Terroriste ou déséquilibré ?

Dimanche 9 septembre, juste en face de chez moi, un Afghan d’une trentaine d’années a agressé une dizaine de personnes avec un couteau et une barre de fer. Terroriste ou déséquilibré ?

Je me souviens du parcours tragique d’un jeune Africain, il y a quelques années. Il vendait des lampes de chevet qu’il fabriquait lui-même à partir de moitiés de calebasses. Certains soirs d’été, il en allumait plusieurs sur les bords du bassin de la Villette. Cela illuminait la soirée.

Il s’était installé sur les marches d’une maison du canal plus ou moins désaffectée. Au bout de quelques temps ses ennuis ont commencé. Son commerce s’apparentait à de la vente à la sauvette, sauf qu’avec ses lampes de chevet, il ne pouvait pas s’enfuir à l’arrivée des policiers. Il ne le cherchait pas d’ailleurs. Il a été contrôlé maintes et maintes fois. On lui a enlevé ses objets, son matériel. Il ne comprenait pas qu’en France on ne peut pas installer un commerce sans de multiples autorisations. C’était ce qui le faisait vivre. Je l’ai vu perdre pied au fil des mois. Ne plus écouter personne, boire, devenir agressif, violent. Se faire arrêter plusieurs fois et disparaître.

Je ne cherche en rien à justifier le geste criminel de cet autre migrant, mais comment ne pas se poser des questions sur l’accompagnement de ces gens qui ont mis tant d’espoir à atteindre nos rives dans la certitude d’une vie meilleure.

De nombreux Français donnent et se donnent sans compter pour venir en aide à ces gens venus d’ailleurs, je pense aux habitants de la vallée de la Roya, aux calaisiens ou à ce collectif du 19ème qui distribue tous les matins un petit-déjeuner aux migrants.

Cependant, désespoir, folie, comment ne pas perdre la tête ?

Claire

Billet du dimanche 23 septembre 2018

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