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Retrouver le souffle, au temps de la souffrance

Élisabeth Smadja vient d’écrire deux livres : Journal d’un malade ordinaire, aux éditions Emeth, et Méditations au temps du Covid, Amazon. Nous publions, de l’un et de l’autre, de larges extraits, avec la permission de l’auteur.

Je désire témoigner en ces pages du fait invraisemblable et étonnant, que si je n’ai pas guéri de ma maladie, j’ai guéri là où je ne savais pas que j’étais malade, là où nous tous, sans exception, bien portant ou mal portant, nous sommes malades sans le savoir : dans « notre être en relation ».


    Je suis malade. Gravement malade. Peu importe le nom de ma maladie. Je suis un scarabée retourné sur le dos. Un papillon dont les ailes seraient épinglées sur un drap. J’essaie de décoller mes ailes. Une douleur fulgurante. Comme si on m’arrachait la peau. Je me regarde… d’en haut. Comme si j’étais deux. En bas, mon corps plaqué, impuissant dans un lit, en haut mon esprit agile qui le regarde et qui lui parle.

J’ai appris des choses étranges sur moi. J’ai appris que mon corps c’était moi , qu’il fallait me parler en lui parlant.  Moi je croyais que j’étais qu’un esprit et que mon corps n’était qu’un véhicule corvéable à merci. Je croyais que j’étais une âme dans un corps : juste une colocation de quelques années, après, bon débarras ! Le chef c’est moi, la servante c’est lui.  Je n’ai pas compris, j’ai mal compris, il faut dire qu’on ne vous explique pas ou très mal, très obscurément ce qui fait qu’on peut comprendre tout de travers, flageller ce corps, ne pas en prendre soin, l’affamé, le délaissé, le dompter et par ses rudoiements se croire un saint, se croire proche de Dieu, alors qu’on s’éloigne d’une manière inimaginable… Car le pauvre, la veuve, la délaissée, l’épouse « inépousée », le malade dont il faut s’occuper, c’est lui.

Une âme incarnée dans un corps, c’est l’histoire d’un couple. Pour que ça marche bien ensemble, il faut se parler, veiller au besoin l’un de l’autre, se faire plaisir, se donner de la place, pour réaliser l’union parfaite, celle qui donnera du fruit, le fruit messianique.

Un beau jour, mon corps, aujourd’hui, je dis mon épouse, oui , je le considère amoureusement, comme une épouse, la mienne, bien fatiguée, déformée. Épouse négligée lorsqu’elle était belle, vaillante, épouse dont je prends soin à présent et que j’aime telle qu’elle est. Nous tentons de faire « chair une », c’est-à-dire « annonce une ».

Un beau jour donc, mon corps s’est mis en stand-by et comme je ne l’écoutais toujours pas, il a hurlé dans le brasier de l’inflammation pour se faire entendre, jusqu’à ne plus bouger. Je lui ai dit que j’avais compris le message, je lui ai demandé pardon, je lui ai dit que je l’aimais, je l’ai même touché, caressé. Mais c’était comme si c’était à son tour de ne pas m’entendre. Où veut-il me conduire ainsi toujours plus loin dans la souffrance, le handicap, la solitude et le silence ? Que cherche-t-il encore à me dire? Les souvenirs qui affluent. Le passé cent fois re-visité, décortiqué. Jusqu’à quand ces larmes vont-elles couler? À un moment la source s’est tarie. Ah comme j’ai regretté d’avoir pesté contre elle ! Des yeux secs, ça brûle ! Comme des grains de sable sous les paupières qui restent collées. Rouvre toi ma source !


     Ce verbe s’est fait chair, a habité parmi nous et depuis sa résurrection demeure en chacun de nous. Tout naturellement, je me suis dit que prendre soin de son propre corps, « son corps-parole » c’était, quelque part prendre soin du Christ en moi, prendre soin de Dieu.

J’ai commencé à réfléchir sur les mots que j’emploie, que j’entends, que je lis : ceux de la Bible (Torah et Evangiles compris), ceux de mon histoire, ceux de mon corps. Je les ai relus en hébreu, langue avec laquelle le monde, selon la Tradition juive, a été créé, langue dite sainte. 

À la suite des rabbins du Talmud, j’ai pris le mot qui m’intéressait et je l’ai déconstruit pour qu’il me livre tous ses sens. Des sens qui peuvent être complètement différents, voire opposés. Établir des ponts entre eux, et comprendre en quoi ils se répondent, n’ont-ils pas le même corps c’est-à-dire les mêmes lettres, en les faisant dialoguer entre eux. Me laisser bousculer par mes découvertes en renonçant à mes idées toutes faites, pour laisser mon cœur se dilater, devenir « de chair ».


