« Passionnez-moi ». La victoire non violente des humiliés

Trois représentations à Saint-Merry, les 24, 25 et 26 Juin 2015 Avec des musiciens de l’Onceim et les chanteurs et comédiens de la Petite troupe

La rencontre de la vie des hommes simples avec le texte nu de la Passion : c’est l’argument de notre opéra « PASSIONNEZ-MOI », qui reprends plusieurs année de pastorale de l’art à Saint-Merry. Nous ne mettons pas en scène le récit lui-même et ses personnages, mais une rue dans laquelle on l’entend. Sans rapport apparent avec lui, ni illustration ni métaphore, les acteurs font vivre des figures et des corps pris dans des situations emblématiques de notre époque, autant de « procès » que les victimes elles-mêmes subissent, puis parviennent à retourner et à gagner. C’est la victoire non-violente des humiliés, « We shall overcome ! » nous vaincrons !

Pour soutenir ce projet n’hésitez pas à nous rejoindre sur www.kisskissbankbank.com, projet PASSIONNEZ-MOI. Merci.

GROUPE1

 

Un Genre musical  nouveau : l’opéra improvisé

Ce spectacle est une première, il comporte un aspect nouveau. Le directeur musical et le metteur en scène appartiennent au champ de l’improvisation si important dans l’art contemporain, ils la pratiquent depuis des années chacun dans leur domaine, ils se rejoignent pour cette création alliant musique et dramaturgie, c’est-à-dire un spectacle qui se présente comme un opéra.

C’est une aventure joyeuse et passionnante à laquelle nous vous convions en vous proposant d’y apporter votre contribution. Son succès nous permettra d’envisager des suites…

« PASSIONNEZ-MOI » Qu’est-ce que ça raconte, qu’est-ce que ça chante?

Une rue banale d’un quartier populaire. Une chanteuse des rues chante… On peut reconnaître la Passion. Les fils électriques se déploient comme une partition musicale qui sert de perchoir aux hirondelles ou aux vieilles baskets. Les habitants des carrefours y vivent 24h sur 24h, ils s’aiment et se détestent, se harcèlent et se draguent, se volent et se protègent, ils sont unis et seuls. Les bourreaux et les victimes échangent leurs rôles, toute honte bue l’humiliation devient dignité et la haine vanité. « Est-ce ainsi que les hommes vivent… » (Aragon)

Descendre dans la rue

Le chant de la passion ne se dissout pas dans la rue, il y éclate et se multiplie. Nous ne mettons pas en scène le récit biblique lui-même et ses personnages, mais la rue dans laquelle on l’entend. Sans rapport apparent avec lui, ni illustration ni métaphore, les acteurs font vivre des figures et des corps pris dans des situations emblématiques de notre époque, autant de « procès » que les victimes elles-mêmes subissent, puis parviennent à retourner et à gagner. C’est la victoire non-violente des humiliés, « We shall overcome ! » nous vaincrons !

Revisiter la « Passion selon Saint-Matthieu » de Bach

Les « Passions », extraites des Évangiles, sont des « grands textes fondateurs de la civilisation ». Jean-Sébastien Bach par sa « Matthäuspassion », a donné à l’une de ces pages une place éminente dans notre mémoire. Aujourd’hui la flétrissure lancinante des valeurs de liberté, de tolérance, et d’universalité, que nous subissons de la part des idéologues et des pouvoirs régressifs, nous pousse à relire ce texte qui stimule notre vie ensemble, nous questionnons ce texte pour qu’en retour il nous questionne, qui que nous soyons.

« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience » dit René Char. Si l’art n’apporte aucune question, voire aucune confusion dans une société qui n’échange que des idées toutes faites et dangereuses, si l’art n’appelle pas à la révolte… alors qu’est-ce qu’on fait ?

Johann_sebastian_bach-1429969346

 

Un opéra improvisé

Le risque et la chance de l’improvisation sont que le sens du spectacle n’est pas prévisible. Dans l’improvisation l’auditeur et l’interprète découvrent en même temps la création, ça donne des surprises. Tant pis ou tant mieux pour les ratages, ça fait partie du spectacle ! Si l’improvisation invoque la liberté, nous y voyons d’abord le bonheur. Bon ! Avec un petit goût libertaire, et alors ? Si elle évoque la spontanéité et la rapidité, nous y voyons d’abord le travail, tout aussi essentiel que pour le spectacle écrit. Bon ! En fait de travail, l’improvisateur se prépare longuement à ne pas être préparé, ce n’est pas rien !

 

LES INITIATEURS DU PROJET

Frédéric Blondy et l’orchestre ONCEIM (Directeur musical pour l’opéra Jean-Sébastien Mariage)

L’ONCEIM consiste en l’invention d’un nouveau mode de jeu collectif en grand ensemble dans une approche plastique du sonore où chaque musicien a un rôle créatif majeur, la musique se construisant sur sa virtuosité singulière et le vocabulaire musical qu’il a élaboré. Il s’engouffre dans la gageure artistique de l’improvisation en grande formation et relève le défi avec brio. L’écrit se réconcilie avec l’improvisé et guide l’expérience sonore vers des moments inouïs.

Voir les parcours des musiciens et de l’orchestre sur http://onceim.fr

LA PETITE TROUPE

Préfiguration par Nicolas Delétoille et Jacques Mérienne d’une nouvelle compagnie de théâtre à inventer, centrée sur le travail de l’imaginaire, de l’improvisation, en création collective. Depuis 1997 ces deux metteurs en scène théâtre et cinéma, collaborent sur la plupart de leurs projets, tant en France qu’en Colombie, où ils préparent pour l’automne 2015 une nouvelle création, Los Limbos Vagabundos », écrite par Nicolas Delétoille, avec leur compagnie locale.

https://www.facebook.com/pages/La-petite-troupe/1390058544652323

 

Trois représentations de « PASSIONNEZ-MOI »

Avec des musiciens de l’ONCEIM et les chanteurs et comédiens de la PETITE TROUPE

Réalisation générale Jacques Mérienne
Direction musicale Jean-Sébastien Mariage

À Paris, église Saint-Merry
Les 24, 25 et 26 Juin 2015

Passionnez-moi 2

Passionnez-moi 5Passionnez-moi 4Passionnez-moi 1Passionnez-moi 3 

 

1 Commentaire

  • Magnifique ! « Passionnez-moi », cet opéra improvisé. Le thème d’une histoire bien connue pour certains qui s’incarne d’une façon bouleversante aujourd’hui. Bravo et merci Jacques et sa Petite Troupe. Je garde en mémoire des images fortes et poétiques, il y en a tant que je n’aurais pas de place ici pour les citer. Une rue de tous les jours mise en scène dans une église, parce qu’on est « sorti » de l’église pour voir ce qui se passe dans la rue et qui est réalité.Le seuil qui s’aplanit entre  » le dehors et le dedans ». De quoi réfléchir et d’y croire.
    Jacqueline Casaubon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *