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Québec, la rentrée des chauffeurs

Qu’il fasse soleil, qu’il pleuve ou brouillasse, que la boue du printemps encrasse les pneus, qu’une neige collante couvre les routes, que le verglas les rende glissantes ou que la poudrerie bouche l’horizon, par 25° ou – 35, ils roulent, les bus de ramassage scolaire des villages québécois.

Ces longs tubes jaunes identifiés “écoliers“, sillonnent routes et chemins de 6h à 9h puis de 15h à 18h. Ils récoltent les enfants devant chez eux, aussi reculée que soit leur maison, les bringuebalent jusqu’à l’école puis les ramènent à domicile, la classe terminée.

Chaque fois que le bus s’arrête pour cueillir ou rapatrier un écolier, toute la circulation se fige dans les deux sens car certains enfants doivent traverser la route. Alors, il y a des heures où il vaut mieux rester où l’on est si l’on ne veut pas rester bloqué… en rase campagne !

À l’intérieur, il y a les turbulents et les sages, les enfants prodiges et les cancres, ceux qui révisent leurs leçons et ceux qui espèrent que la maîtresse sera malade.

Les hommes et les femmes qui les conduisent, partagent des éclats de rire ou essuient des larmes. La plupart sont des retraités, grands pères, grand-mères. Tous sont des lève-tôt, sobres, experts de la géographie locale, ponctuels, capables de bichonner leur machine et d’endosser l’énorme responsabilité de transporter des enfants. Hommage à ces gens de talent ! Ils doivent prier souvent ! Et, grâce à eux, les parents prient aussi pour que tout se passe bien. Moi, je vous le dis, ils iront direct au paradis.

Joëlle C.

Billet du dimanche 22 septembre 2019

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