Mgr Oscar Arnulfo Romero

Le sel qui révèle les blessures

Monseigneur Oscar Romero, évêque de San Salvador qui a été assassiné le 24 mars 1980, cite cette phrase d’un « campesino », (paysan) : « Monseigneur quand on met la main dans une bassine d’eau qui est salée, si la main est saine, il ne se passe rien, mais si elle a une blessure aïe ! Cela fait mal ».

Quelle place donner à ce sel qui révèle le mal, les blessures ?

Des partenaires du CCFD, venant de pays en conflits, en grand danger, nous ont fait partager, en cette campagne de carême 2016, ce qu’ils font pour s’aider, se former face aux situations, aux conflits, pour les assumer. Ils travaillent pour que le vivre ensemble soit vrai et constructif pour tous. Pour cela, il est indispensable d’identifier, de nommer la blessure.

Je pourrai résumer l’échange ainsi : Partant de la vie telle qu’elle est, prendre conscience de ce qui se passe, analyser la situation, voir les conséquences et faire que chacun soit acteur du changement et apporte son grain de sel (!). Ce n’est pas un groupe où les responsables décident pour tous, mais où tous se mettent en route, se rendent compte de leur comportement. Ils rédigent un « contrat » qui est pour chacun comme pour tous. Ils sont tous concernés par ce contrat et son application.

Je me rends compte que souvent dans les relations qui m’entourent, il y a des conflits, des non-dits, des peurs. Et aussi du « bon, c’est son affaire », ce qui n’engage pas et de plus ne nous fait pas vivre de manière harmonieuse et heureuse.

N’hésitons pas à utiliser la bassine d’eau dans laquelle nous mettons du sel pour identifier nos maux, nos blessures ! N’est-ce pas le premier pas vers une  guérison possible?

Colette Billet

Billet du dimanche 27 mars 2016

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