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Regarder le ciel : de Turner à Erlich. Œuvres du 24 mai

Artistes du jour. De William Turner (1781-1851) à Leandro Ehrlich (né en 1973)

Actes des Apôtres 1, 1-11

Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait,
voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent :
« Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? 
»

Étrange question des deux anges, tel un appel à la responsabilité. Mais n’est-elle pas aussi étrange pour tous ceux qui ont vécu le confinement, pour qui regarder le ciel était une échappatoire de liberté, voire une condition de leur survie mentale ?

D’Abraham à Van Gogh…

Mais quelle différence de ton avec le texte de Gn15.05 ! « Puis [Dieu] fit sortir [Abraham] et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! »

Abraham vit peut-être ce spectacle.

Ciel nocturne

Les contextes des deux citations bibliques sont différents, regarder n’a pas le même sens, le sens du ciel non plus. Dans le premier,  il s’agit d’un ciel, probablement de jour,  vidé de sa surprise, où il n’y aurait rien à voir immédiatement ; dans le second, d’un ciel, certainement de nuit, plein, fascinant et immédiatement beau, plus grand que tout. C’est celui-ci qui ouvre à la beauté dans la photo contemporaine (voir  Les nocturnes Juliette Agnel), Arles 2018), la vidéo ou la peinture.

Vincent Van Gogh, Nuit étoilée, 72×92 cm. 1888

Van Gogh, peintre mystique, a donné du ciel de nombreuses représentations, de jour et de nuit, le soleil étant la figure du Christ, image impossible à peindre pour un bon calviniste, le Ciel étant l’ouverture vers l’infini. Dans Nuit étoilée, 1888, (Musée d’Orsay, 72×92 cm), il peint depuis la fameuse maison jaune qu’il a louée à Arles. Il voit une nuit « encore plus richement colorée que le jour », mêlée aux lumières de la ville. Un an plus tard, il interprète le même thème, mais vu depuis sa chambre dans l’asile du monastère Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence, à un an de sa mort. La lune y est traitée de la même manière que le soleil dans son célèbre tableau Le Semeur au soleil couchant, qui est considéré comme la représentation symbolique, et très particulière, de la Résurrection.

Vincent Van Gogh, Nuit étoilée. 1889

Il y a 556 occurrences du mot Ciel dans la Bible, dont 65 dans les quatre premiers livres de la Torah. C’est dire si le mot est important ; on s’y attendait un peu. Dans les arts, il en va de même, le Ciel est présent lui aussi, largement et différemment, soit comme fond de tableau ou participant du sujet— on imagine mal une marine ou un paysage sans un traitement accordé à l’évènement du ciel—, soit comme sujet même du tableau, ainsi dans les œuvres analysées dans la présente chronique.

Dans l’art religieux byzantin et gothique, il apparaît selon une teinte uniforme, jaune, blanche ou bleue, ou en fond doré. La Renaissance passa aux premiers essais d’imitation de la nature. Mais, c’est au XVIIe siècle, lors de l’Âge d’or hollandais que fut recherchée la perfection dans le rendu des ciels. Les nuages firent même l’objet d’études par les artistes.

À la même époque, l’âge classique français, les commandes se multiplient auprès des plus grands maîtres français pour les églises. Le musée Carnavalet  a ainsi réalisé une grande rétrospective en 2012 « Les couleurs du ciel, peintures des églises de Paris au XVIIe siècle »

Voir la vidéo présentant « Les couleurs du ciel, peintures des églises de Paris au XVIIe siècle ». 2012

Plus particulièrement, Nicolas Poussin (1595-1665) , surnommé le « peintre des gens d’esprit » a marqué ses tableaux religieux, mythologiques ou de paysage  de sa vision lumineuse des ciels romains qu’il admirait durant ses longs séjours à Rome (écouter conférence de Dominique Ponnau ). Claude Gellé dit Le Lorrain (1600-1682) dont les constructions intégraient la présence du soleil, très difficile à traiter en peinture et notamment pour l’éblouissement qu’il provoque, se singularise par l’admirable distribution de la lumière (Embarquement de la reine de Saba).

