Pour « Vivre ensemble », chantons ensemble

Pentecôte approche… En face de cette date, qui n’a pas encore noté sur son agenda : « Nuit Sacrée à Saint-Merry, du dimanche 20 mai à 19 heures au lundi 21 mai à 7 heures du matin» ? Comme une incitation à y participer, voici le portrait de trois des dix-sept chorales qui viendront chanter toute une nuit afin de manifester notre volonté commune de « vivre ensemble ».


Chanter pour manifester le désir de « vivre ensemble »
Dans la première partie de la Nuit Sacrée, s’exprimeront les chorales inspirées des cinq traditions spirituelles qui en 2016 ont signé un manifeste dont les termes sont rappelés ci-après :
« Une montée des peurs entraîne dans la société une grave remise en cause du “vivre ensemble“. En particulier, elle se concrétise à la fois par un repli communautaire et un rejet de la religion du voisin. Face à cette dangereuse tendance à la négation de l’altérité qui participe au fondement de l’humanité, des communautés religieuses incluant des chrétiens, des juifs, des musulmans, des hindous et des bouddhistes ont posé ensemble, le 28 mai 2016, un acte fort de paix et de fraternité, de liberté et de responsabilité. [En créant une Nuit Sacrée] il s’agit de vivre un grand moment d’ouverture et de spiritualité par le langage du chant et de la musique, et d’affirmer ainsi que personne n’est propriétaire de la transcendance. Dans l’expression de la foi, il ne peut y avoir de place pour la violence. L’ennemi de l’homme, c’est l’ignorance et l’indifférence. La paix de demain passera par la rencontre et le dialogue entre les différentes traditions convictionnelles et leur action en faveur du bien commun ».

Cinq chorales de chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes seront suivies jusqu’au petit matin par une douzaine d’ensembles de chanteurs, musiciens et danseurs de différentes spiritualités, sensibilités, origines culturelles et expressions allant de la tradition à la modernité.

Portrait de trois chorales
Cette troisième édition de la Nuit Sacré renouvelle la quasi-totalité des chorales intervenues en 2016 et 2017 ; elles ont accepté d’être remplacées par d’autres qu’elles ont parfois suggérées.

1 – Chorale orthodoxe russe Izbor (ИЗБОР) – Créée en 2010, elle réunit des choristes amateurs russophones. Sa chef de chœur actuel, Olga Rusakova, a étudié la conduite de chœur au conservatoire d’Almaty (Kazakhstan) et de Novossibirsk (Sibérie, en Russie). Elle a enseigné à Krasnoyarsk (Sibérie) où elle a dirigé plusieurs chorales dont le chœur de l’église russe orthodoxe et a fondé le chœur des enfants et de la jeunesse. En France depuis trois ans, elle enseigne et dirige plusieurs chorales dont à Paris, le chœur Izbor et le chœur d’enfants de l’église orthodoxe russe des Trois-Saints-Docteurs et  à Brest, la chorale Viesna.

2 – Chorale de la synagogue Kehilat Gesher, seule synagogue libérale franco-anglophone à Paris et en région parisienne, et la seule à proposer des offices en anglais, en français et en hébreu. Kehilat Gesher est une communauté reposant sur la volonté de construire un pont entre deux langues – le français et l’anglais –, entre deux cultures – séfarade et ashkénaze –, ainsi qu’entre deux mondes : une vie moderne et un héritage spirituel traditionnel.
La chorale est constituée de chanteurs amateurs. Son répertoire puise dans l’univers de la musique religieuse juive du 13ème siècle à nos jours.
Depuis 2009, elle est dirigée par Thomas Macfarlane, chef de chœur, chef de chant, ténor et pianiste concertiste américain. Il a suivi des études musicales à la Juilliard School (New York) et mené une carrière internationale. De confession protestante, il dirige aussi la chorale de l’Église Protestante Unie des Batignolles, parfois en concert commun avec celle de la synagogue Kehilat Gesher.

3 – Soufis de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya. Spécialement venus du Maroc, cet ensemble de renommée internationale est porté par la Fondation al-Jamâl (la beauté) présidée par Moulay Moad Elkadiri. Il se compose de chanteurs spécialisés dans le Samâ’ (audition spirituelle). Le chant Soufi (qasîd) est un ensemble de poèmes et de chants composés par les plus grands saints de l’Islam à travers l’histoire. Ses thèmes tournent notamment autour de l’amour divin et de la beauté. Il se chante généralement en groupe dans les mosquées ou les confréries. Il mêle poésie mystique et musique. Il véhicule toujours des messages éducatifs. Aussi, il convient d’approfondir les récitatifs poétiques pour s’enrichir du dépôt sacré que le raccourci poétique est censé véhiculer. Le Maroc, héritier de l’Andalousie musulmane, a su conserver la tradition soufie de la zawiya, patrimoine méconnu, mais néanmoins majoritaire au Maghreb.

Michel Bourdeau,
chargé de la coordination de la Nuit Sacrée 2018

Au moment où cet article est publié, le programme de la Nuit Sacrée attend quelques précisions…
Dès sa sortie, vous le trouverez dans l’onglet <nuit sacrée> qui se situe à droite du menu horizontal en haut de la page d’ouverture du site saintmerry.org.

1 Comment

  • J’ai le plaisir de vous annoncer que j’interprèterai quelques unes de mes chansons au cours de la Nuit sacrée, de 00h35 à 01h05, en remplacement de mon ami Gaëtan Ziga qui a eu un empêchement. Je compte sur vous pour venir chanter avec moi !!! 🙂 <3 Voici l'une des chansons que j'ai prévu de reprendre avec le public : https://www.youtube.com/watch?v=V6Gw4ERtPv8

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