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Questions d’avenir

Ayant travaillé pour le diocèse, j’ai vu combien la peur d’une « panne de la transmission » amenait les autorités à vouloir faire bloc. Comment cela va-t-il évoluer avec notre nouvel évêque, ancien médecin qui se réfère volontiers à son rêve de devenir curé de campagne ? Je pense au milieu rural, là où c’est parfois le désert, là où il n’y a souvent pas plus le choix du type de soin que du clocher. Les prêtres comme les mé-decins qui y sont très isolés, peuvent s’enfermer en position d’uniques sachants…
Mais je veux faire confiance et accueillir notre nouveau pasteur. Et j’espère qu’il saura être garant de l’unité du foisonnement parisien sans vouloir l’uniformité ; qu’il encouragera les différentes écoutes de l’Évangile que nous tentons de faire dialoguer à Saint-Merry. Mais comment le pourra-t-il si nous ne sommes pas nous-mêmes à l’écoute des questions portées par d’autres dont les pratiques nous dérangent ? Je nous espère ainsi ouverts et simultanément fidèles aux intuitions fondatrices du Centre Pastoral : celles qui nous inspirent de refuser de partir en campagne contre nos contemporains, de résister aux replis identitaires et nous invitent à prendre soin du meilleur de ce qui émerge aujourd’hui, pour nous laisser inventer par la Parole vive. Sans prétention. Juste à notre mesure et au risque de maladresses. Résistons à la tentation de la lutte du type « croyants des villes contre croyants des champs ». Aidons notre nouveau pasteur à résister à l’éventuelle tenta-tion de ne vouloir voir qu’une seule tête sous sa houlette…

Alexandra

Billet du dimanche 14 janvier 2018

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