Restez éveillés !

… s’il arrive à l’improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.

Dimanche, 3 décembre 2017

PREMIÈRE LECTURE (Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7)
« Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais ! »
PSAUME (79 (80), 2ac.3bc, 15-16a, 18-19)
Dieu, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire,
et nous serons sauvés !
DEUXIÈME LECTURE (1 Co 1, 3-9)
Nous attendons de voir se révéler
notre Seigneur Jésus Christ
ÉVANGILE (Mc 13, 33-37)
« Veillez, car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison
»

Bienvenue à tous,

ceux qui venez chaque semaine,
ceux qui venez occasionnellement,
ceux qui venez pour la première fois,
de Paris, de France ou d’ailleurs,
amis ou visiteurs soyez les bienvenus.

Heureuse de vous accueillir au nom de la communauté dans son ensemble
mais aussi au nom de la commission partage
qui a participé à la préparation de cette célébration.
La commission partage aujourd’hui, c’est Claire, Marie-Noëlle, Marie-Odile,
Jean-Marc, Gerardo et moi –même, qui au nom de vous tous,
contribue à développer des liens entre notre communauté et d’autres communautés
ailleurs dans le monde dont nous soutenons les projets.

La commission partage, vous pensiez ne pas la connaitre
mais c’est presque aussi ancien que la communauté de St Merry.
Souvenez-vous :

Ces dernières années, la commission partage a soutenu des projets avec :

le Mali : le collège de Monéa et les vélos pour rejoindre l’école,
le Vietnam : son projet d’épargne et le démarrage d’une activité couture
par un groupe de femmes
la Côte d’ivoire et ses micro-projets économiques à Bouaké,
par exemple la tentative d’élevage et de vente de petits porcs
la Roumanie : les séjours d’été des jeunes entre camps de vélos
et mise en scène de pièces de théâtre françaises traduites en roumain,

Cette année, nous démarrons deux projets

au Mexique avec les associations La maison des migrants et Las Patronas
qui ont besoin de machine à laver et de matériel de cuisine
pour venir en aide aux migrants.
à Gaza le soutien aux projets éducatifs de Ziad Medoukh,

Avec tous ces pays, nous avons tissés des liens,
menés des projets petits ou grands
dont vous avez, 
à un moment ou l’autre, sans doute entendu parler

A tous, je vous souhaite Bonne année, oui bonne année,
c’est une nouvelle année qui commence,
une nouvelle année liturgique avec cette période de l’Avent
qui démarre aujourd’hui.
Nous aurons même une nouvelle version du Notre Père
qui sera désormais dit par l’ensemble des Eglises.

Nous avons retenu comme axe central de cette célébration

« Restez éveillés »,

consigne que vous voyez sur le lutrin,

consigne donnée par Jésus à ses disciples dans le texte de l’Evangile.
Cet axe nous semble reprendre les thèmes
de la fidélité, de la veille et de la justice
qui apparaissent dans les 
différents textes du jour
.

Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir dit Isaïe,
soyons ouverts à ce qui se passe à nos portes
autour de nous et même un peu plus loin,
rencontrons ceux qui pratiquent avec joie la justice nous dit Isaïe.
Soyons prêt à l’inattendu, à ce qui peut se présenter à l’improviste.
Il ne faudrait pas qu’on nous trouve endormis.

Bonne célébration …

Isabelle M.

Témoignage : Enfants de la rue ….

La rue n’a pas d’enfants, mais des enfants vivent l’enfer de la rue.
 
Confrontés aux pires difficultés et dangers,
ils savent saisir leur chance quand un regard bienveillant
et une main tendue, parfois, se présentent…

Signe d’une attente, de vie nouvelle, voici, parmi d’autres,
un témoignage d’une jeune fille afghane
qui a été accueillie dans un des trois Centres de l’association
« Afghanistan Demain » à Kaboul.

« Je m’appelle Gulalaï.
Depuis mon enfance,

j’étais amoureuse de l’école,
mais je n’avais pas de moyen pour aller à l’école …

J’ai eu la chance de rencontrer une assistante sociale
qui m’a permis d’entrer au Centre de Dehmazang
où j’ai pu enfin apprendre à lire et à écrire.
 
Je suis toujours pauvre, je vais à l’Université à pied,
mais malgré tout, je continue mes études,
c’est mon rêve et mon amour !

Merci à l’équipe éducative
de m’avoir montré le bon chemin : c’est l’étude ».

Actuellement, Gulalaï est étudiante en informatique à l’Université de Kaboul.

Le Centre de Dehmazang remet à niveau les enfants puis les accompagne.

( Association AIMER : Aide et Information pour le Monde des Enfants de le Rue)
Douce C.

Témoignage.

Je suis appelé aujourd’hui à annoncer
quelques signes de vie nouvelle, de vie qui se renouvelle,
des signes que j’ai pu percevoir
pendant mon récent séjour au Mexique.

D’abord, avoir vécu le séisme du 19 septembre,
juste au lendemain de mon arrivée.
Il y avait déjà eu un autre séisme le 7 septembre
mais c’est celui du 19 que j’ai pu vivre.
Ce fut une expérience intense, et j’ai pu observer
comment ces deux secousses physiques
qui ont entraîné des conséquences catastrophiques pour la population,
sont devenues aussi de fortes secousses morales lesquelles ont réveillé
la solidarité, la générosité du peuple qui,
dans les zones sinistrées, a offert spontanément ,
la force de ses bras pour déterrer les gens ensevelis sous les décombres,
ou qui a apporté des denrées alimentaires, des médicaments, des couvertures.

