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Service Volontaire Européen à Hébron,

Une jeune française raconte l’occupation israélienne à Hébron

carteAvril 2015 – Mai 2016.
J’ai décidé  de partir  vivre une année à Hébron, en Cisjordanie, dans  le  cadre  d’un  service volontaire européen.  Ce programme,  financé par la branche Erasmus  de la commission Européenne, permet à des jeunes  entre 16 et  30 ans de partir faire un volontariat d’une durée de 2 semaines  à 12 mois dans une ONG  en Union Européenne  ou pays partenaire, dont Israël et les nommés «territoires». Entendez les territoirHébron rue barrée (2)es palestiniens, une espèce de lieu sans réelle identité, ce qu’il reste de cette Terre qui ne fait pas’officiellement partie des frontières d’Israël. Ah, attendez, si en fait, ça  fait partie des frontières. Car Israël contrôle l’intégralité  des frontières du territoire. Peu importe qu’il s’agisse  d’Israël,  de  la  Bande de Gaza, ou encore de la Cisjordanie.”Question de sécurité territoriale.”

«What is the purpose of your visit ?» me demande la jeune femme israélienne au guichet à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. (quelle est la nature de votre séjour ? ») Et moi «I come to volunteer, it’s European Voluntary Service». (je viens faire un volontariat,  dans le cadre d’un Service Volontaire Européen). « Where ?»«In the West Bank, in Hebron».” Là, son visage change. Elle m’invite,  et ce pas très aimablement à aller dans une petite pièce située non loin.
J’arrive dans la «salle d’attente ». A mes côtés, seulement  des arabes et des noirs. Pas de réseau téléphonique. Heureusement, internet marche, et mon  meilleur pote est connecté. Ça me fait du bien de lui parler. Après 30 minutes d’attente, je tente de sortir de la pièce pour appeler l’Ambassade de France. Vaine  tentative. L’interrogatoire durera une heure et demie. Tout y est passé. Mon travail à Berlin, ma famille en France, la mission exacte que j’aurai dans l’ONG’ Hébron-France. Heureusement, c’est une’ ONG purement  culturelle, absolument pas militante.

J’ai falsifié mon contrat à une durée de 2 mois au lieu de 12. Je garde mon calme lorsqu’elle m’annonce qu’ils m’expulsent, que je dois demander un visa de volontariat depuis la France. Je lui dis que je ne comprends pas, que mon ambassade est au courant et étudie le dossier. Je reste polie.

Elle finit par m’imprimer le petit visa touriste sur un petit papier bleu et me dit «have fun in Israel”. ” I’will for sure…”

La découverte du territoire

Il y a 5 mois et 25 jours, je posais le pied en Palestine. Pendant les premiers mois, le conflit israélo-palestinien  semblait  être plus  une  toile  de fond qu’un réel  épisode sanglant. Les premières colonies, les premiers arrêts de bus pour colons sur la  route 60 (partagée entre colons et palestiniens, c’est la route que l’on emprunte entre Jérusalem et Hebron barbelésHébron). Au milieu des collines, des vignes et des oliviers, des maisons aux toits rouges. Des maisons modernes. Sur le toit, des citernes d’eau blanches. C’est comme  ça que l’on distingue  les maisons Palestiniennes des maisons des colons. Les maisons Palestiniennes ont en général un toit plat en pierre et une citerne d’eau en plastic noir ! Autour de ces «villages » des barbelés, ou encore mieux, des murs d’enceinte. Aux entrées,des portails   jaunes,  des soldats armés, des drapeaux israéliens.
Bienvenue  en Palestine,  en Cisjordanie, en Judée Samarie, en West Bank. En territoire occupé, grappillé, parcelle après  parcelle.

