Le style François

Pape François 2François, l’évêque de Rome, est partout. Le quotidien Libération du 2 octobre lui consacre quatre pages positives dont celle de couverture. El País, le plus grand journal espagnol, passablement anticlérical, un jour sur deux parle de lui en bien et donne plein de nouvelles. Même Obama en a parlé publiquement.

Pourquoi toute cette agitation ?

Justement, certains trouvent que François parle trop. Je dirais qu’il s’exprime autant que les autres d’avant mais que, à la différence de ses prédécesseurs, il est audible et ce qu’il dit intéresse les gens, cathos ou pas. Avant on tournait la page ou on fermait le poste. Maintenant on prête une oreille attentive. Et si les cathos prêtaient attention avant par nécessité ecclésiale, beaucoup d’entre eux aujourd’hui boivent du petit lait. Mais d’autres rechignent. Ils trouvent que François est trop évêque de Rome et pas du tout « pape ». Mon Dieu, quelle ignorance ! Et ce n’est pas fini. Certains, les « experts », comme dans un blog de La Vie, se posent de questions méthodologiques. Sur le statut de la parole de François. Ils ont du mal à suivre, les experts.

Nous sommes en train de vivre un véritable « printemps »

Nous ne savons pas encore si le temps de la maturation arrivera. Ce ne sera facile pour personne, car nous serons tous impliqués et obligés à nous reformater. D’autant plus que, comme je l’espère, la collégialité et la responsabilité des églises locales seront grandes. Et là, plus question de dire : « C’est la faute à Rome ! »

 

Jesús Asurmendi

Tags from the story