TENEZ VOUS PRÊTS

À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage.
7 juillet 2016

1ère lecture : « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire » (Sg 18, 6-9)

Psaume : Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22

2ème lecture : « Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-12)

Evangile : « Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)

Commentaire des textes du jour.

Ni vous ni moi nous ne serons infectés par le moustique Zika à Rio.
Tant mieux. Nous ne courons pas le marathon
ni les 100 mètres obstacles aux jeux olympiques.
Nous n’aurons pas l’or ni même le bronze.
Même si nous ne sommes pas des champions olympiques, nous courrons quand même.

En fonction de ce que dit l’évangile
« là où est ton trésor, là est ton cœur ».
On court après notre trésor. Nous passons notre vie à courir.
Derrière quoi, derrière qui ?
Nous ne sommes pas comme Abraham qui partit sans savoir où il allait.
Nous donnons un nom à notre trésor, à la récompense de notre course.
Il s’appelle Jésus, notre Christ.

Il est avec nous mais il doit nous rejoindre de manière définitive.
Si la foi est une manière de posséder ce qu’on espère…
En attendant le maître, pour l’attendre il nous a dit de veiller,
de nous tenir prêts.

Pour qu’il nous trouve en train de faire ce travail,
« distribuer en temps voulu les rations de blé »,
autrement dit en servant les autres.
Voici en quoi consiste « veiller », ce que veut dire « se tenir prêts ».
Courir dans la foi et par la foi, attendre le maître,
se tenir prêts pour son retour veut dire servir.

Jésus Asurmendi
Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Dieu notre Père malgré l’état du monde, malgré l’état de l’humanité,
nous voulons te rendre grâce, te remercier.
C’est bien, « malgré ». Comme souvent.

C’est toi, en effet qui est à l’origine de notre planète,
de notre terre, de notre monde.
Une terre qui a tout pour nous enchanter
et qui grâce à l’intelligence dont tu nous as doté,
peut s’améliorer et se rénover
pour que tous nous puissions vivre ensemble.

Nous te remercions aussi pour toutes ces personnes,
aussi variées que nombreuses, qui de manière différente
nous réveillent et nous mettent en veille,
nous font découvrir des horizons nouveaux,
des perspectives inédites, des réalités inattendues.

Pour tous ces gens qui déclenchent des alertes,
font sonner les sirènes et les cloches pour nous réveiller
et nous prévenir des réalités à voir, des problèmes à résoudre,
des services à rendre, des hommes et des femmes à rencontrer et à aimer.

Surtout, Dieu notre Père nous te remercions pour ton Fils, Jésus,
notre Christ et maître que nous attendons, que nous espérons.
Lui que nous suivons, derrière lequel nous voulons courir pour vivre.
Pour Lui et par Lui nous te louons et nous te chantons.

Abraham partit, par la foi, sans savoir où il allait.
Lui Jésus, notre Seigneur, savait très bien où il allait
et où tout cela, sa vie et ce que tu lui avais demander de faire, le conduisait.
C’est là, sur la croix, qu’il dit : « Père entre tes mains je remets mon esprit ».
Ce n’est pas une formule, ce n’est pas un bon mot.
C’est le suprême courage de l’abandon.
Aux portes de la mort, au seuil du gouffre absolu.
C’est pourquoi tu lui as donné un nom, un nom au-dessus de tout nom.
C’est pour cela que notre trésor c’est lui et que nous voulons le suivre,
marcher vers lui et avec lui. C’est pour cela que nous avons besoin de ton Esprit,
celui qui l’a ressuscité d’entre les morts pour vivre et veiller,
pour nous tenir prêts. Que cet Esprit fasse de ce pain et de ce vin
les signes visibles de sa présence parmi nous,
les signes de son Corps et de son Sang.

Oui, en effet, nous proclamons à haute voix ta mort Seigneur Jésus,
nous célébrons ta résurrection et nous attendons que tu viennes,
non pas comme un voleur mais comme notre maître que tu es.
Nous n’avons pas besoin de somnifères pour nous endormir,
voir pour maltraiter les autres.

Il nous faut ton Esprit :
qu’il fasse de nous tous, de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur,
un seul corps et un seul esprit, ta véritable Eglise,
une Eglise de foi et de confiance dans les hommes et dans le monde.
Une foi qui sait où elle est son trésor,
une Eglise qui se tient prête…pour servir.
Toujours et tous. Nous te prions pour les vivants
et pour tous ceux que nous aimons toujours et nous ont quittés.

Jésus Asuemendi

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