Ces deux grands peintres sont de ceux qui suscitèrent l’admiration de Turner.

William Turner (en écho à Goethe)

William Turner. Lumière et couleur (La théorie de Goethe). Le matin après de déluge, Moïse écrivant la Genèse, 1843. Huile sur toile, 78,5 x 78,5

Le chef d’œuvre de William Turner (1775-1851) Lumière et couleur (La théorie de Goethe). Le matin après de déluge, Moïse écrivant la Genèse, 1843. Huile sur toile, 78,5 x 78,5, que l’on peut voir à la Tate Gallery de Londres fait partie des œuvres du dernier Turner, dont le titre sonne étrangement puisqu’il mêle un sens métaphysique et un débat scientifique. Mais ce tableau doit être perçu avec son pendant : Ombre, obscurité. Le soir du déluge. 1843. Huile sur toile, 78,5 x 78 toujours à la Tate Gallery de Londres. Les deux transforment radicalement la vision des ciels alors que le peintre avait commencé avec une certaine vision propre au Romantisme anglais.

William Turner. Ombre, obscurité. Le soir du déluge. 1843. Huile sur toile, 78,5 x 78

Le tableau Lumière et couleur (La théorie de Goethe) où le jaune, la couleur de la création selon Turner, est dominant  inscrit un cercle, ou une sphère, dans un carré. Trois coins combinent le rouge, le quatrième, en haut à droite, laisse percevoir le bleu (plus froid) de l’arc-en-ciel, signe de l’alliance.

William Turner. Lumière et couleur (La théorie de Goethe). Détail

Dans le vortex, puissance de lumières, un homme tournant le dos écrit la Genèse : Moïse. Au centre même du tableau, à terre, le serpent d’airain qui, planté telle la figure de crucifixion, guérissait le peuple quand il levait les yeux vers lui. Mais ses contorsions peintes forment, ici, le symbole de l’infini.  Autour, sortant du magma de couleurs, les gouttelettes ne sont autres que des têtes d’humain. Elles symbolisent le temps cyclique. Moïse est tourné vers la source de la lumière et l’artiste la traque. Il peint la création, non pas le Big Bang, mais plutôt une Genèse au sens de l’Évangile de Jean[1]. Il y a cependant du chaos de lumière dans cette toile, savamment organisée. Le soleil, c’est Dieu aurait dit Turner sur son lit de mort. La couleur est traitée comme une matière. Le peintre manifeste son anxiété et se fait métaphysicien. Rothko disait des ciels de Turner « Il m’a tout piqué. »

La longueur et l’intitulé du titre intriguent. En effet, ce tableau est aussi une réponse visuelle à la « Théorie des couleurs » de Goethe (1749-1832), une recherche que celui-ci a pensée durant 20 ans et publiée en 1810 en réponse à la démonstration d’Isaac Newton (1643-1727). Ce savant, en faisant passer la lumière dans un prisme, la décomposait en faisceaux de couleurs différentes qui pouvaient se recomposer en lumière blanche par un autre prisme. La couleur était donc issue de la lumière. Newton, le scientifique rationnel, modèle de l’homme des « Lumières », se voyait reprocher par les romantiques de désenchanter le monde. Goethe réfuta la théorie de Newton en prétendant que les couleurs naissent de la rencontre entre l’ombre et la lumière. Si cette affirmation est peu scientifique, elle permet de comprendre les effets  de la couleur sur la vision, en termes  de conséquences émotionnelles et psychiques. Pour sa démonstration, ou plutôt en support de ses idées, il fabriqua un cercle  chromatique classant les couleurs  en couleurs positives (jaune, orange, rouge) et claires suggérant le bonheur, la gaité, la joie, la chaleur et en couleurs froides (bleu, pourpre, violet) et sombres inspirant la tristesse, la mélancolie.

