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Qui suis-je pour juger ?

D’un côté on vous demande du discernement, de l’autre de ne pas juger… pas simple ! Le jugement est un sport national que je pratique à haut niveau. Aucun mérite à cela je suis tombée dedans petite. Chaque année je prends la résolution d’arrêter, chaque année je me rends compte de l’ampleur du challenge. Et je me juge de juger, presque aussi fort que je juge ceux qui jugent, sans parler de ceux qui me jugent ! Je me rassure par une jésuiterie du genre : juger l’acte, oui, juger la personne, non. Parfois cela me paraît juste, d’autres fois bien hypocrite.

Mais je me soigne ! Avec la Communication Non Violente initiée par le psychologue Marshall Rosenberg qui propose de ne pas juger nos jugements et invite à écouter les besoins-sources dont ils sont les signes – sécurité, liens, reconnaissance, sens… – à comprendre à quel point nous confondons souvent nos stratégies – conflits, recherche de telle chose, de tel comportement de la part des autres – avec nos besoins de fond. Le piège serait de rester en surplomb ou de rendre l’autre responsable de nos ressentis.

La CNV propose d’oser dire nos besoins cachés sous ces ressentis ou jugements et de les transformer en vraies demandes. Partager au lieu d’exiger. Si l’autre répond non, chercher comment nourrir ce besoin autrement. Sacré travail de déformatage !

Le rodage est souvent maladroit surtout quand on se met à brandir des besoins à tout-va. Mais lassée de mes « Arrête de juger », je me laisse interpeller par l’appel du formateur Thomas d’Ansembourg, Cessez d’être gentil, soyez vrai !, que j’ai envie de partager en écho à « Amour et vérité se rencontrent » du Ps 84. Ouf, ce n’est pas incompatible !

Alexandra

Billet du dimanche 10 juin 2018

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