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« Qui veut être le premier, qu’il soit votre esclave »

nos frères d’il y a 2000 ans, le pouvoir est souvent recherché comme solution à la peur et à la perte de repères. Et le Christ nous dit que cela nous mène à notre propre perte si nous ne passons pas du pouvoir au service en en nous laissant transformer par le don qu’il nous a fait de sa parole et de sa vie.

18 octobre 2015
29ème dimanche du Temps Ordinaire
Année A

Lectures
1ère lecture : « S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours » (Is 53, 10-11)
2ème lecture : « Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce » (He 4, 14-16)
Evangile : « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)

    Jésus leur dit :
« Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Mc 10, 42-45)

Mot d’accueil :

Bonjours à tous, vous qui êtes de passage   et vous qui avez l’habitude de venir ici, aujourd’hui. Nous commencerons par écouter l’évangile de Marc qui sera suivi d’un texte d’Isaïe
Nous verrons que; comme les apôtres, nos frères d’il y a 2000 ans, le pouvoir est souvent recherché comme solution à la peur et à la perte de repères. Et le Christ nous dit que cela nous mène à notre propre perte si nous ne passons pas du pouvoir au service en en nous laissant transformer par le don qu’il nous a fait de sa parole et de sa vie.
N’est-ce pas le même changement de paradigme que nous propose Isaïe dans le texte du serviteur souffrant quand il dit que par la réconciliation, la souffrance qui broie l’esclave redevient lumière et connaissance de  la vraie vie. C’est énorme non ?
C’est un bon programme pour chacun de nous et pour notre communauté.
Nous savons que dans la Bible, le sacrifice n’est pas un acte magique, il vient célébrer l’acte de réconciliation. Maintenant, il n’y a plus qu’à  y aller…Célébrons, par l’eucharistie,  la parole et la vie du Christ et laissons-nous transformer par elles.

Michel Metzger

A propos des lectures du dimanche 18 Octobre 2015

Nous sommes tous un tissu de contradictions.  Vous et moi, chacun de nous et tous ensemble.
Voyez le pape. Deux titres lui sont donnés traditionnellement : Servus servorum Dei (serviteur des serviteurs de Dieu) et Souverain Pontife. Nous naviguons entre les pôles. Comme un aimant le pouvoir nous attire. Nous sommes irrémédiablement mus par le goût du pouvoir. Peu importe qu’il soit petit, éphémère, voire ridicule.
En même temps, chrétiens que nous nous disons et que nous essayons d’être, le service est incontournable. Comment passer du pouvoir au service ? La question est valable, au moins en principe, dans toutes les sphères de la société. Structurés par cette contradiction comme tout le monde, avons-nous un ressort particulier pour transformer le désir du pouvoir en service vivifiant ?
Qui nous fera passer du pouvoir sur l’autre au service du frère ?
Le Christ. Tout simplement. En le suivant sur son chemin. Non pas comme Jean et Jacques, et les autres, en traînant sur le chemin, aveuglés par le pouvoir et la gloriole.
En suivant le Christ sur son chemin, en écoutant les autres, en écoutant La Parole et en faisant. Comme Lui.
Et le chemin est long et lent. Et il faut se mettre en route chaque jour. Matin et soir. C’est le prix de la vie.

Jésus Asurmendi

 

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Nous voici Dieu notre Père ensemble pour répondre à ton invitation. Oui nous sommes heureux d’être réunis pour te rendre grâces.
Tu nous as confié la création toute entière pour que nous en prenions soin, pour cheminer avec elle. Nous t’en remercions infiniment. Car c’est une très belle tâche. Nous te remercions pour tous ces hommes et ces femmes qui ici ou là s’occupent efficacement de la planète, notre maison commune réparant et corrigeant nos erreurs, nos défaillances, nos fautes.
Nous te remercions aussi pour ceux ouvrent et trouvent des solutions nouvelles permettant un respect de plus en plus grand de la terre, de l’environnement, de la vie.
Nous te rendons grâces pour ceux qui servent ainsi et autrement leurs frères, en se dépouillant réellement du pouvoir et des pouvoirs et en se mettant réellement, honnêtement au service de tous.
Et nous te remercions en conséquence pour le premier de tous, celui qui est devenu notre maître et Seigneur, Jésus ton Fils, Le Serviteur. Pour Lui et par lui nous te louons et nous te chantons.

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Voici ce qui a été le chemin du Serviteur : Passer du pouvoir au service. Ce ne fut pas facile pour lui non plus. Il a eu des moments de doute et de fatigue. Les tentations ne lui ont pas manqué, le pouvoir aussi a essayé de le séduire. Mais il est allé jusqu’au bout. Il en est sorti vainqueur par la force de ton Esprit. C’est pourquoi nous te demandons aussi aujourd’hui que ton Esprit le fasse présent parmi nous, qu’il fasse de ce pain et de ce vin les signes de sa présence vivante, les signes de son corps et de son sang.

Effectivement nous faisons son mémorial. Nous proclamons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection et nous attendons que tu viennes.

Le suivre sur le chemin. Long chemin. En passant lentement mais sûrement du pouvoir sur les autres au service de tous. Nous avons de quoi le faire. Nous avons Ta Parole, nous avons Ta Table. Que l’Esprit fasse de tous ceux qui partagent Ta Parole et le repas du Seigneur un seul corps le Corps du Christ. Une Eglise qui gère pour servir, non pas pour se perpétuer, pour avoir une place au soleil, pour être parmi les grands. Une Eglise, une communauté comme la nôtre séduite par le service humble et efficace, honnête et joyeux.
N’oublie pas Seigneur ceux qui sont réunis en Synode à Rome. Pense plutôt au « serviteur des serviteurs de Dieu » qu’au Souverain Pontife. Fortifie la foi et la joie de tous tes serviteurs.
N’oublie pas les victimes des guerres et injustices en tout genre.
Ne sois pas sourd à leurs cris, comme tu l’as promis.

Jésus Asurmendi

 

 

Mot d’envoi :
Forts du partage de la vie du christ, nous pouvons partir, sans peur, sur les chemins de réconciliation qui nous sont ouverts.
Mettre la main sur l’épaule de son proche a déjà été un pas, d’autres plus difficiles sont devant nous.
N’ayons pas peur de servir, même quand nous ne voyons pas d’issue à la réconciliation, dans et avec le christ nous savons que c’est possible. Il nous dit qu’on n’en meurt pas et que, au contraire, c’est la vie.
Alors : Bonne semaine à tous.

Michel Metzger

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