Je peux tout en celui qui me donne la force

Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.

Dimanche, 15 octobre 2017

PREMIÈRE LECTURE « Le Seigneur préparera un festin ;
il essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 6-10a)
PSAUME (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)
J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours 
DEUXIÈME LECTURE  (Ph 4, 12-14.19-20)
« Je peux tout en celui qui me donne la force »
ÉVANGILE (Mt 22, 1-14)
« Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce »

MOT D’ACCUEIL

 

Bienvenue à tous, aux fidèles de la communauté comme aux amis de passage…
L’heure est venue, ne nous dérobons pas à l’appel,
nous sommes convoqués sur la montagne sainte pour un temps de grâce.

La prophétie d’Isaïe se conjugue au présent.

Venons refaire nos forces au festin préparé pour nous,
quittons nos robes de tristesse et entrons dans la célébration
au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !

Alain Clément

COMMENTAIRE

Les sacrifices de l’Ancien Testament sont conçus comme des offrandes,
construites et pensées comme un repas.
Les hommes offrent à Dieu un repas sous différentes formes pour dire
leur acceptation du rôle de Dieu comme créateur et maître de l’univers.

Ces offrandes disent aussi le remerciement des hommes à Dieu
pour tout ce qu’ils reçoivent de la divinité, source de vie.
Tout ce que l’on offre à Dieu ce sont des biens consommables, mangeables.

Il y a donc d’une part reconnaissance du rôle
éminent et transcendant de Dieu
mais d’autre part, partage du repas
et instauration d’une réelle familiarité et communion,
d’une complicité entre les partenaires.
La participation commune à la table
crée ainsi familiarité et transcendance.

Et voici que dans le texte d’Isaïe les rôles sont inversés :
ce n’est pas l’homme qui offre des offrandes à Dieu,
c’est Dieu qui offre le repas aux hommes.

A tous les peuples.
Mais c’est une annonce.

Et voici que dans la parabole de l’évangile,
l’annonce se réalise, elle est à l’œuvre.
Le repas destiné d’abord aux invités, aux gens bien,
est finalement offert à tous ceux que l’on trouve,
ces gens qui ne sont rien, bons et mauvais.

La promesse d’Isaïe dépasse ce que l’on pouvait imaginer ;
l’ouverture, l’accueil au banquet est intégral et vraiment universel.
Image et reflet de ce que les célébrations eucharistiques des disciples du Christ,
les communautés chrétiennes, doivent signifier, dire et faire.

On est loin du compte.

Jesús Asurmendi

 

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Dieu notre Père nous voici réunis à ton invitation autour de la table de ton fils.
Oui c’est toi qui nous appelles pour le banquet des noces, pour le banquet de fête.
Toi que nous reconnaissons comme notre origine, comme la source de tout ce qui est.
Toi notre destinée ultime, notre point d’arrivée. Toi, l’Alpha et l’Omega.
Et parce que nous le reconnaissons, nous voulons te remercier.
Pour ce monde, pour cette création qui dans nos contrées s’habille actuellement
dans une gamme sans fin d’or, d’ocre et rouge qui nous enchante et nous ravit.
Invités à ce banquet, nous réalisons à quel point nous faisons partie des gens de rien,
de toutes les nations, de cette foule de bons et de mauvais,
qui marchent sur des chemins sans trop savoir ni où ni comment.

Et nous te remercions surtout pour ton Fils, notre Seigneur Jésus
qui nous a fait voir jusqu’à quel point ton invitation est destinée à tous,
juifs et grecs, colleteurs d’impôts et prostituées, petits-enfants et vieux endurcis.
Oui en Lui nous te voyons et nous t’entendons.

Pour lui et par lui nous te remercions et nous te chantons.

La table que ton fils nous a préparée n’a pas de prix, mais elle a un coût.
Le coût du don total. UN don, une offrande qui l’a conduit jusqu’à la mort.
Et pas n’importe laquelle, jusqu’à l’exécution des esclaves, la crucifixion.
En le ressuscitant par ton Esprit tu as montré
que derrière l’apparent échec de sa vie et de sa mission
il avait raison car il est devenu les prémices, le premier de toutes les créatures.
Que ce même Esprit fasse de ces offrandes que nous t’apportons,
ce pain et ce vin, simples et humbles, les signes visibles
de son corps et de son sang, le corps et le sang du Christ.

Cette table, ce repas, c’est le repas du mémorial de ton Fils, notre Seigneur.
Mémorial qui actualise sa vie, sa mort et sa résurrection
et nous donne raison et force pour l’attendre dans la joie de l’espérance.

Participer au banquet auquel tu nous invites,
manger le repas du Seigneur engage, nous engage à partager avec d’autres,
à répercuter ton appel, à étendre ton invitation, à être les porte-voix de ton invitation.

C’est pourquoi nous te demandons
que ton Esprit fasse de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur
un seul corps et un seul esprit, le Corps du Christ.

Une Eglise de chemins, des autoroutes, des carrefours, des périphéries
pour y être un refuge de paix et de joie pour les voyageurs, touristes et promeneurs,
vagabonds, sdf et autres chercheurs.

Nous te prions pour les vivants et pour les morts.

Jesús Asurmendi

MOT D’ENVOI

La maison du Seigneur, c’est ici dans cette église mais pas seulement.
C’est en fait partout où l’un d’entre nous fait vivre l’Esprit et la Parole.

Habiter la maison du Seigneur au sens du psaume 22,
n’est-ce pas d’abord le laisser habiter nos vies.

Il faut maintenant redescendre vers l’ordinaire de nos vies,
plaines ou chemins escarpés, ravins, abîmes peut-être,
mais forts d’une joyeuse espérance
qui nous aidera à franchir les obstacles et aller de l’avant…

Alain Clément

Tags from the story
, , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.