Giotto. Création de la femme Campanile de Florence. ©fc

Qu’un homme !

L’an dernier j’ai été sollicité pour faire partie de l’équipe du « Billet ». Comme je ne suis pas une femme – personne n’est parfait – ma candidature n’a pas été validée. Il n’y avait pas assez de femmes. Ah la parité ! Bref, me revoilà et pourtant, je n’ai pas changé de sexe, ça, je peux vous l’assurer.

Trop de femmes, trop d’hommes, pourquoi ces différences, ne sommes-nous pas tous enfants du Bon Dieu ? Même saint Paul nous enseigne dans l’épître aux Galates qu’il n’y a plus d’hommes, plus de femmes … c’est vous dire.

Jusqu’en 1945, le motif invoqué par certains rad’socs* pour empêcher le vote de nos compagnes était qu’elles allaient voter … comme le curé ! Depuis ça n’a pas l’air de marcher plus mal (même si ça ne va pas beaucoup mieux). Mais le nombre de curés a beaucoup baissé !

Jésus ne fut-il pas entouré de femmes, au pied de la croix. On ne signale qu’un homme (Jean ?), les autres apôtres s’étaient évaporés (évidement, comme moi, les apôtres n’étaient que des hommes). Marie Madeleine ne fut-elle pas la première informée de la résurrection ?

Alors à quand la parité intégrale dans l’Eglise ? Mais nous, nous serons morts, ma sœur, mon frère !

Autres temps, autres mœurs, disait ma grand-mère ! Toutes ces attitudes ne remontent-elles pas à la nuit des temps, au temps du « cléricalisme » ? À des civilisations par chez nous disparues … enfin presque. `

*Radicaux Socialistes d’avant-guerre

François Desbruyères

Billet du dimanche 28 octobre 2018

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