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Un opéra improvisé. Contradiction ?

Qui peut « illustrer » la Passion dans une rue ? Il ne s’agit pas d’illustrer mais de faire vivre des situations que nous connaissons tous : la tendresse et la dureté de la vie ; la tristesse et la joie de l ‘amour qui se dit ou se crie ; la révolte ou la passivité devant l’injustice…La vie, quoi !

Il a pourtant bien été donné dans les murs de l’église Saint-Merry la semaine dernière.
Bien sûr il y a eu des répétitions, même un « filage » et une « générale ».
Le texte, connu de l’évangile de la Passion de saint Matthieu n’est pas à réinventer. Mais chacun s’en est emparé à sa manière, dans un cadre bien défini : une rue, aujourd’hui, dans une ville ou les poteaux électriques définissent l’espace. Le réalisateur, Jacques Mérienne, présent tant sur le plateau que sur son siège de metteur en scène a laissé toute sa place à la musique improvisée par des musiciens de l’ONCEIM, menés par Jean Sébastien Mariage depuis sa guitare électrique. Une bonne partie des comédiens et musiciens sont connus des médériciens puisque résidents de Saint-Merry.

Qui peut « illustrer » la Passion dans une rue ? Il ne s’agit pas d’illustrer mais de faire vivre des situations que nous connaissons tous : la tendresse et la dureté de la vie ; la tristesse et la joie de l ‘amour qui se dit ou se crie ; la révolte ou la passivité devant l’injustice…La vie, quoi !

Trois soirées nous été données à partager avec comédiens et musiciens, trois soirées mais uniques puisqu’ayant chacune sa part d’improvisation. L’humour, la danse, le « grotesque » parfois font penser à ce que pouvaient être les Mystères joués au moyen âge sur les parvis des églises.
Ici point de parvis mais une scène longue, tout au long de la nef, a transporté la rue dans l’église et ses habitués (habitants ?) qu’ils soient vagabonds, crieurs ou promeneurs ; ils ont mené leur vie au rythme du texte de la Passion. Les instruments se sont mis en accord avec la gestuelle -et vice et versa- et, texte et comédiens, ont trouvé à nous raconter ce que Passion veut dire entre eux, entre eux et nous, aujourd’hui et de tout temps.

Une belle aventure que l’on voudrait voir se poursuivre pour le bonheur de tous ceux qui n’ont pu y participer.

Merci à la Petite Troupe et aux musiciens de l’orchestre ONCEIM.

Florence Carillon

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