Premières injustices

Rapidement, le conflit s’impose dans mon quotidien. Comment ça, notre amie de Bethléem ne peut pas venir avec nous  à Jérusalem ? Ah, les Palestiniens n’ont pas le droit de traverser le checkpoint ? Comment ça les coupures  d’eau sont plus que fréquentes  dans les villes Palestiniennes et l’eau y  coûte quatre fois plus cher que dans les colonies ?
Comment ça, on  ne peut pas passer au checkpoint classique de Bethléem quand on est Palestinien même si l’on dispose d’un permis ? Comment ça, les soldats de 17/18 ans jouent sur Facebook en rigolant et en regardant d’un œil distrait la  file de plusieurs kilomètres de Palestinien qui attendent des heures entre des barreaux de fer pour passer le checkpoint des 300 à pieds, eux les heureux détenteurs d’un permis.
Au fur et à mesure que les semaines s’écoulent,  je vois de l’injustice dans tout, partout, tous les jours. Plus j’ouvre les yeux, plus j’ai envie  de les fermer.

Première visite de la vieille ville d’Hébron

La visite de la vieill125330265(1)e ville d’Hébron devrait être au programme  de chaque personne qui dit s’intéresser un tant soit peu au conflit israélo-palestinien. Ville “vitrine” du conflit, Hébron semble symboliser à elle seule toute l’absurdité humaine. On y  reviendra  plus tard  avec un peu d’Histoire, mais les  premières  impressions sont marquantes. La pauvreté est extrême, les  gens vivent ici dans des conditions difficiles, les maisons  n’ont souvent pas la possibilité  d’être  restaurées car trop proches des colonies, donc  l’armée israélienne refuse les permis de rénovation. Les toits prennent l’eau, les murs s’effritent,  les maisons  ici sont de magnifiques bâtisses de style mamlouk et ottoman.  Les habitants de la  vieille ville  ne payent pas l’eau  ni  l’électricité,   c’est une’ technique pour inciter la population  à repeupler la vieille ville, désertée depuis plusieurs années. Ça a partiellement marché, mais la population de la vieille ville reste la plus pauvre bien sûr.”

On arrive à  un endroit où je ne comprends plus rien. Tout à coup, sur la droite, un grand bâtiment  blanc d’au moins  5  étages,  un  immeuble  massif,  hyper moderne,  entouré de barbelé, avec 7 ou 8 drapeaux israéliens sur ces grillages.’ Evidemment, une tour de contrôle avec plusieurs soldats armés qui regardent les Palestiniens passer. Notre guide nous éclaire : «ceci est la yeshiva  d’Hébron, c’est-à-dire l’école talmudique». Y  étudient des Juifs des colonies d’Hébron et des alentours. Comme ça, en plein milieu de la vieille ville Palestinienne ? Oui oui, comme ça, mais en fait, si on regarde là, on voit un portail, avec des chaînes et du barbelé. Si on l’ouvre,on arrive dans une rue qui  ressemble aux autres, sauf’qu’elle est pleine de drapeaux israéliens. C’est en fait la colonie. Derrière, c’est Shuhada Street, la rue des martyrs, on en reparlera aussi. Mais les colons entrent par où ? Ah, ils ont leurs propres rues, et accèdent au bâtiment par derrière…”

Mais le souk  donne sur le côté  des colons non ? Ah, on a condamné  toutes les portes et fenêtres qui donnaient sur la rue des martyrs, d’accord… Du coup, les commerçants arabes qui ont leur étal dans le souk se retrouvent à travailler juste en dessous des habitations des colons, qui eux entrent par l’autre côté de la rue, celle  qui est interdite aux palestiniens !
Vous me suivez ? Non, c’est normal ! C’est  inimaginable cette situation !
Donc, nos amis les colons vivent au-dessus de leurs ennemis les arabes. Là, nos émissions TV en  France sur les querelles  de voisinage se régaleraient ! En  effet, les  colons, en plus d’installer de gros drapeaux israéliens sur les murs et des snipers sur leurs toits pour assurer leur  sécurité, balancent tout ce qu’ils  peuvent sur les commerçants arabes. Bon ils y vont vraiment fort. Un  jour, une femme colon  a jeté de l’électroménager, ça commençait à être vraiment dangereux. Alors, les  Palestiniens ont posé un’ grillage,  qui depuis ploie sous le poids des déchets balancés dessus par les colons. L’avantage, c’est que l’été, ça fait de l’ombre sur le souk !  Parfois, les colons lancent la seule chose qui puisse encore passer à travers le grillage, leur urine. Sur les gens, sur les marchandises du souk, une oasis de bien être et d’harmonie !”

