La solidarité comme premier engagement

Nous sommes dans le temps de l’ouverture vers Pâques. La Foi dans le Christ dépasse toutes les conditions. Chacun et chacune, nous avons des histoires différentes, mais quelles que soient notre place dans la société, notre culture, et même notre religion, l’aventure humaine est la même. Tout se joue dans l’ouverture à l’autre, dans la capacité à accepter l’autre dans son altérité et à vivre ensemble.

Le « dessaisissement de soi » n’est-il pas cette « foi élémentaire »  en la vie, dont parlent des théologiens, et que l’on retrouve dans les récits évangéliques, à propos des miracles, chez ceux qui viennent à Jésus ?  Le « courage d’être », une expression de P. Tillich, ne participe-t-il pas à une certaine mystique de la vie qui suppose une promesse de la vie ? L’expérience d’une gratuité dans l’accueil de l’autre, l’étranger, ne permet-elle pas d’entrer dans une certaine « intimité de Dieu » comme Jésus ? Dans le désir du bonheur de l’autre, ne goûte-t-on pas au désir même de Dieu vis-à-vis de l’homme que Jésus a vécu et révélé jusque paradoxalement sur la croix ?

Lors du « Grand débat » du 19 mars à St Merry, nous serons à l’écoute des préoccupations des générations montantes qui vont devoir faire face à de gigantesques et graves défis comme l’avenir de la planète et les nouvelles dictatures économiques, politiques, sociales et culturelles rendues possibles à cause des nouvelles et puissantes technologies… La solidarité entre tous les hommes et toutes les femmes est le premier engagement pour une nouvelle humanité à construire ensemble.

Daniel Duigou

 

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1 Comment

  • Tout à fait en syntonie avec ce texte. L’option fondamentale de l’être humain, celle qui fait qu’on est « de Dieu, me semble être l’Autre comme origine, centre et fin, ou « moi etc. »
    Accidentellement, je dois dire qu’ayant passé un certain temps en France de retour, qui s’est révélé provisoire, du Mexique, j’ai experimenté être cet « autre » en France, passé par les cribles de l’acceptabilité, et ne me suis trouvée vraiment accueillie que par une musulmane et par une femme marginalisée. Je ne mets en cause la bonne volonté de personne, et je n’aurais peut-être pas fait mieux, je veux seulement remarquer la difficulté à accepter l’autre quand il est réellement là, et peut-être encore plus quand apparemment il n’est pas « autre ».
    Rassurez-vous, personne de Saint Merry n’est en cause…

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