Ange ou démon ? homme ou femme? ©fc

Pourquoi rester ?

Comment répondre à celui qui m’interpelle ainsi au diapason des attaques fusant en ce moment contre l’Église et sa désastreuse gestion de la pédophilie J’aimerais une infinie délicatesse envers ce qui est heurté chez mon interlocuteur. Comment savoir à quel point il est touché ? Je souhaiterais toute la fermeté et toute la compétence nécessaires pour contribuer à ce que ces horreurs cessent et au moins les hypocrisies à ce sujet. Je voudrais du discernement pour ne pas me laisser piéger par les manipulations qui se mêlent à ces scandales. 

Mais la peur du scandale elle-même provoque doubles langages, surdité, aveuglement, peur de dire dans l’institution Église et nos assemblées. Pas seulement au sujet des viols de mineurs ! Quoi, la crainte des tensions et de disparaître l’emporterait ? Le Christ n’a-t-Il pas endossé, rejet et mort, « condition de malfaiteur » ? S’Il s’est fait scandale*c’est sans doute que ça suffit avec toutes nos peurs du scandale et de notre image ! Comment ne pas hurler nous aussi à l’idée qu’on puisse profiter du Christ et de la soi-disant protection de son Eglise pour risquer de nouveaux viols en déplaçant les abuseurs et autres manœuvres du même genre ?

Mais je crois que je ne quitterai le navire que le jour où j’aurai ôté de ma propre vie tout abus de pouvoir, tout manque de respect, toute peur de dire et d’entendre. Ce jour là, puisque cela ne saurait s’accomplir totalement ici-bas, je n’aurai plus besoin des autres ni de l’Evangile – qui n’a tellement rien à voir avec ces perversions – pour apprendre d’eux l’infini tact que chaque vie mérite. Et ça, je l’ai reçu de l’Eglise, en sa part messagèreQuant à sa part falsifiée, dénoncée par le pape lui-même, qui se souciera de sa disparition 

Alexandra

Billet du dimanche 16 septembre 2018

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