« Parler la bouche pleine »

Une rencontre à l’heure du déjeuner le dimanche, après la célébration à St Merry. On y parle d’un sujet d’actualité : un évènement qui surgit, la sortie d’un livre présenté ou non par l’auteur, un récit de voyage... Vous êtes tous invités, et vos amis de toutes cultures, croyants ou non croyants, aussi bien sûr. Voici une présentation des deux dernières rencontres, autour de « Jésus selon Matthieu » de C et JP Deremble, et de « Le christianisme au défi de la nature » de JC Eslin. Vous trouverez ensuite le programme des 3 prochains mois.
  • Le 4 février, Colette et Jean-Paul Deremble présentaient leur livre « Jésus selon Mathieu – Héritages et rupture »  (Editions Artège Le Thielleux – 2017)

Colette Deremble a commencé par donner un exemple extrêmement significatif de sa méthode de travail pour comprendre comment ont écrit les évangélistes, inscrits inévitablement dans leur époque. Lorsque, dit-elle, nous lisons dans l’Ancien Testament : « Dieu marchait sur les eaux », nous ne prenons pas cela au pied de la lettre puisque Dieu n’a pas de pied. En réalité, nous sommes habitués au fait que Dieu n’a pas de corps : il nous est donc facile de prendre cela au sens symbolique. Sachant que dans l’Ancien Testament les eaux symbolisent par exemple les difficultés de la vie ou les zones obscures de nos âmes, nous comprenons que cela veut dire que Dieu domine également dans ces domaines et peut nous aider éventuellement à surmonter ces difficultés. Mais en ce qui concerne les Évangiles, comme Jésus a un corps, qu’il a des pieds etc… nous prenons au pied de la lettre l’idée qu’il a marché sur les eaux : alors que l’évangéliste, précise Colette Deremble, voulait très probablement dire que Jésus est celui qui peut nous aider à dominer également ces difficultés. Ce langage symbolique était tout à fait habituel, connu des personnes de l’époque des évangélistes. Cet exemple est emblématique de la méthode de travail des Deremble, et sans doute serait-il intéressant de le donner au départ de toute catéchèse ou de toute étude de l’Evangile.

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Michel Tamalet nous en donne son compte-rendu ici  et Michel Metzger qui les connaît depuis longtemps les présente ainsi : le principe de base de leur travail est de lier leur foi aux connaissances scientifiques concernant la Géographie, l’Histoire, les Lettres, la Sociologie etc. Il faut en effet qu’il y ait  une cohérence entre l’état des connaissances reconnues comme valables par tous et l’expression de notre foi car nous ne pouvons parler de notre foi en dehors de la culture de nos frères, surtout quand ils sont en marge ou hors du microcosme chrétien. Comment faire pour en être capables ? Ils disent qu’il est indispensable de se former pour  y arriver. C’est pour cette raison qu’ils ont écrit ce livre dans lequel  ils nous proposent de nous approcher au plus près du message du Christ, en nous aidant à comprendre le sens et le pourquoi des images et du langage utilisés par cet auteur dans son  évangile; le sous-titre en est « Héritages et rupture » car ce livre tient compte du passé réel et montre aussi la nouveauté si vivante encore de Jésus. Pour nous permettre de nous former, ils prévoient 4 conférences (organisées par la CCBF) au 104 rue de Vaugirard à partir d’octobre : les informations suivront.

  • Le 4 mars, Jean-Claude Eslin présentait son livre « Le christianisme au défi de la nature » (Editions  Cerf – 2017). Une défiance vis à vis de la nature est inscrite au cœur du Christianisme. Comment se situe, dans l’histoire de l’occident, cette attitude de méfiance ?
    Geneviève Piot-Mayol nous en fait le compte-rendu ici.

Programme des prochains mois :

  • Dimanche 18 mars : Daniel Duigou présentera son livre paru le 1er mars « Lettre ouverte d »un curé au Pape François ».
  • Dimanche 7 mai : Claude Plettner présentera son livre « Paul de Tarse ».
  • Dimanche 24 juin : Jean-François Petit parlera de son dernier ouvrage : « L’actualité de la spiritualité augustinienne ».

Toute personne de la communauté est invitée à faire ses propositions à Jacqueline Casaubon, chargée de mission, ou à  Pietro Pisarra et Geneviève Piot Mayol, ses coéquipiers.

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