Goethe. Cercle chromatique. Dessin. 1810

Cette analyse trouva des résonances dans la vision de Turner qui utilisait ces effets depuis longtemps, mais réfutait les analogies trop strictes et mit en garde contre les excès d’un symbolisme chromatique, notamment la portée du jaune. Les recherches de Goethe et le jeu des harmoniques de couleurs inspirèrent de nombreux romantiques sensibles aux cultes du paysage (sauvage et mystérieux) et du moi (l’inconscient, l’irrationnel, l’imaginaire), mais aussi bien d’autres artistes, tel Klee.

Retour vers Jérôme Bosch

L’œuvre de Tuner invite à revenir sur la composition de  Visions de l’au-delà  ou  Le paradis et l’enfer  (ca 1505-1515), ce chef d’œuvre de Jérôme Bosch que l’on peut admirer à la Galleria dell’Academia de Venise : quatre panneaux de  89 x 39 cm se regroupant en deux paires, dont l’une représente le chemin vers le paradis et l’autre le chemin vers l’enfer.

Jérôme Bosch. Visions de l’au-delà. ca 1505-1515

Le panneau de la montée des bienheureux vers l’empyrée (la partie la plus élevée du ciel où siégeaient mythologiquement les dieux) montre des anges volant et  portant l’âme des justes vers le séjour divin, figuré sous la forme très originale d’un tunnel dont on entrevoit l’extrémité lumineuse.

Jérôme Bosch. Détail. La montée des bienheureux vers l’empyrée

Certains l’interprètent comme la traduction visuelle d’une expérience de mort imminente vécue par l’artiste. L’ange accueillant les bienheureux au bout du tunnel est diaphane. Bosch a travaillé comme Turner ensuite sur la question de l’éblouissement en peinture. Avec lui, tout est plus figuratif et précis ; il use de la spirale bleue (froid), alors que l’artiste anglais transforme le ciel jaune (chaud) en chaos de lumière.

Le ciel contemporain : l’illusion selon Leandro Erlich

Leandro Erlich. Sous le ciel. Vidéo 2018

Du 12 janvier au 18 février 2018, le magasin Le Bon Marché donna carte blanche à l’artiste argentin pour créer des œuvres à l’échelle de ce bâtiment fermé sur lui-même. En effet, le luxe va de pair avec l’art contemporain de manière croissante. Les grands collectionneurs et leur fondation, les grands musées privés (cf. Vuitton, Pinault), les lieux de ventes aux enchères, les artistes cotés et leurs œuvres sont intégrés dans le système de vente du luxe[2]. Les œuvres servent de cadre, contribuent à l’ambiance de raffinement et à la surprise des objets rendus hyper séduisants pour mieux les vendre. On peut regretter cette porosité entre la consommation et l’art, qu’avait dénoncée un Andy Warhol et qu’utilisent des cyniques comme Ai Weiwei.

Leandro Ehrlich. Sous le ciel. Le Bon marché 2018

Leandro Erlich était connu pour sa veine illusionniste, la fameuse piscine dans laquelle le public est à la fois dessus ou dessous, avec une vision trouble et des sons étouffés.
Pour Le Bon Marché, l’artiste a proposé quatre œuvres, dont deux monumentales très réussies (les escalators et le plafond).

« Perturber la perception de l’environnement n’est pas un but en soi, je cherche plutôt à ce que le public se demande si ce qu’il voit est réel ou non. (…) Un réflexe primitif nous pousse à distinguer le vrai du faux, de l’artificiel. Mais la réalité est une construction humaine.” (Document de la visite)

C’était au plafond du magasin que se jouait la partie la plus onirique : des nuages défilaient et dessinaient des objets imaginaires, des continents, des grains de café, puis étaient occultés par des volets coulissant sous la verrière. Ce n’était pas la réalité, mais un film !

