« Sobre, émouvante, et priante »

Voilà ce qu’on pouvait entendre Saint-Merry, dimanche 2 juin, après la célébration du sacrement de la sérénité (sacrement des malades) qui a été donné à seize personnes, au cours de la messe présidée par Hervé Billaudel, en présence de la communauté.

Un souffle paisible  passait entre nous et cela faisait du bien. Hervé avait accompagné les seize, lors des réunions préparatoires. Son écoute attentive, ses bonnes questions qui ramenaient à l’essentiel, au message évangélique, ont suscité des échanges profonds et personnels. Cela n’aurait, sans doute, pas eu lieu sans la confiance et la simplicité des uns et des autres. Un partage intime s’est établi, parfois émouvant, de ce qui les avait fait se déplacer. Sentiments d’inutilité, d’insécurité, de fragilité, le «  tout à coup ce n’est plus comme avant », l’âge avancé, le besoin « d’un coup de main », la recherche d’une force qui redonne courage.

Pour en revenir à la célébration, à l’appel de Hervé, l’assemblée a imposé les mains pendant un moment de silence  Puis les personnes concernées se sont rapprochées de l’autel en demi cercle, pour recevoir le sacrement, sous la forme d’une onction sur le front et les paumes de la main, accompagnée d’une parole adressée à chacune  et à chacun :

« Par la grâce de l’Esprit Saint, que cette onction sainte vous réconforte et nourrisse en vous la passion d’aimer. »

Un déplacement qui avait un sens : en se détachant de l’assemblée, les seize devenaient plus proches, plus accessibles, exprimant ainsi par leur présence, leurs fragilités et leurs demandes d’aide pour franchir autrement un parcours inconnu.

…Nous avons qualifié ce sacrement de sérénité, car il s’adresse non seulement aux malades mais également aux personnes qui se sentent vieillir sans pour autant être atteintes par une maladie. L’âge avancé, la mort inéluctable qui se rapproche,  sont parfois difficiles à vivre, surtout dans la solitude. On fait l’expérience de ses nouvelles limites. Nos raisons de croire et d’espérer peuvent s’obscurcir et nous troubler jusqu’à faire douter de l’existence de Dieu. Mais c’est justement à cause de ces faiblesses que Dieu nous attend dans le creux de nous-mêmes.

Nous sommes invités à nous jeter dans ses bras comme l’enfant qui a soif de tendresse et d’amour.

Jacqueline Casaubon

 

 

 

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