Encre de Chine, © J.Casaubon

Présence

« Fallait-il se réfugier dans une caverne, comme au Sinaï, pour surprendre dans le creux d’un silence un fin murmure plus audible que bourrasques et tempêtes ». Un poème de Jacqueline Casaubon

Fallait-il se réfugier
dans une caverne,
comme au Sinaï,
pour surprendre
dans le creux d’un silence
un fin murmure
plus audible que
bourrasques et tempêtes

Fallait-il, comme Jonas,
se faire avaler
par un monstre marin.
Renaître
dans son ventre maternel,
accepter de partir,
bon gré, mal gré
vers ce qui dérange.

Fallait-il avoir comme Marie
l’oreille assez fine
pour entendre
l’Annonce de la Parole.

Hier n’est plus.
Dieu ne parle plus.
Aurait-il disparu.

 Ou bien,
serait-il  là,
chaque fois qu’un visage
ne nous est pas indifférent.

Serait-il  là,
lorsque la clameur
du pauvre et du malheureux
fait germer de tous les continents
une véritable humanité.

Jacqueline Casaubon
Mai 2016

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