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Train du changement

L’an passé, la SNCF inaugurait la ligne grande vitesse Paris-Rennes. Grâce au travail de milliers de mains, les 2 villes, autrefois distantes de 2 heures, ne sont plus qu’à 1h20. Une Rennaise commente : « Je trouvais ça mieux avant.

  • Pourquoi donc ?
  • 2 heures, c’est le temps d’un film, c’est parfait. Que veux-tu que je fasse d’1h20 ? »

Je souris en imaginant la tête qu’auraient faite nos milliers de mains à cette réponse.

La notion de progrès n’est pas universelle, cette petite histoire l’illustre à sa façon. Le progrès n’est pas une amélioration s’il ne suit pas une direction, s’il ne porte pas une vision partagée.

Autre train. Les amas de structures en arrivant à Saint-Lazare ne sont pas spécialement beaux. Pourtant chacune répond à un besoin. Face à un problème, un homme a pensé un des éléments de ce fouillis, l’a visualisé et s’est dit que cet élément était la meilleure solution. Où que se portent nos yeux, nous contemplons donc le résultat d’une vision de nos semblables, née de l’urgence ou de la réflexion.

Donc le progrès advient en continu. Puisqu’il n’est pas nécessairement synonyme d’amélioration, il est bon de définir à l’avance l’orientation qu’on en espère pour pouvoir se positionner en société, en communauté et personnellement.

L’Église nous invite à être partie prenante du changement en société (Populorum progressio). Le Christ nous propose un modèle pour insuffler le changement autour de nous. À chacun la liberté de choisir ses progrès personnels.

Bon Carême !

Xavier D.

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