Rends-moi la joie d’être sauvé

 Alors le diable le quitte.
Et voici que des anges s’approchèrent,
et ils le servaient.

Dimanche 5 mars 2017

PREMIÈRE LECTURE Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)
PSAUME (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)
DEUXIÈME LECTURE « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)
ÉVANGILE Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)

Accueil

Depuis mercredi dernier, nous sommes entrés dans le temps du Carême.
En ce premier dimanche de Carême, prenons la résolution de commencer notre célébration à l’heure !
Elle aurait dû être présidée par Jacques Noyer, ancien évêque d’Amiens.
Légèrement souffrant, il n’a pas pu se joindre à nous.
Nous aurions souhaité échanger avec lui autour de son livre : « Dire Dieu autrement ».

Ce matin, nous allons entendre d’abord ce que Dieu nous dit,
pour ensuite, à notre tour « Dire Dieu autrement »…

• Dans le Livre de la Genèse nous écouterons le récit bien connu du péché originel,
récit symbolique qui nous montre que seul l’amour est la loi qui fait vivre.
Prenons-nous l’amour comme règle pour vivre ensemble ?
Dans notre communauté ? Dans notre société bousculée en cette période électorale ?
• Dans sa Lettre aux Romains, Paul nous précise qu’à cause de Jésus et de lui seul,
l’humanité vivra dans la justice. Une justice qui rend justes les femmes et les hommes.
Une justice égale pour tous et qui donne la vie et ne se contente pas de condamner.
• Dans son Evangile, Matthieu décrit comment Jésus a résisté
à la tentation d’établir un pouvoir sur le monde.
Comment se départir nous-mêmes de cette soif de pouvoir ?
Les hommes ou femmes qui aspirent à exercer le pouvoir dans notre pays,
l’envisagent-il vraiment comme un service ordonné au bien commun ?

Que de questions sérieuses dans ces textes !
Au milieu desquels le Psaume apporte un réconfort en appelant le Seigneur :
« Rends-nous la joie d’être sauvés »… Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Michel Bourdeau

Commentaire après Genèse

En entendant ce récit de la Genèse, des mots m’arrivent en tous sens :
création, paradis, tentateur, désobéissance, transgression, péché, chute.
Le texte ne va pas jusqu’à la punition, mais nous connaissons la fin de l’histoire.

A l’homme et à la femme placés dans le jardin, l’abondance était proposée :
la possibilité de manger tous les fruits savoureux, enfin presque tous,
car le Seigneur Dieu avait mis quelques limites.

Tentation du toujours plus, de la puissance, du pouvoir, être comme des dieux.

Ce texte mythique nous raconte d’une manière imagée une situation
que nous pouvons avoir à affronter. Peut-on aller au-delà des limites fixées ?
Oui, bien sûr, l’herbe est plus verte ailleurs,
ce qui est caché derrière la porte fermée à clé est sûrement passionnant…

En mangeant les fruits de l’arbre auquel ils ne devaient pas toucher,
l’homme et la femme n’ont pas respecté la loi qui leur avait été donnée.
Ils ont surtout oublié de se nourrir de la Parole de Dieu, de son souffle de vie ;
en écoutant d’autres mots, ceux du serpent, qui – leur semblait-il – les rendaient libres,
ils ont oublié leur relation privilégiée avec le Seigneur Dieu.

Dans ce récit, il n’y a que deux personnages : s’ils dépassent les limites,
s’ils vont au-delà des interdits, les conséquences s’arrêtent à eux-mêmes,
à leur vie, à leur relation personnelle avec le Créateur.
Pour nous, si nous dépassons les limites fixées,
les conséquences peuvent être bien différentes :
il y a aussi tous ceux qui nous entourent.
Les limites, les lois permettent le « vivre ensemble ».

L’abondance du jardin de l’Eden, de notre terre, est à partager avec tous.
Et nous avons à rendre grâce de tout ce qui nous est donné.

Hélène Perrin

Commentaire de Lettre de st Paul aux Romains (chapitre 5. 12.17-19)

Il parait que ce texte est un véritable casse-tête pour les spécialistes et je n’en suis pas!
Malgré cela qui est bien réel, se dégage une ligne majeure, une ligne de faîte.
J’essaie de ne pas trop en dévier.
L’homme est cassé. Le monde est mal fait semble-t-il.
Nos 40 jours au désert débutent pas ce constat que tout humain peut faire.
Mais dans un même mouvement des textes de ce jour, face à la figure du premier Adam,
se lève le visage de l’homme Dieu, le second Adam,
le Christ triomphant sur l’adversaire, le semeur de confusion.
Paul nous donne sa méditation, mettant au premier plan la précédence de Jésus Christ,
nous accompagnant sur le chemin plein d’embûches de la vie humaine,
exaltant le don qu’il nous fait, don plus fort que le péché d’Adam, c’est-à-dire de l’homme.
Le Christ de toute éternité est celui qui nous donne une vie sauvée bien plus grande que notre faute.
“Si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur” nous rappelle saint Jean.
Paroles de paix que nous partagions il y a peu dans le groupe de prière “Fêtez Dieu”.
Paul veut nous montrer la place et le rôle uniques et sans précédent du Christ,
fils obéïssant (écoutant)  et fidèle au Dieu père aimant.
Par la foi en Christ, nous sommes sauvés du malheur de la faute en nous et dans le monde.
Le Christ est au centre de la création nouvelle, Adam n’est qu’un pôle de l’histoire humaine;
l’autre pôle, le Christ donnant sa vie pour la multitude.
Notre foi en Christ, mise à l’épreuve face à la misère humaine,
va-t-elle restée tendue vers l’espérance de la Pâque?
Dieu passe dans nos vies. Allons nous vivre plus accueillant à sa présence?
Voici le temps heureux de ces 40 jours pour méditer cela ensemble.
Marie-Thérèse Joudiou
la paix renait des Cendres

Envoi

Voilà, ce matin sur le Carré, nous sommes partis d’un récit de la Genèse.
Histoire symbolique de la création où Dieu crée l’homme et la femme
en leur confiant d’être avec lui co-créateurs.

Quelle sera notre création durant ce Carême ?
Saurons-nous contribuer au bien commun dans un souci d’équité et de justice ?

Ensuite, dans le Chœur, nous avons goûté ensemble,
non pas au fruit défendu, mais au pain de vie.
Nous avons fait communion – nous avons fait communauté –
malgré les divergences d’opinions qui peuvent nous opposer en ces temps incertains.

Quelle sera notre capacité de dialogue durant ce Carême ?
Saurons-nous participer à un débat fondé, non sur la confrontation, mais sur la fraternité ?
Comme nous venons de le chanter :
« Vivons en enfants de lumière sur les chemins où l’Esprit nous conduit »
jusqu’à dimanche prochain… 11h15 précises puisque c’est notre résolution de Carême !

Michel Bourdeau

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