J’ai commencé par le mot qui vrillait ma tête jour et nuit, tel un marteau piqueur : « pourquoi » . Pourquoi, m’était-arrivé tout cela ? Pourquoi un tel drame, une telle déchirure en mon histoire? Pourquoi la maladie ?

Il y a deux mots pour dire « pourquoi » en hébreu : madoua et lama.

Madoua : c’est la recherche des causes. 

 Lama : c’est s’interroger pour chercher « vers quel but », « en vue de quoi »,  cette épreuve. Où me conduit-elle ?  En coupant le mot en deux, je lis : « vers », ma « quoi ». Vers le questionnement, la remise en question pour accéder à mon humanité. Le mot « quoi », a la même guématria (son poids sémantique, chaque lettre hébraïque étant un chiffre), à savoir 45 que le mot adam « l’humain ».


    En janvier 2009, j’ai subi une deuxième intervention chirurgicale, cette fois ci une prothèse totale du genou droit. Compréhension à cette occasion en ma chair torturée de l’incarnation : l’important c’est le corps physique, la matière. Descendre dans ce fini et révéler son exceptionnelle grandeur puisqu’il est à la fois le réceptacle et le véhicule de l’infini.

Tu es mon Dieu, en Christ, ta parole faite chair, partout et partout l’on peut te prier et te parler, qui que nous soyons, Israël ou les nations ; où que nous soyons, dans ton Temple ou dans la plus misérable des prisons. Ainsi moi, en cet instant, dans ma misère physique, je ne suis pas lavée et je vais en gémissant dans les toilettes et je te sens, comme c’est étrange, au plus intime de mon corps : je sais que tu es là. Je sais que cela risque de choquer plus d’un ce que je raconte et ressens mais c’est ainsi. Je me permets de leur dire ce que Jésus a dit à la samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ! », si nous savions ! Qu’il est grand ton amour et ton abaissement pour nous rejoindre, nous porter et nous étreindre, là où nous sommes, tel un père ou une mère. Tu acceptes de me rejoindre là où je suis. Peut-être que ce niveau de proximité pourrait correspondre à un autre de tes noms, mon Dieu, le maquom. Mot hébreu qui signifie « le lieu, l’endroit ». Tu es, mon Dieu,  « mon lieu ».


Giovanni di Paolo, La création du monde et Adam et Eve chassés du paradis, 1445, tempera et or sur bois, The Metropolitan Museum, New York

    Recouvrir la santé, se maintenir en bonne santé : un challenge pour chacun d’entre nous. Mais qu’est-ce qu’être « en bonne santé » ?

« Santé » se dit briout בריאות (bèt, rèch, yod, aleph, vav, tav) en hébreu. Sa racine bra (bét, réch, aleph) écrit les mots « créer » bara, « création » bria, « bien portant » bari.
Ainsi la santé ressort d’un acte créateur, plus précisément d’une parole créatrice.
La parole créatrice, nous enseigne les premiers versets du livre de la Genèse, est une parole qui fait surgir la lumière ; opère des séparations, nomme chaque chose lui donnant à travers son nom, sa vocation, nous sortant du tohou, « désordre », « mélange » où la terre se trouvait ; une parole qui pour finir, ramène, ce qui avait été séparé afin d’exister dans sa différence, à sa source : l’Un.

« Il fut un soir, il fut un matin, jour « UN », é’had אַָחַדַ en hébreu, mot dont la guémaria 13, est la même que celle du mot ahavah אַהֲָבָהָ « amour ».
L’obscurité et la lumière, la nuit et le jour, tout est Un, participe du même don d’amour. 
Être en bonne santé, c’est, non pas ne pas être malade, handicapé ou souffrant de tout autre blessure, mais c’est parvenir à réaliser dans notre vie, en notre histoire, dans notre univers, ce jour Un. Ce premier acte créateur – extraordinaire – qui du soir fait sortir le jour, qui nous montre qu’il ne saurait y avoir de jour sans nuit, plus, que c’est seulement ensemble qu’ils constituent une journée pleine et entière de 24 heures : leur union fait que la création est Une, est Amour.

