». À son retour d’Egypte, lorsqu’il est interrogé sur la question des élections présidentielles françaises, le pape François évite de donner un avis clair.

Je lis plus tard un passage dans lequel il s’exprime au sujet du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi : « Moi je n’interviens pas, je parle de valeurs, chacun voit si tel gouvernement de tel Etat favorise ses valeurs ». Au passage, il met en garde contre un parti politique catholique, et rappelons ce qu’il avait dit au Caire : « L’unique extrémisme admis pour les croyants est celui de la charité, toute autre forme d’extrémisme ne vient pas de Dieu et ne lui plaît pas ». Nous pouvons être déçus de cette non-réponse, comparé à ce qu’il a pu dire de Trump, mais que nous dit-il ?

Le pape exprime avec courage et précision ses opinions sur la crise des réfugiés, le terrorisme, le dialogue interreligieux, l’environnement. Nous avons un pape qui agit ! De cette façon, il se fait entendre de tous et nous encourage à être ce message plutôt qu’à le cantonner à une seule pensée.

Lors de la semaine sainte, il lave les pieds des migrants, quelles que soient leurs croyances − musulmans, hindous, évangélistes… − et l’an passé il lavait ceux des détenus de la prison romaine de Rebibbia. Il parle d’une « révolution de la tendresse », de « la grande politique, pas la petite qui finit par faire chuter des pays », des « populismes démagogiques, qui n’aident pas à consolider la paix et la stabilité ».

La réponse floue mais sincère du pape François déroute de nombreux chrétiens en France mais sa discrétion m’interpelle.

Elsa N.

Billet du dimanche 7 mai 2017

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