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Reconstruire !

Notre-Dame, la cathédrale par excellence, flambe et l’émotion est universelle. Mais il y a aussi, au niveau local, les paroisses qui traversent en silence une crise structurelle. L’organisation millénaire de l’Église catholique qui repose sur le maillage territorial des paroisses, n’est plus adaptée, suite à l’effondrement numérique du clergé, et risque de créer un véritable désert spirituel dans la « France périphérique ».

Dans la foulée du concile Vatican II, qui a donné toute sa place à la notion de peuple de Dieu, on a bien tenté de donner aux laïcs des responsabilités mais le poids de la hiérarchie ecclésiastique et une certaine passivité des fidèles ont freiné cette évolution.

Néanmoins, des laïcs ont cherché à être plus actifs et ont créé des groupes « affinitaires », c’est-à-dire réunis par une intuition spirituelle ou pastorale commune. C’est un peu ce que nous vivons à Saint-Merry… Mais non sans difficultés, ni tensions, au point parfois de nous laisser tenter par le désespoir ou le découragement.

Comment faire reconnaitre pour l’Eglise la fécondité d’un véritable pluralisme ? Communautés et paroisses peuvent très bien se compléter pour permettre une expression de tous les charismes et sensibilités spirituelles.

Peu de temps après la catastrophe de Notre-Dame, un élan immense s’est levé pour reconstruire la cathédrale… Pouvons-nous oser, en ce jour de Pâques, une espérance semblable pour notre Église ? Ensemble, nous parviendrons à concilier universalité et diversité des expressions de la Foi !

Isabelle L.

billet du dimanche de Pâques 2019

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