Le « soir » se dit érèv עֶֶרֶבֶ en hébreu, mot qui signifie aussi « mélange » ; le « matin » se dit boquer בֹּ ֶקֶֹרֶ en hébreu, ce mot lu biquer signifie « visiter ».
Ce qui a permis qu’il y eût un soir et un matin, un jour  Un, à partir duquel s’inscrira et se déroulera jour après jour le commencement d’une histoire divino-humaine et humano-divine, c’est cette visitation du mélange, de la nuit, pour qu’en sorte une aurore du salut. 

Être en bonne santé, c’est – par sa parole – devenir créateur de son monde ; le demeurer, c’est en rester le maître et l’amener à son achèvement « le chef-d’œuvre », l’œuvre aboutie, en bon et fidèle artisan .
Artisan se dit ouman en hébreu, mot construit sur la racine amn qui signifie également : foi, certitude, confiance, artiste, ainsi soit-il. 
Il s’agit pour chacun d’entre nous d’être à tout instant « l’amen », « l’ainsi soit-il » de son histoire en sa vie.


Méditer

Il me parait important d’explorer tout d’abord, le sens voir les sens du mot « méditer » en hébreu, afin dans nos méditations, de nous laisser bousculer par eux, d’aérer nos terres intérieures pour laisser surgir d’autres pousses.

« Méditer » se dit hégué mot qui signifie également : murmurer, gémir, roucouler, proférer des sons. Entrer dans l’imaginaire de chacun d’entre eux, se laisser porter au plus haut, au plus loin qu’ils puissent nous conduire. Soyons tour à tour murmure du chant de l’eau et des arbres agités par le vent ; gémissement d’une prière priée en nous par l’Esprit saint ; colombe de paix posée sur le faîte du monde.

La première occurrence de ce mot se trouve en Josué : « Ce livre de la Torah (le Pentateuque) ne doit pas quitter ta bouche, tu le méditeras jour et nuit afin d’en observer avec soin tout le contenu ; car alors seulement tu prospéreras dans tes voies, alors seulement tu seras heureux » (Josué 1, 8) . La seconde occurrence de « hégué » est dans le livre des psaumes, au second verset du premier des psaumes. : « Heureux l’homme qui ne suit point les conseils des méchants… » (Ps 1, 1-2)

Le mot achré, « heureux » en hébreu, vient du verbe achar qui signifie « marcher ». Tout travail méditatif de la parole de Dieu, de notre parole, est donc une « béatitude », une marche qui nous met en mouvement pour marcher le « Chemin ».

Si dans la dialectique juive l’homme heureux est un homme en mouvement, c’est parce que la vie est un perpétuel devenir pour advenir à ce que nous sommes, comme l’exprime un des Noms de Dieu qui nous accompagne sur notre route, le « Je serai qui Je serai ».

Dans ce psaume, Le roi David compare l’homme heureux à un arbre planté auprès des cours d’eau. Le mot « cours d’eau » se dit pélèg en hébreu. Ce mot vocalisé palag signifie « diviser », « opposer », « partager ». Un homme heureux est un homme qui reste debout, bien droit, au milieu des eaux contraires, au cœur des tensions. Ce roi nous dit : « Quand tu es au milieu des eaux tumultueuses, ne lâche pas, ne crains rien, ne désespère pas car tu es sur le chemin du bonheur. Il te faut tenir, jusqu’à ce que le fruit mûrisse « en son temps ».

Méditons sur cette image étonnante du bonheur qui ne ressemble en rien à l’idée que l’on s’en fait normalement, à savoir, celle d’un long fleuve tranquille.

PREMIÈRE MÉDITATION

En hébreu « l’Esprit saint » se dit roua’h aqodesh.

Le mot roua’h signifie « souffle », « vent », « esprit » et » âme ». La traduction latine de ce terme n’a hélas retenu que le mot esprit, perdant à la fois par ce choix l’âme et le souffle.

  1. L’âme

Cinq mots désignent l’âme en hébreu, Nefech, Roua’h, Nechama, ‘Haya et Ye’hida. Chacun d’entre eux exprime, dans l’ordre croissant, un état de conscience et de communion avec Dieu. Les trois premiers appartiennent au champ lexical de la respiration et participent à la création de l’homme adam, mais cela ne s’entend que lorsqu’on lit le texte de la Genèse en hébreu : « YHVH Elohim forma adam, poussière de la terre, il insuffla vaypa’h dans ses narines, nishmat « âme » de vie, et adam devint une nefesh « âme » vivante » (Gn 2). Ces trois niveaux constituent une même unité à unifier, nous accèderons alors aux deux autres : nous serons ‘haya « vivants » et yé’hida, unis à Dieu.

Nefesh vient de nafash qui signifie « animer », « réanimer », « se reposer » « âme », « vie », « respiration ».

