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Dimanche 18 octobre 2020. “Rendez à Dieu ce qui est à Dieu”

Sans cesse,  nous nous souvenons que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ,
en présence de Dieu notre Père
.”

(1ère lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens)

Lecture du prophète Isaïe 45, 1.4-6
“Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre”
Lecture de saint Paul aux Thessaloniciens 1, 1-5b
« Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance »
ÉVANGILE selon saint Matthieu 22, 15-21
« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »

Accueil

Bonjour et bienvenue à tous… fidèles fidèles et occasionnels non moins fidèles… Nous voilà de nouveau invités à célébrer notre Dieu, à nous disposer à l’écoute d’une parole qui aujourd’hui particulièrement, stimule nos capacités de questionnement, de discernement propres à nous libérer des raisonnements binaires, des alternatives enfermantes. Dans notre monde de bruits et de fureurs en transformation rapide, les évolutions – technologiques, sociétales – s’accélèrent, nous pressent et souvent nous oppressent. Elles donnent lieu à des décisions trop souvent hâtives, dans le sens de la plus grande pente. Ici et maintenant, nous allons prendre le temps de nous exprimer, de nous écouter, de prier : « si j’entendais ta voix à travers les tempêtes je quitterais ma peur et les eaux s’ouvriraient…» Entrons dans la joie de célébrer au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Alain Clément

Psaume 95

écouter le psaume

Rendez au Seigneur la gloire et la puissance !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !
Lui, le Seigneur, a fait les cieux.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis.

Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Dieu notre Père, merci. C’est pour te remercier et te louer que nous sommes réunis. Les temps sont incertains, plus que d’habitude. Nos vies sont bousculées, voire menacées. Et pourtant nous voulons te rendre grâce, te louer, te remercier.  Te remercier pour tous ceux qui s’occupent de nous, plus particulièrement de notre santé : médecins, infirmiers, aides-soignants, personnel hospitalier, chercheurs. Il n’est pas sûr qu’à tout moment ce soit la solidarité le moteur de leur action, mais ils ont mis leurs vies au service des autres, de leur santé. Pour eux tous, Dieu notre Père, merci.

Merci aussi et surtout, pour Jesus qui est venu, comme il l’a dit, pour les malades et pas forcément pour les bien-portants. Mais qui n’est pas à un moment ou à un autre, plus ou moins malade ? Lui, en effet, c’est celui qui a pris en charge sur lui nos souffrances, et plus particulièrement la mort. Pour lui et par lui nous te louons et nous te chantons.

Il a rendu à César ce qui était à César. Même ce qui ne lui revenait pas : la vie. Ma vie, a t-il dit, personne ne me l’enlève, c’est moi qui la donne. Il nous l’a donnée, sa mort et sa vie, en effet. Mais, par ton Esprit tu l’as ressuscité et il est devenu le premier des vivants. Que ce même Esprit fasse de ce pain et de ce vin les signes de son Corps et de son Sang.
Comme il nous l’a dit, nous le faisons. Nous faisons dans et par cette célébration le mémorial de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. Et nous l’attendons dans la joie de l’espérance.
Tu le sais bien, mais nous te le rappelons : toute notre vie est conditionnée par le discernement. Et ce n’est toujours pas évident de le faire. Donc, nous avons un cruel besoin de ton Esprit. Qu’Il nous vienne en aide dans cette tâche difficile. Notre communauté, notre Eglise ont aussi un impérieux besoin de lucidité et de force pour bien discerner. Que ton Esprit soit présent et agissant et qu’ensemble nous sachions ce qui relève du César et ce qui relève de toi. Et que nous agissons en conséquence. Pour les morts et pour les vivants nous te prions.

Jesús Asurmendi

Petits groupes de partage

Sur quelles bases discerner ce qui relève de César et ce qui relève de Dieu ?

Envoi : prendre le large au souffle de l’Esprit

Forts de nos échanges et du pain partagé, nous pouvons prendre le large, en prenant soin de gonfler nos voiles au souffle de l’Esprit, cet esprit qui – si nous le voulons – travaille à nos côtés et nous aide à sortir de nos ornières, à trouver dans nos démêlés professionnels ou familiaux des solutions audacieuses et créatives.

Alain Clément

Et nous terminons en priant ” Notre Père ” pour Samuel PATY, tué et décapité avant hier par un islamiste radical.

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