« Nous rêvons, nous voyons des choses qui n’existent pas dans le ciel, nous devenons presque propriétaires des nuages […] J’ai envie de poser des questions sur ce qui paraît ordinaire. On est enfermé dans une façon de voir les choses que l’on pense être rigide. Je veux montrer que l’on peut imaginer d’autres formes, qu’une transformation est possible. C’est une matérialisation de l’utopie. » (Document de la visite)

Dans ce temple de la consommation, l’œuvre de Erlich Sous le ciel possédait paradoxalement une dose de gratuité et chacun pouvait l’apprécier sans être forcé d’acheter. Il suffisait de regarder en l’air, comme dans la nature[3].

Ce merveilleux n’excluait pas une réflexion critique : au-dessus (spatialement, mais aussi symboliquement) de la consommation se trouvaient la poésie, la nature et le ciel surplombant le Paris haussmannien…

Mais quel contraste avec le tableau de Bosch ! Pas d’anges, mais des consommateurs qui s’élevaient par un escalator. Un monde sans Dieu qui a besoin cependant de réintroduire le Ciel.

Yves Klein : Retour vers le ciel comme tableau

Si les avant-gardes du début du siècle (futurisme, Dada, surréalisme) ont voulu élargir la sphère artistique à la vie sociale et politique, si des artistes comme Rauschenberg travaillaient sur le faible interstice entre l’art et la vie, Duchamp, Beuys furent, eux, à la lisière de ce que l’on appelle communément l’art. Il en fut de même de Yves Klein qui enracina son art sur les quatre éléments (eau, air, terre, feu) tel un véritable alchimiste voulant transformer les matériaux vils en or. Ce désir de transmutation de la matière alla jusqu’à vouloir signer de son empreinte le ciel et son immensité !

Yves Klein. IKB 191, monochrome, 1962

Le bleu étant la constante sensorielle primitive, il l’utilisa dans son projet mégalomaniaque d’appropriation du cosmos. Il pratiqua le principe d’imprégnation par le bleu de tout le matériel et l’immatériel : les éponges, les femmes pinceaux-vivants, les toiles d’or, etc. Du lieu de la transcendance, le ciel devenait immanent. La sensibilité pure et immatérielle se répandait en tout. Il breveta donc sa couleur bleue IKB et l’utilisa pour des monochromes pouvant dépasser l’échelle évoquée par Van Gogh qui disait déjà : « Au lieu de peindre le mur banal du mesquin appartement, je peins l’infini, je fais un fond simple du bleu le plus riche, le plus intense ». (Lettre à Théo, 18 août 1888)

Yves Klein Portraits-Reliefs de Claude Pascal, Arman, et Martial Raysse, sculptures, 1962

Les philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari théorisèrent brillamment la  vision contemporaine de Yves Klein : « Et quand la peinture veut recommencer à zéro […], elle procède par monochromie libérée de toute maison ou toute chair. C’est notamment le bleu qui se charge de l’infini et qui fait […] la couleur en l’absence de l’homme, l’homme passé dans la couleur. »[4]

Le ciel entre poésie et peinture de rituel

 Instantciel  est une œuvre subtile contemplative et communicative d’Anne Christine Dura accueillie par Saint-Merry dans son claustra en 2018  : 365 dessins de ciel au pastel.

Anne Christine Dura. Instantciel, pastel. 2016-2018

L’artiste dessine le ciel chaque jour, le matin dans son atelier, comme d’autres pratiquent les Laudes ou d’autres encore les cinq tibétains, mais aussi ailleurs quand elle est en déplacement. La série était poussée à l’extrême : souvent le même siège, la même table, la même fenêtre, toujours le même type de papier et le même format, celui de la carte postale. Mais les ciels sont toujours différents. Un art conceptuel : enfermer un bout de ciel dans 14,7 x10,4c, mais aussi non conceptuel : ou le résultat sensible du pastel prévaut sur la date.
Une œuvre monacale simplement belle et pourtant pas toujours bien reçue dans ce lieu.