Pour aller  à la mosquée, on arrive à un  premier checkpoint.  Les palestiniens doivent  y enlever leur ceinture, vider leurs poches, c’est un peu comme à l’aéroport, à défaut de les autoriser les Palestiniens à voyager , on leur apporte le«airport feeling » à la maison, c’est généreux quelque part ! Nous, petits blancs becs, on passe comme ça, sans vider nos poches ni rien du tout. «Welcome to  Israel»nous crient les’soldats avec un petit sourire en coin, mitraillette  en bandoulière.  Mais merci, on se sent  bienvenus, et on est heureux d’apprendre qu’une colonie illégale aux yeux de la communauté internationale s’appelle en fait «Israël». Pour se rendre à  la mosquée,  il faut  passer un deuxième checkpoint s’apparentant  au premier.  Souvent, là, les soldats prennent les cartes d’identité des
Palestiniens,  et  ne 2015 03 04 (20)les leur rendent qu’une  fois  sortis. Nous, encore  une fois, on a pas d’emmerdes. «Where are you from?» c’est tout.

Après ces deux détecteurs de métaux, il’ est quand même intéressant de se demander comment la jeune fille de 17 ans la semaine dernière a pu être tuée par balles pour tentative d’attaque à l’arme blanche à cet endroit précis…

Une autre visite d’Hébron qui  a l’air de valoir  son pesant de cacahuètes, c’est celle des colons. Tous les samedis vers 16h, le portail mentionné précédemment (qui sépare la rue qui mère  à la Yeshiva de  l’artère  principale du souk)  s’ouvre, et plusieurs dizaines de colons, sous très très  haute protection  de  l’armée,  se baladent  dans  la  vieille ville d’Hébron, côté Palestinien. Des soldats se postent dans toute la rue, et les habitants ont interdiction d’aller dans la rue. Les jeunes colons rigolent, insultent le arabes, prennent des selfies avec   les soldats. C’est beau, shabbat…

Ne fais confiance à personne !

Un  jour,  je prends un  service  (voiture  taxi officieuse) pour aller à Jérusalem à  mon cours’arabe. Dans la voiture, une famille de Palestiniens  d’Hébron, qui  vivent aujourd’hui en Norvège. La mère et ses deux’enfants. Ils sont très  intéressés par ce que je fais à Hébron. Au fur et à mesure du trajet, les questions deviennent de plus en plus précises. Mais que fais-tu à Hébron ? Pour qui tu travailles ? Et tu connais un tel ? Non,  tu es sûre ? Pourtant, c’est un militant, un activiste, il est connu ! Tu es sûre que tu ne l’as pas rencontré ?” Et moi, pauvre conne,  je ne  comprends   absolument pas que  je   suis en train de  me faire interroger par des espions. Je suis ‘aimable je leur donne beaucoup’ d’informations (dont ils ne feront rien, le culturel, c’est le cadet de leurs soucis). Heureusement,  je ne donne aucun
nom, je ne mets personne en danger.

Une  fois qu’ils sont sortis de  la voiture mon chauffeur, N., le même que  tous’les’jours, me dit «these are bad people. They work with Israel’».” un concours de circonstances veut que je refasse le trajet  avec eux, mon  ami  palestinien au volant, depuis le checkpoint de Bethléem.  Ils rentrent à Hébron. Très vite, mon ami (à qui  je n’ai’rien’dit),  se mure dans un  silence de plomb. Je comprends que lui, à la différence de moi, a cerné la petite famille. Il les dépose chez eux à Hébron, et me dit  «La prochaine fois, essaye de ne pas me ramener des espions s’il te plaît».” S’ensuit une discussion et une mise en garde de sa  part,” il ne faut faire confiance à personne dans ce pays me dit-il, personne.” J’apprends que certains hébronnites que j’estime beaucoup travaillent selon lui avec  Israel.” Je ne les juge pas, je comprends, c’est une question de survie.

