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Pour une théologie de l’air conditionné

Dans un petit livre qui fait écho à l’encyclique du pape François, Bruno Latour a proposé une théologie politique du changement climatique (Où atterrir ? Comment s’orienter en politique, 2017). Lors de mon dernier passage à Paris, dans le métro, j’ai aperçu une femme plongée dans sa lecture avec un air soucieux. Vous aussi peut-être l’avez déjà lu avec profit ? Fidèle de Saint-Merry, vous êtes aussi réceptif aux prières de l’Équipe Laudato si’. Ainsi vos lectures et votre pratique dominicale influencent-elles vos habitudes : fini le quatre-quatre diésel, moins de viande à chaque repas, etc. Quid du chauffage en hiver ? Il est relativement facile de baisser le chauffage et de mettre un gros pull de laine.

Mais que faire face aux étés parisiens de plus en plus chauds ? Se réfugier dans la fraicheur de Saint-Merry ? Songez-vous à investir dans un système d’air conditionné ? Que Dieu vous en garde, vous dira votre nouvelle conscience climatique, car cela augmente encore plus le réchauffement ! Mais les plus âgés d’entre nous suffoquent, rétorque notre piété filiale !

À Taiwan, pays tropical ou subtropical, il n’y a pratiquement pas de chauffage d’intérieur. En hiver, la température descend parfois en dessous de dix degrés, mais on patiente. En revanche, hiver comme été, la climatisation reste branchée un peu partout. Alors le gouvernement encourage les architectures plus aérées. Mais cela prend du temps de renouveler le parc immobilier. Or comme le disent François, Bruno et les autres, ça urge !

Paul J.

Billet du dimanche 17 février 2019

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