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UN SITE BIEN VIVANT… PENDANT LE CONFINEMENT

Le site (www.saintmerry.org) est nouveau par la restructuration des rubriques, la richesse et la diversité de l’iconographie, par la cohérence et la qualité des articles. Il est devenu un véritable lieu de réflexion donnant l’image d’une pastorale urbaine d’un type renouvelé. Le confinement a donné du temps aux contributeurs et aux lecteurs. 

Il se singularise d’abord par une grande diversité des contributions !
Une nouvelle rubrique s’imposait : « Au temps du virus », qui s’est déployée largement…. Et le premier onglet « Vivre et partager au temps du virus » a ouvert à de nombreux commentaires et expressions personnelles …. 

Notre rythme hebdomadaire de célébration s’est retrouvé dans l’onglet « Lire ensemble les textes du dimanche », depuis le 22 mars jusqu’à ces jours en passant par la semaine pascale. A chaque dimanche son équipe, avec le lutrin, les fleurs, les lectures, les « prises de paroles », l’accueil, l’envoi… Des échanges et même 6×6 à distance, et des commentaires (parfois un peu bavards), le tout avec de magnifiques et pénétrantes illustrations.
Et aussi par le site, nous avons pu évoquer ces ami-es qui nous ont quitté en ces jours, Geneviève, Sabine, Laure, partager à distance la peine de leurs proches.

Pendant le temps fort de la Semaine sainte, Voir et Dire proposa un « évènement » quotidien : le dialogue entre les Textes et une création originale proposée par un artiste ayant déjà exposé à Saint-Merry ; les dimanches suivants, le dialogue s’est enrichi avec une découverte d’artistes classiques et contemporains qui ont permis de relire de manière originale des « mots-clés » des textes bibliques. Preuve que l’art est une dimension importante dans notre pastorale, que la beauté et la surprise sont liées au spirituel.

Et enfin, les « Chroniques de la crise » : 58 « chroniques quotidiennes » de Jean-François Petit, mais aussi la reprise de nombreuses chroniques avec les Jean Verrier, Pierre Sesmat, Alain Cabantous, Jesus Asurmendi, Jacqueline Casaubon… et d’autres chroniqueurs « de passage », à la parole forte, et très lus : Mickael Moore, Jose Arregi, « le prêtre tchèque ».

Une vitalité qui a porté ses fruits : une fréquentation en forte hausse !
À la mi-mars a été remis en marche l’observatoire statistique du site, interrompu pour des raisons techniques depuis février 2019, qui a permis une première analyse de cette fréquentation depuis le début du confinement… Pour cette observation, plusieurs paramètres sont disponible : l’évolution du nombre de pages vues avec des temporalités différentes et les fluctuations par semaine, le nombre de visiteurs, les types d’articles.

Première observation : le nombre de visiteurs 

Les dernières semaines les moyennes journalières de fréquentation ne sont pas descendues en dessous de 500, avec des pics autour 1700 vues/jour, et plus encore pendant la semaine pascale. On constate une reprise très forte de lecture des articles : les moyennes journalières montent et sont bien supérieures aux années antérieures.
Comment expliquer les fluctuations par semaine ? il y a les effets du temps liturgique. Le site tient-il de l’ancien missel des dimanches réinventé par Internet ?

Deuxième observation : le nombre de visiteurs et les pages lues 

  • Les visiteurs varient de 1700 à 2800 par semaine. C’est beaucoup. Les visiteurs lisent entre 2,5 et 3,5 pages, cela est variable d’une semaine à l’autre et doit dépendre de l’intérêt des articles et de la présence d’articles blockbuster. Ils sont fidélisés. Quand on arrive sur le site, on est séduit et on devient curieux.
  • Les samedis et dimanches sont de «bons jours», en termes de fréquentation. Sans célébration vidéo, mais avec une réelle communion spirituelle.

Quelles conclusions en tirer dans l’immédiat ?

  • On a bénéficié de deux éléments importants : le confinement a permis aux auteurs de produire et aux lecteurs d’y venir, car ils avaient plus de temps. Mais comment le site va-t-il trouver sa forme de déconfinement ?
  • Ces statistiques semblent liées à l’originalité des sujets et au caractère lui-même original de la forme du site. Saintmerry.org sort de l’ordinaire ; cela se sait ; on le dit et on y revient
  • On pourrait ainsi faire une analyse fine de l’intérêt pour les articles et le genre : il faudrait l’approfondir avec une typologie du type : article de débat / article très original / article de « Mémoire » qui touche les lecteurs / article ciblé sur la communauté / chroniques de différents auteurs identifiés et suivis etc.
  • Pour les célébrations, on devrait pouvoir connaître le nombre de visiteurs. 
  • Mais il ne faut pas dissocier cela de la manière dont les auteurs ont diffusé leur production. Un exemple : « Quand l’art fait sourire » (réalisé par le syndicat des Guides-Conférenciers et diffusé par Voir et Dire), a intéressé des générations jeunes qui ont des réseaux puissants et ne sont pas cathos. Ils ont largement diffusé. Idem pour François Kenesi pour les « Rameaux »-
  • L’art avec sa dimension spirituelle fait un « tabac » généralement, mais tout dépend de l’artiste. Pascale Peyret et Christian Boltanski évoquent des noms connus ; le lectorat y va plus aisément.

Sous réserve d’observations plus approfondies, on « perçoit » les publics suivants :

  • les cathos « de base » de Saint-Merry qui apprécient la nouvelle dynamique du site
  • les cathos extérieurs, engagés dans les débats et qui flashent sur des titres accrocheurs
  • les personnes des réseaux des auteurs qui reviennent, à condition de maintenir le niveau des articles
  • les personnes qui viennent occasionnellement après avoir repéré un mot. On ne sait s’ils lisent autre chose
  • quelques membres de la paroisse ont apporté des contributions et commentaires ; un signe de solidarité pastorale.

Le nombre de commentaires est révélateur de l’intérêt pris aux articles, mais ils sont très majoritairement issus d’habitués de ce site. On voit pourtant que certains papiers s’adressent à un public plus large. Par exemple, les années précédentes, il y eut des pointes de fréquentation liées à des évènements comme la Nuit sacrée.  Il sera possible de faire une analyse des provenances géographiques des visiteurs, les investigations précédentes avaient signalé des visites du Canada, de l’Afrique francophone….

À noter que le site de Saint-Merry est très atypique parmi les sites « d’Église » : il privilégie les flux, et a laissé beaucoup de place aux articles de laïcs ou introduits par eux. La régularité de la production de nouveaux articles a été exceptionnelle ces deux mois et mériterait l’analyse d’un regard extérieur. 

Est-ce que ce site participe de l’émergence d’une Église nouvelle, aux confins de la communication recherchée dans un monde en quête de sens ? Le site préfigure-t-il « l’Après » ? La vitrine fut très riche… Elle est à l’image d’une communauté qui s’affirme comme vivante et a révélé ses potentialités d’être au monde. Et il ne reste qu’à continuer, autrement encore.

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