Je suis dépitée par ma naïveté qui s’apparente à de la stupidité. Il va falloir commencer à se méfier,  réfléchir, à renoncer à une part de spontanéité dans les échanges humains ici.

Va donc décompresser à Tel Aviv!

Les week-ends de détente à l’occidentale à Tel Aviv deviennent nécessaires pour ma survie mentale. On boit des bières sur la plage, on se balade en petite robe sans se faire regarder
de travers, on est dans des rues propres avec des gens «comme chez’nous».” À une heure et demie de là, un autre monde. Des ruelles bruyantes, grouillantes, sales,des
enfants qui courent avec leurs petits seaux en plastique pour aller chercher la soupe d’Abraham, le repas offert aux pauvres par les riches d’Hébron.

Voyager de l’un  à l’autre, c’est comme prendre un  vol Miami-Bagdad.

Petit à petit, les week-ends  à Tel Aviv deviennent moins reposants et relaxants. J’arrive et je commence par être choquée, révoltée de ce confort de vie qu’ont les israéliens, alors qu’à 100 km de là, des gens voient leurs maisons se  faire démolir parce qu’elles sont construites sur un  territoire de Zone C, donc un territoire où Israël fait  la loi et détruit ce qu’il veut. Raison de la démolition : pas de permis de construire. Pourquoi pas de permis ? Il est refusé systématiquement par les autorités, tous les ans.  Pour les  colonies, toutes construites en zone C, et leurs villas de luxe, pas de problème.

Nos week-ends à Tel Aviv se font de plus en plus rares. J’ai de plus en plus de mal à supporter l’ignorance des gens qui y vivent comme dans une bulle de fête et d’excès de plaisirs.  «La Palestine ? Mais vous y fêtez Rosh Hashana aussi ?  (nouvel an juif.)»
Lorsque je déguste ma bière Israélienne sur  la plage, au coucher de  soleil, les drapeaux israéliens flottent au vent sur  le dégradé du ciel. Et là, je ne suis plus dans une démocratie à l’occidentale au bord de la mer, je suis sous le drapeau de l’occupant.  Ce drapeau, il flotte partout dan les 5 colonies d’Hébron. Sur les  toits de la vieille ville, il accompagne les petites cabines des militaires, chargés de protéger les habitations des colons.”
Car oui, les colons vivent très près des Palestiniens. Comment cela est-ce possible ?’Allez, un peu d’Histoire.

Hébron, une poudrière ?

Donc, Juifs  et Arabes  vivaient  en  paix  à  Hebron depuis des siècles.  Les uns et les autres s’invitaient, travaillaient ensemble, s’habillaient de la même manière, parfois même se mariaient les uns aux autres.  Le halal et le casher étaient la seule réelle distinction visible au quotidien entre les deux communautés. Au 19ème siècle, les premières vagues massives d’immigrations juives ashkénazes en Palestine commencent à marquer  une différence. Les cultures  censées cohabiter ne sont plus  les’ mêmes. Les tensions montent   entre les communautés. En 1929, 67 juifs furent massacrés par des’arabes à Hébron. Des’centaines de juifs furent cachés chez leurs’amis arabes pour échapper au massacre.
Les juifs quittèrent Hebron après cette tragédie. Ces juifs qui ont vécu à Hébron depuis la nuit des temps, se sont toujours désolidarisés des colons qui sont arrivés ensuite, dans les
années 60. En  1968, un   groupe de  religieux orthodoxes ultranationalistes loue un hôtel d’Hébron pour célébrer la Pâque juive.Ils ne repartiront plus ; ils prônent «le retour desJuifs
à Hébron».”
En gros, c’est comme ça que ça commence… Depuis, 5 colonies autorisées par le gouvernement israélien se’sont installées dans Hébron même.”

En 1994, un colon, médecin en provenance des Etats-Unis, Baruch Goldstein, fait irruption dans la mosquée d’Abraham et ouvre le feu’sur les fidèles pendant la prière. C’était en plein ramadan, la mosquée était pleine. Des dizaines de blessés et 29 morts.
Cet acte  va déclencher la course à l’absurde. Craignant une vengeance de la part des Palestiniens, les Israéliens décident d’isoler les deux communautés «hermétiquement »ou presque.

Hébron fait alors l’objet d’un protocole spécial et est divisé  en 2 zones. La première, H1, est sous contrôle  de l’Autorité  Palestinienne. (L’équivalent de  la zone A précédemment évoquée.)’Y vivent environ 200 000  Palestiniens.”
La  seconde,  H2, est sous contrôle  de  l’armée  Israélienne. Y vivent 40 000  Palestiniens et entre 400 et 600 colons protégés par 2000 soldats.”

la loi qui s’applique aux citoyens Palestiniens vivant en’H2 n’est pas la loi civile, mais la loi militaire.

La rue des martyrs, alias Shuhada Street, relie  les différentes  colonies entre elles. Elle est par conséquent fermée  aux Palestiniens’ dans’ sa quasi   intégralité. 3 magasins  palestiniens refusent de fermer leur porte et de laisser la rue aux colons.
On y voit donc passer les  quelques palestiniens  qui empruntent  sa parcelle   autorisée aux Palestiniens et les colons qui  se rendent à la Synagogue. Synagogue qui n’est autre que la moitié de la mosquée car quand on a coupé la vieille ville, on a également coupé le’tombeau des  patriarches en deux, une partie mosquée et  une  partie  synagogue.’Tout ce monde se croise sans  vraiment se  regarder  ni se parler, chacun dans son monde, chacun persuadé  d’être chez soi.

C’est vraiment la 3ème intifada.

Depuis un mois, la Palestine est en rage. Les arabes voient les leurs mourir les uns après les autres à Jérusalem, à Nazareth, à Hébron, à  Naplouse… Les juifs se poignardent entre eux car ils se suspectent d’être arabes. A Jérusalem, les tentatives de manifestations pour la paix se voient gâchées par des militants d’extrême droite qui font des descentes nocturnes dans la ville, cherchant les’arabes pour les lyncher.

D’abord, il y a eu les  fêtes juives, et l’accès à l’esplanade des mosquées pour les colons, sous escorte de la police’ israélienne, qui n’a rien à y faire, étant donné que l’Esplanade des mosquées est restée officiellement sous contrôle Jordanien après la victoire d’Israël et l’annexion de Jérusalem en 1967.

Bon, ça barde un peu sur l’esplanade des mosquées, le’combat pour le mont du temple n’est pas nouveau, pas franchement de quoi s’alarmer outre mesure. Les évènements ont pris une  nouvelle  dimension lorsqu’une  jeune femme  de 18 ans, Hadeel,voilée intégralement, a été fusillée à un checkpoint, accusée d’avoir tenté d’agresser les soldats.  Tous  les témoignages de civils’ présents, toutes les photos et les vidéos de ce triste jour montrent qu’il n’y’a eu aucune tentative d’attaque à l’arme  blanche. Les soldats lui  ont hurlé dessus en hébreu, langue qu’elle ne parlait pas. Elle n’a pas compris où elle
devait aller et ce qu’elle devait faire. Un  pas  de trop et elle était au  sol, se vidant de son sang, privée d’ambulance.

Une semaine  après, un couple  de colons  israéliens  était  sauvagement’ assassiné  dans sa voiture, devant leurs enfants.

….
Anne-Goël Matagne,

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  1. Quentin says:

    Nous allons, ma compagne mes deux filles (11 et 13 ans) et moi, nous rendre en Israël et en Palestine dans deux mois. Et si, bien sûr, nous ne passerons pas à côté de quelques “Tours Eiffel” locales, d’aller nous baigner par exemple dans la Mer Morte, je ne souhaite pas non plus, entre égoïsme et bêtise, négliger, disons… le reste. Aussi suis-je en train de réfléchir à une journée que nous pourrions passer, j’imagine, entre Bethléem et Hébron. C’est dans cette perspective que je viens de lire votre témoignage. A la fois précis et posé, “juste”, il est, pour l’heure, ce qui m’a été donné de lire de mieux sur la question. Merci.

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