Sous le charme de la musique française

Le dimanche 23 Février 2014 l'église Saint-Merry était pleine, une fois de plus pour un concert exigent : des mélodies françaises de Gabriel Fauré, Claude Debussy, Renaldo Hahn, et Léo Delibes. Un répertoire que l'on a peu l'occasion d'entendre, mais chanté merveilleusement par Helia Samadzadeh, soprano, en duo avec Eric Artz au piano. Un moment intense et plein de bonheur.

Le dimanche 23 Février 2014 l’église Saint-Merry était pleine, une fois de plus pour un concert exigent : des mélodies françaises de Gabriel Fauré,  Claude Debussy, Renaldo Hahn,  et Léo Delibes. Un répertoire que l’on a peu l’occasion d’entendre, mais chanté merveilleusement par  Helia Samadzadeh, soprano, en duo avec Eric Artz au piano. La voix d’Helia, légère et gardant un timbre naturel, mais servie par une technique superbe, est idéale pour ce répertoire.

Le programme choisi, en plus de proposer de belles mélodies, permettait une comparaison entre les styles de ces compositeurs « rivaux », qui ont souvent mis en musique les même poèmes. À croire qu’il y avait moins à l’époque de bon poètes que de bon musiciens.

Helia est d’origine iranienne, ce qui rend sont approche de la musique française touchante, car elle l’enrichie d’une sensibilité orientale, dans le phrasé et dans le timbre.

le concert d'Helia à Saint-Merry
le concert d’Helia à Saint-Merry

Enfin Helia est résidente à Saint-Merry, c’est donc notre amie. Il y a des grands talents chez nous, trois musiciens, deux cinéastes, et je ne compte pas les plasticiens et les poètes. La pastorale de l’art à Saint-Merry ne se limite pas à l’art dit « religieux ou sacré », si tant est que cette dénomination soit pertinente, elle est une ouverture sur ce qui se vit dans le monde, avec une recherche constante de partenaires jeunes ou innovants. Beaucoup d’initiatives sont prises à Saint-Merry, ce qui en explique le rayonnement. Mais cela n’aurait pas été possible sans l’Accueil Musical, 100 concerts gratuits par ans, et cela depuis plus de trente ans. L’obstination et la fidélité, ce sont aussi des composantes de notre pastorale. Mais quand on écoute Helia on oublie tout cela pour le moment présent, plein de bonheur.

Jacques Mérienne, photos Florence Carillon

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1 Commentaire

  • OUI, Hélia a été délicieuse,
    tout particulièrement dans le poème de Leconte de LISLE « les roses d’Ispahan »
    plainte tendre sur le regret d’un bonheur perdu, non oublié…

     » L’oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse,
    ne chante plus parmi la rose et l’oranger;
    l’eau vive des jardins n’a plus de chanson douce,
    l’aube ne dore plus le ciel pur et léger ».

    la voix d’Hélia a su être … vive, pure, légère et douce………

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