Petit florilège de Jacques

Epiphanie

« Debout ! Elle est venue ta lumière ! »

Les magemagess sont partis

ils ont emporté l’image d’une naissance

Un corps d’enfant sensible et vulnérable mais vivant et fort

une dignité, celle de fils de Dieu

un avenir, une humanité relevée par la fraternité et l’amour

Ils avaient donné l’or, la myrrhe et l’encens

Ils emportaient la paix et la lumière

Père ton Fils a manifesté à tous les hommes ta présence parmi nous.

Jacques Mérienne -Janvier 2014

Prière de louange

Père,

Dans la crèche où est né ton Fils :

célébation Noël 2012Nous contemplons la beauté : celle d’un nouveau-né, celle d’une nouvelle mère, celle d’un homme qui va grandir et vivre et aimer, celle d’une femme qui va encore grandir, et vivre et aimer.

Nous contemplons tout ce que Dieu peut nous montrer de lui, qui est visible dans un enfant si petit, si humble, si fragile, si vivant, si joyeux, si lumineux, si heureux. De Dieu, il sera désormais le visage, la parole, et le souffle.

Il aura sur chacun de ceux qu’il va croiser un regard juste, un regard pur, un regard qui force le respect et qui libère des servitudes, des mensonges, et des exils. Mais alors Dieu nous ressemble tant qu’on a du mal à le croire. C’est comme s’il était l’un de nous.

Pour le croire il faudra que nous parvenions à nous aimer nous-mêmes, à nous aimer les uns les autres comme il nous a aimé.

Jacques Merienne – Noël 2012

 

Puisque tu nous as donné ton fils, avons-nous encore besoin de toi ? Quand on a le fils, a-t-on encore besoin du père ?
Oui, nous avons à t’entendre parler de nous :

.- Notre société vit un temps d’arrêt, d’incertitude
mais, au cœur de la nuit, nous pouvons entendre : « n’ayez pas peur »,
nous pouvons voir une lumière.
La vie actuelle peut apporter le meilleur ou le pire, rien n’est écrit d’avance.
Et Tu dis de nous : ce peuple est mon désir !

– Tous ces matins qui n’arrivent pas à secouer leur nuit,

barqueTous ces frères étrangers broyés par nos lois égoïstes
Sans parler des souffrances dont nous cinglons les faibles,
ou les obscures douleurs que nous nous octroyons à nous-mêmes,
Et Tu dis de nous : j’ai relevé ce peuple de la ruine !

– Nous découvrons que nous pouvons faire confiance
à celui qui nous révèle notre capacité d’amour, de justice et de lumière…
Si nous savons contempler et reconnaître cette lumière en nous et dans l’autre, quel qu’il soit…
Si nous acceptons cette paternité qui nous est confiée.
Et Tu dis de nous : ce peuple est mon plaisir !

– Père, Avec la louange de ton fils accueille la nôtre
Avec les vivants d’en haut et les vivants d’en bas
De tous les lieux, de tous les temps
De tous les sommets, et de toutes les bases
De ceux qui arrivent et de ceux qui partent
avec toute l’Église du ciel et de la terre
Nous chantons l’hymne de ta gloire te sans fin nous proclamons :
Saint saint saint !

Jacques Mérienne – Extraits Noêl 2009

 

L’aumône, la prière et le jeune (Mat 6 1-18)

« Ton Père voit ce que tu fais en secret ». Cette chambre secrète, c’est nous-mêmes, c’est notre vie intérieure.

Le cœur de notre foi c’est que le commandement d’aimer Dieu seul s’incarne en nous dans l’amour du prochain. On passe d’un amour de Dieu qui est extérieur à un amour du prochain qui vient de l’intérieur, qui vient de nous. Nous sommes l’amour de Dieu pour les autres, rien que cela ! Et le prochain, c’est celui qui a besoin, besoins de nous. Besoin de ce qu’il faut pour vivre, ou besoin de vivre « en homme ». Aider les hommes à vivre en hommes… en une seule famille humaine.

Cela va jusqu’à dire que le prochain c’est tous les hommes ! L’amour de Dieu qui passe par nous est d’emblée universel.

Ceux qui vont mourir si on les renvoie dans leur pays

                      Jacques Mérienne -Mars 2011

Tags from the story
,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *