Le Politique* interroge notre foi

Plutôt que de chercher de pieuses raisons de nous intéresser au politique, mettons-nous à son écoute : Jésus a été bouleversé par des situations « socio-politiques » (la multiplication des pains).
Le politique interpelle notre adhésion à la personne et au message de Jésus-Christ.

L’organisation de la Maison commune a sa place dans nos « pratiques » religieuses. Le bonheur de tous les habitants de la planète rejoint le message des Béatitudes : « Dieu heureux, avec nous » !
Le politique interroge l’intensité avec laquelle nous accueillons l’Incarnation.

Le politique est lieu d’exercice du pouvoir : comment le pratiquons nous dans nos communautés ? Quelle est la puissance que nous attribuons à Dieu ? Le politique est recherche du compromis : il interroge notre prétention à la Vérité et invite à respecter les choix d’une majorité dans une société. Cette Vérité serait-elle otage d’un camp (défense de la morale familiale) contre un autre (lutte pour la justice sociale) ?
Le politique interroge les « contenus », la cohérence de nos messages ainsi que nos manière de les proposer.

Puisque le politique a besoin d’horizons, traduisons à nos contemporains la « primitive tendresse » de Dieu qui invite à l’amour de tous. Partageons le désir de liberté voulu par Dieu pour les hommes, et privilégions la liberté de conscience. Eclairons le passage de Jésus par la croix, non pour vanter la souffrance mais faire du don un principe de vie sociale ?
Le politique interroge notre capacité à témoigner au jour le jour d’un Amour qui met debout.

  • J’utilise le terme LE politique en le distinguant, mais sans le séparer, de LA politique qui en est une expression.

Guy Aurenche

[Note de la rédaction] Dans ce contexte, rappelons le dernier ouvrage de Guy Aurenche : « Justice sur la terre comme au ciel » Ed Salvator

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