« Plus haut que le Ciel »

La Nuit Blanche 2016 à Saint-Merry est un pari aussi fou que les précédents ! Produire du sens à partir de l'émotion devant une œuvre.

Deux lectures de l’œuvre de Pedro Marzorati : l’une courte, pour les gens pressés, l’autre longue, pour entrer dans une interprétation possible.

Version courte

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Les « Âmes » dans la voûte, durant le montage

Pedro Marzorati est un plasticien argentin qui aime à détourner les codes artistiques, à créer des sursauts collectifs, à partager ses pulsions de vie. Ses installations utilisent les matériaux les plus divers et prennent comme enjeu les questions de société et de réchauffement climatique. À Saint-Merry, il fait dysfonctionner les symboliques habituelles de Babel, du Paradis, de l’âme.
« Plus haut que le Ciel » a des allures de sablier, les temps des mythes et de l’aujourd’hui s’y mêlent.

Une tour de Babel qui n’est pas construite en briques par des hommes voulant atteindre les cieux, mais faite de ces bancs et chaises qui invitent à s’asseoir et à se rassembler pour réfléchir et discuter, en montant le plus haut possible dans le plaisir de l’argumentation et de l’être ensemble.

Des vêtements, symboles de la vie, qui évoquent spontanément « nos Âmes », éprises de spiritualité. À moins d’y voir un monument érigé dans les airs en hommage aux victimes des attentats. Mais ne sont-ils pas plus encore le miroir de tous ceux qui lèvent les yeux à Saint-Merry, à l’image d’une humanité qui se réunit au-delà de ses différences ?

Une performance qui appelle à aller au-delà de nos incompréhensions et à sortir de la confusion, à approcher l’ « Au-delà », qu’il soit au plus haut ou au plus secret : le Ciel commence en chacun.

Version longue

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Vue de l’intérieur de la tour, le jour

Accéder à la version longue Voir et Dire >>>

Merci à : Anne, Marie-Antoinette, Nicole, Laurent, Youssef, Myriam, Luciane, Mercedes, Brigitte, Michèle, Jacqueline, Danielle, Léopold, Marie Thérèse, Barbara, Dany, Michel, Aline et Marie-José qui ont assuré la fabrication de l’œuvre;

Merci à tous les bénévoles du Centre Pastoral qui ont  accueilli les milliers de visiteurs.

Jean Deuzèmes

 

NB Le fait que les vêtements soient restés accrochée durant six semaines tient à la fois d’une expérimentation artistique et d’un conflit entre l’artiste appuyé par son conseil Ana Hata et Saint-Merry, qui  a éclaté le lendemain de la Nuit Blanche. Devant l’impossibilité à leur faire entendre raison, et par suite de comportements qui pouvaient ternir l’image de Saint-Merry,  Voir et Dire a été amené à retirer sa confiance à l’artiste  et à son agent.

 

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