Dans un pays où la mafia de la drogue et l’impuissance ou la complicité
d’une partie des institutions de l’Etat produisent tant de violence et de mort,
le peuple a montré son vrai visage de solidarité et générosité.

Et puis, j’ai pu aussi constater des signes de vie nouvelle
lors des deux missions que j’ai fait
pour la commission partage de Saint Merry,
visitant des associations engagées dans l’aide aux migrants :

J’ai passé une journée entière à la Maison du migrant de Saltillo,
au Nord-Est du pays, fondée par le père Pedro Pantoja
(ancien élève de l’université de Nanterre), lequel,
avec des collaborateurs et bénévoles a créé
l’une des 30 oasis de paix et de fraternité,
tenues pour la plupart par des chrétiens engagés,
oasis qui existent le long du pays
pour accueillir les migrants venant de l’Amérique centrale
qui traversent le Mexique à la recherche du rêve américain,
et qui doivent faire front à toutes sortes de risques :
vols, passages à tabac, escroqueries des passeurs, disparitions, assassinats.

Le père Pedro a déjà été menacé de mort comme d’autres prêtres et religieux
engagés dans cette action humanitaire et pastorale auprès des migrants.
Il faut beaucoup de courage, de détermination
et sans doute d’amour à l’humanité pour tenir.

Et puis ; j’ai visité l’association Las Patronas,
ces femmes mères au foyer qui depuis 23 ans
nourrissent les migrants accrochés au train de marchandises
allant vers la frontière avec les Etats Unis.
C’est une belle et intense expérience
que de partager pendant trois jours la vie de ces femmes :
La fondatrice, déjà très âgée, et quatre de ses filles,
plus des voisines et autres collaboratrices et collaborateurs,
animés d’une grande foi et persuadés toutes et tous
que leur œuvre est l’œuvre de Dieu.

J’ai pu aider à préparer les repas, remplir les sacs
puis aller les tendre aux migrants au passage du train.
Au moment où ces hommes et ces quelques femmes
attrapaient les sacs et les bouteilles que je leur tendais
je n’ai pas eu l’impression de donner quoi que ce soit ,
mais au contraire, de recevoir énormément.

Voici des signes de vie et d’espérance !

Gerardo R.

Prière Universelle

Seigneur, nous te remercions pour tous ces signes de vie nouvelle
que nous percevons à travers les témoignages de solidarité de notre communauté
avec d’autres communauté, proches ou lointaines, à travers le monde.

Les projets de notre communauté, si modestes soient-ils, sont porteurs de sens.
A travers les liens qui sont tissés, chacun se sent reconnu,
la relation qui se crée entre ici et là-bas, nous enrichit
et nous transforme mutuellement.

Seigneur, nous te confions les paroles d’Alphonsine,
membre du groupe de femmes du campement de Bouaké, en Côte d’Ivoire,
que nous avons soutenu dans leur démarche de micro-projet économique.

Alphonsine nous écrit une belle et longue lettre, qu’elle termine par ces mots :
« Ne vous découragez pas, car tout début est difficile,
surtout à cause de notre pauvreté.
Mais ayez confiance, chers amis, nous comptons sur vous,
pour notre avenir, pour nos enfants ! »

Nous invitons les membres de l’Assemblée qui le souhaitent
à partager leurs intentions de prière.

Marie-Noëlle J.

Henri Burin des Roziers, dominicain et avocat
a passé sa vie à défendre la cause des paysans sans terre au Brésil.
Il nous a quittés cette semaine.

Henri Burin des Roziers et Stan Rougier avaient
passé ensemble une année de noviciat.
Voilà quelques extraits de ce que Stan Rougier a dit d’Henri
lors de ses obsèques vendredi dernier au couvent des dominicains.

« Sur quelle terre as tu poussé, Henri ?
« Qu’est ce qui t’a donné cette soif de Dieu, cette soif de de Justice ?
Qu’est ce qui t’a formé Henri,
comment a t ‘on fait de toi ce que tu es ?

la belle devise de St Dominique :
« contempler et livrer aux autres le fruit de sa contemplation » .
Avec ce souci de la Vérité d’abord avant tout,
avec ce souci de la Justice, ce souci de la parole de Dieu .

Lorsque je suis allé voir l’ évêque de Buenos Aires, en 1999,
Jorge Bergoglio, je lui ai parlé de toi,
il m’a pris à part et m’a dit : « votre ami est un saint,
parce que déjà cet homme avait le souci du petit,
de l’autre, du blessé, et à l’heure actuelle,
dans tous ses propos le mot qui revient le plus
souvent, c’est prendre soin » !

C’est ce que tu as fait Henri, prendre soin de celui
vers lequel on ne va pas facilement,
parce que ça ne va pas augmenter notre popularité,
parce qu’il est mal vu.

Nous avions tous les deux 27 ans, cet âge où on
se prépare à la vie, à l’avenir.
On ne savait pas quel serait notre avenir,
mais on était en train de s’équiper avec ces outils :
ce souci de l’autre, ce souci de la vérité.

Saint Dominique,
Henri Burin des Roziers,
Bartolomé de Las Casas,
ces hommes peuvent inspirer et nourrir
notre commission partage et notre prière.

Jean-Marc B.

 

Le projet d’aide à la création d’un jardin d’enfants à Gaza,

porté par le groupe Gaza et la commission Partage,
a reçu le soutien de nos partenaires juifs et musulmans
de l’Union juive française pour la paix (UJFP)
et du Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC),
qui feront appel,  comme nous,
à la générosité de leurs membres et amis.

Seigneur, sois remercié pour ce beau projet
qui nous unit dans le respect de notre diversité.

Laurent B.

 

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