En guise de conclusion

  • Si les Textes distinguent parfaitement « la ciel et la terre », expression pour dire le cosmos, et le ciel de Dieu, « le ciel qui n’est pas la terre », les artistes ont fait de même. En mettant le ciel dans leur composition, ils peignaient leur vision du cosmos ou des mouvements du monde. En ne s’intéressant qu’au ciel, ils traduisaient ce qui les intéresse au-delà du monde.
  • Jusqu’au XVIIe, dans l’attente et l’espérance (Ah! si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! disait déjà Isaïe 63,19) , ils ont déchiré le ciel symboliquement pour y faire monter les âmes ou pour en faire descendre toutes les expressions de Dieu et Dieu lui-même dans les représentations de Jésus-Christ, tels Bosch ou les peintres de l’âge classique français.
  • Puis ils ont refermé ce ciel pour le contempler dans de nouvelles symboliques, où les couleurs et la lumière jouent un rôle essentiel (Turner, Van Gogh, Dura). Mais la métaphysique est derrière le pinceau ou le crayon.
  • Même quand les artistes n’y ont vu aucune transcendance, le ciel est cependant resté le lieu de l’infini qui attire jusqu’à vouloir le rapprocher et le rendre immanent,  totalement comme Klein ou partiellement comme Erlich. Car le ciel reste et restera un des hauts lieux de la poésie, ces formes de l’au-delà des mots :

«La poésie est comme le ciel, immense et changeante. Comme le ciel, elle peut apparaître bleue, transparente, vaste interrogation sans fin ouverte sur un rien qui n’est pas rien, ouverte sur une « transcendance ». Ou chargée de signes, de nuages, de questions sans fin elles aussi. Elle délivre en fait le témoignage exacerbé d’un sentiment de la langue qui s’apparente à cette course incessante du temps que figurent les nuages cherchant un sens dans le ciel. Il y a de l’inexplicable dans notre monde infini, mais nous pouvons aimer cet inexplicable : c’est le sens du geste accompli par la poésie, cette sublimation de l’instant qui nous rend présents au monde au-delà de la compréhension même. » Alain Duault. La poésie, le ciel. Petite méditation lyrique poésie. Gallimard, 2020.

Jean Deuzèmes

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Liste des chroniques comparatives

[1] Jean 1, 3-5 :  « C’est par lui [le Verbe] que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.»

[2] Œuvres et artistes sont les composants et acteurs de la société contemporaine globalisée. Dans une situation de l’art à état gazeux comme l’écrivait le philosophe Yves Michaux, ce système écrase les autres segments de l’art, caricature l’art contemporain et flatte le public. Les grands magasins n’échappent pas à cette tendance (cf. les Galeries Lafayette qui viennent de créer leur lieu d’exposition derrière le BHV).

[3] Encore que… En effet, Le Bon marché avait fait construire, dans ses allées de vente, un mur légèrement incliné et revêtu de moquette agréable sur lequel le visteur pouvait appuyer le dos et regarder l’œuvre sans se fatiguer à tenir la tête en arrière. Une attention consumériste.

[4]Qu’est-ce que la philosophie ? les Éditions de Minuit, 2005, éd électronique, 2013

  1. Guy Gilsoul says:

    Ah ce ciel, notre voisin! Voilà un historique qui donne des ailes à nos réflexions. Un sujet sans doute inépuisable selon la longue vue utilisée. Je pense aussi au ciel du Jugement dernier » de Giotto à Padoue que le peintre déroule comme un tenture suggérant qu’il cache un arrière ciel comme il y a un arrière pays des créateurs. Je pense aux plafonds troués de Tiepolo, au puits de ciel nocturne d’Anish Kapoor, au ciel indien de James Turrell….

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