Dépassement des différences

Politiquement correct et christianisme

La défense des minorités est sacrée et le comme le rappelle le Christ : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mathieu 25,3) ». C’était aussi le but premier du « politiquement correct » mais qui à force de défendre les minorités, s’est peu à peu transformé en une formidable machine à se haïr soi et encore plus les autres. Il ne fait pas bon être un homme, blanc, hétérosexuel, bien portant et, pire encore, qui n’est pas dans le besoin.

Qu’importe si vous n’êtes ni macho, ni raciste et que vous soyez compatissant et prêt à aider votre prochain, le seul fait de ne pas appartenir à une minorité donc aux « victimes » fait de vous un oppresseur par définition et rend votre discours inaudible et votre avis suspect. Toute violence commise au nom des « victimes » devient acceptable, (cf les gilets jaunes tous les samedis). Désormais dans les médias, la valeur d’une personne n’est plus ni dans ses qualités intrinsèques ni dans ses actes mais dans son appartenance ou non à une minorité.

Le christianisme nous invite au dépassement de ces différences : « Il n’y a plus ni juif, ni esclave ni homme libre, ni homme, ni femme car vous êtes un en Jésus-Christ » (Paul aux Galates, 3, 28).

Cette parole est-elle encore audible ? La volonté de dépasser les clivages est-elle encore présente quand l’appartenance à un groupe prime sur notre appartenance à l’Humanité où à l’Église universelle ? Pourquoi cette tentation du repli ?

Xavier F.

Billet du dimanche 7 avril 2019

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