C’est le souffle vital qui anime toutes les créatures. Elle se situe dans le sang, raison pour laquelle, on ne doit pas le consommer (Lv 17, 14). Elle désigne également toute la personne, le « sujet ». Dans la prière du schéma Israël, nous disons : « Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton nefesh », ce mot est traduit par  « âme » mais cela signifie plus justement « de toute ta personne », avec tout ce que tu es.

Roua’h signifie « vent », « esprit », « souffle », « âme ». C’est l’ensemble des émotions, pulsions et autres forces intérieures qui nous poussent en avant et nous font exister. Elle loge dans le cœur et éveille l’amour et la crainte de Dieu. Les sages du Talmud en parlent donc comme du « labeur du cœur ».

Le roua’h est associé à la parole. Le targuom Onkelos, en effet, traduit le verset « Il devint un être vivant » par « Il devint un souffle parlant » (Gn 2).

Nechama vient de la racine Nashem qui veut dire « respirer » c’est l’âme proprement dite. Pour la Kabbale elle est véritablement une partie de Dieu. Elle est appelée « fille » du Père. Rabbi Shimon Bar Yo’haï, auteur du Zohar, déclare à son sujet : « Mon âme est une avec Lui, comme une flamme attachée à Lui.

C’est la dimension la plus intellectuelle. Elle loge dans le cerveau. La respiration se dit neshima en hébreu, « nashem » « respirer » yah, un autre nom de Dieu : respirer c’est se nourrir de son Nom.

La langue de la Bible, l’hébreu, langue dite sainte, établie, d’une manière indéniable, dans ses mots une corrélation entre le souffle, la respiration, l’âme et la parole offrant à tout croyant, à tout homme en quête d’une recherche existentielle et spirituelle, la possibilité d’inscrire en confiance, son processus de guérison physique dans la prière et l’étude, la méditation et la respiration consciente : pour elle, la vie de l’âme et la vie du corps sont intrinsèquement liées ensemble.

Apprenons à respirer c’est-à-dire à concilier sinon réconcilier en nous ces deux souffles, physique et spirituel, qui nous animent : l’un se nourrit de l’air et l’autre du verbe de Dieu, mais c’est la même source qui les fait vivre.

Mon souffle, ma parole, ma respiration touchent au sacré. Tout mon être est pétri de fini et d’infini. Le Nom, la Trinité Une, est inscrit dans mon corps physique, ma matière. Que je sois canal de ce souffle, de ce feu, de cette eau, de ce Nom qui est tout amour.

Distanciation

La distanciation est notre nouveau modèle relationnel. Peut-on accueillir autrement que par une grimace, une impatience, une désolation, « cette distanciation » qu’il nous est demandé de respecter pour nous protéger les uns les autres d’une éventuelle contamination au corona virus ? Peut-on envisager de considérer comme un bien cette impossibilité à nous embrasser, à nous chérir tendrement, à nous tenir les mains ? Peut-on s’en saisir, dans le souffle de l’esprit, pour transformer cette contrainte, opérer un travail d’alchimiste, donner un nouveau souffle à toutes nos relations et à notre manière de regarder, d’écouter l’autre ainsi que toutes les situations qui se présentent à nous ?

Distanciation : espace relationnel sacré de l’Esprit saint

Le mot roua’h » » souffle » « esprit » lu réva’h’, signifie  « intervalle » « espace » ce qui renvoie à l’idée de distanciation. Peut-on trouver cette manière d’être en relation dans les Ecritures ? Voyons comment se réalisait la relation entre Dieu et Moïse :

« Lorsque Moïse entrait dans la tente d’assignation pour parler avec l’Éternel, il entendait la voix qui lui parlait du haut du propitiatoire placé sur l’arche du témoignage, entre les deux chérubins. Et il parlait avec l’Éternel. » (Nb 7, 89) Dieu, nous dit explicitement le texte, parlait entre les deux chérubins qui se faisaient face et se regardaient, c’est là dans cet « entre-deux » qu’il parle à Moise, que se fonde le dialogue entre Dieu et l’homme.

Le souffle de sainteté, le Saint esprit est cette distance, cet intervalle du plus large au plus étroit, qui permet non seulement la relation mais la juste relation, la relation ajustée qui donne de l’espace à chacun des deux interlocuteurs pour qu’ils puissent s’exprimer en vérité. Sans cet « entre-deux », il y a danger de confusion, de fusion ou d’annulation de soi dans le rapport à l’autre, à Dieu, tout autant que dans notre relation à une situation donnée.

