Un héritage d’optimisme

Les jours heureux. Affiche du film« Il faut être optimiste, c’est cela l’esprit de la résistance. »
Un jour, sur le point de me décourager, je suis tombée sur cette phrase de Raymond Aubrac qui m’a redonné de l’énergie.
Ses convictions nourrissent le documentaire réalisé en 2013 par Gilles Perret, Les jours heureux, avec les témoignages de Léon Landini, Stéphane Hessel, Robert Chambeiron, Daniel Cordier, Jean-Louis Crémieux-Brilhac.
Le film raconte la création du Comité National de la Résistance.
De mai 1943 à mars 1944, le CNR rédige un programme de mesures politiques et sociales, en prévision de la France libérée  :

  • création de la sécurité sociale
  • des retraites par répartition
  • des comités d’entreprise
  • nationalisation des énergies
  • nationalisation de quatre banques principales
  • liberté de la presse
  • indépendance de la presse par rapport aux pouvoirs d’argent

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’utopie des Résistants est devenue réalité.
Pouvons-nous considérer cette création de biens publics, être solidaires de la défense de la liberté et du souci de la justice, être acteurs de notre temps avec ses difficultés mais aussi ses ressources.
Dans la salle de cinéma où je suis allée le 2 février, le débat était ouvert : « Comment mener la bataille culturelle pour inventer de nouveaux jours heureux ? »
Et vous, quelle phrase, quel projet, quelle action soutient votre courage, votre espérance ?

 

Martine Le Gac


BA « Les Jours Heureux » Gilles Perret par leimal74