S’il y a deux lettres , deux lettres qui disent le souffle, l’espace, dans le nom divin YHVHc’est afin que le Père et le Fils dans le souffle de l’Esprit, puissent communiquer et communier sans être ni confondus, ni annulés

Nous écrivons nos histoires avec des mots que nous alignons les uns à côté des autres et afin que le texte soit lisible, compréhensible, nous insérons des blancs, « un intervalle » entre eux, plus même, au moyen de la ponctuation, nous incluons du rythme, autre sorte d’espace. De la même manière, n’ayons pas peur de mettre du souffle, des temps de respirations, d’arrêts, de l’espace dans nos relations.

Le Greco, Pentecôte (détail), Museo del Prado, Madrid

Prier

Il existe plusieurs prières d’invocations au Saint Esprit, je propose au lecteur de méditer avec trois d’entre elles.

« Ô Esprit de Dieu »

Prière de Sainte Faustine (1905-1938) – Petit Journal N° 1411.

« Ô Esprit de Dieu »

« Ô Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière, demeure constamment en mon âme par Ta grâce divine, que Ton souffle dissipe les ténèbres et que dans Ta lumière les bonnes actions se multiplient.

Ô Esprit de Dieu, Esprit d’amour et de miséricorde, qui verses en mon cœur le baume de la confiance, Ta grâce confirme mon âme dans le bien, lui donnant une force invincible : la constance.

Ô Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, qui réconfortes mon cœur assoiffé, verse en lui la vivante source de l’amour divin, et rends-le, intrépide dans la lutte.

Ô Esprit de Dieu, le plus aimable hôte de mon âme, je désire de mon côté T’être fidèle, tant aux jours de joie qu’aux heures de souffrances, je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours en Ta présence.

Ô Esprit de Dieu, qui imprègnes mon être et me fais connaître Ta vie Divine et Trinitaire et m’inities à Ton Être divin, ainsi unie à toi, j’aurai la vie éternelle. Ainsi soit-il. »

« Ô Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière, demeure constamment en mon âme par Ta grâce divine, que Ton souffle dissipe les ténèbres et que dans Ta lumière les bonnes actions se multiplient.

Souffle de vie qui justifie ma vie, lumière originelle qui a chassé et continue de chasser les ténèbres : obscurité qui embrume mon cœur, voile mon horizon, me faisant douter de ta présence ! Donne-moi sinon de te voir du moins de te ressentir afin que l’amour de celui qui est amour par mon corps puisse se répandre autour de moi.


Ô Esprit de Dieu, Esprit d’amour et de miséricorde, qui verses en mon cœur le baume de la confiance, Ta grâce confirme mon âme dans le bien, lui donnant une force invincible : la constance.

Respiration d’amour paternel et matriciel du Père, dans le Fils, la fontaine d’eaux vives de tes flots me donne cette force de persévérer jour et nuit, heure après heures, dans la tourmente comme dans le calme plat, dans le chemin de ma vie, confiant que tu la vis avec moi.

Ô Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, qui réconfortes mon cœur assoiffé, verse en lui la vivante source de l’amour divin, et rends-le, intrépide dans la lutte.

Tu me donnes ta paix, tu unifies par ton souffle tous mes souffles divisés, tu accordes mon être afin que son oui soit oui et son non soit non. Cet alignement de mon verbe me donne cette force de chanter : plus de fausses notes ! Chanter le chant nouveau celui qui, comme le dit le psalmiste, éveille l’aurore du huitième jour : jour de l’avènement dans sa gloire du messie.

Ô Esprit de Dieu, le plus aimable hôte de mon âme, je désire de mon côté T’être fidèle, tant aux jours de joie qu’aux heures de souffrances, je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours en Ta présence.

Esprit saint, que ton souffle se mêle et s’unisse au battement silencieux qui pulse la vie dans chacune de mes cellules, que pas une d’entre elles ne soient oubliées : sois ma respiration !

Ô Esprit de Dieu, qui imprègnes mon être et me fais connaître Ta vie Divine et Trinitaire et m’inities à Ton Être divin, ainsi unie à toi, j’aurai la vie éternelle. Ainsi soit-il. »

Esprit consolateur, esprit de vérité, de paix, de conseil du Christ, l’eau qui s’écoule de ton côté blessé sur nos terres arides, l’huile d’onction qui s’égoutte du sang de tes blessures sur nos têtes, me fait mourir chaque jour à moi-même pour renaitre chaque jour un peu plus en ton corps. Corps de résurrection pour la vie éternelle.

Élisabeth Smadja



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