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Une aventure spirituelle

« Saint-Merry, ce n’est pas une paroisse qui gère des sacrements. Ce n’est pas une communauté qui organise des débats, des expositions et des concerts. C’est une aventure spirituelle... ». Par Daniel Duigou

Saint-Merry 5 juin 2014Ce que je voulais dire et que je n’ai pas dit

Jeudi de la semaine dernière (1)Le jeudi 12 juin., lors de notre réunion des groupes de Saint-Merry, je n’arrivais pas à lire mes notes griffonnées dans tous les sens sur un papier. Résultat : j’ai improvisé en vous disant le quart de ce que je voulais dire.  Voici mes notes que j’ai transformées en phrases pour les rendre plus compréhensibles. Ce qui suit n’est donc qu’un brouillon à prendre comme une suite d’éléments de réflexion pour susciter chez le lecteur d’autres réflexions, et ainsi de suite… 

Une aventure spirituelle

Saint-Merry, ce n’est pas une paroisse qui gère des sacrements. Ce n’est pas une communauté qui organise des débats, des expositions et des concerts. C’est une aventure spirituelle voulue par le cardinal Marty dans la foulée du concile Vatican II qui s’était terminée par cette proclamation : « Dieu aime le monde ».

Qu’est-ce que ça veut dire ? Vivre une aventure c’est toujours partir, partir pour découvrir, inventer et naître à nouveau. C’est vivre le présent comme un commencement. C’est vivre de l’Esprit. L’image biblique qui me vient en tête est celle de la tour de Babel. Dans le récit, les hommes meurent (ils deviennent des morts-vivants) en décidant de « s’installer » (2) La traduction du verbe en hébreux., de ne plus vivre les risques de l’aventure et de préférer le confort de l’habitude à l’aléatoire de l’expérimentation. D’ailleurs, ils ne parlent qu’une seule langue, qu’un seul mot, pour éviter l’équivoque. Pas de conflit : ils sont réduits à n’être que des machines remplissant une fonction. Dieu intervient alors pour les remettre sur le chemin de l’aventure, celui du désir et de la vie. La multiplicité des langues, loin de les condamner, leur ouvre le champ de l’interrogation et du dialogue, et les remet en marche.

Le quarantième anniversaire va être une formidable occasion de faire le point, comme pour tout voyageur traversant une mer, un désert ou un ciel étoilé. Qui sommes-nous ? Et, pour éviter de rester dans notre fantasme, comment sommes-nous perçus à l’extérieur ? Où sommes-nous arrivés, d’où venons-nous et où voulons-nous aller ? Pas de nostalgie qui nous fixerait à un passé révolu, au contraire.

S’il est important de regarder derrière nous et de faire l’inventaire de nos étonnantes richesses dans un monde où l’individu a tendance à se replier sur lui-même, c’est pour mieux regarder l’horizon (2025) et dessiner de nouvelles perspectives avec si possible des crayons de couleur. Avec une question : quelle Eglise, pour quel monde ? Ou, autrement dit : à quel Saint-Merry rêvons-nous, pour quels hommes et quelles femmes de notre temps ?
Dans la première formulation, le mot Eglise ne s’oppose pas à monde. Il s’agit d’esquisser une rencontre. Un sacrement ? J’ai envie de poser la question différemment : quelle Eglise voulons-nous vivre pour mieux vivre le monde, et, dans la foulée, quel monde voulons-nous vivre pour mieux vivre l’Eglise ?

La question nous invite à partir, à larguer nos amarres, celles que nous avons peut-être fabriquées sans nous en rendre compte et qui nous retiennent dans des habitudes ou des règles qui peuvent ressembler à des dogmes, et à quitter nos chapelles que nous avons pu construire pour nous sentir, là aussi sans le vouloir, propriétaires d’une mission.
Une invitation, donc, à changer nos lunettes pour voir, voir autrement, et nous situer différemment par rapport à l’autre et au monde, dans un nouveau style (3) Un clin d’œil au théologien Christoph Theobald (Le christianisme comme Style)., dans une nouvelle praxis (4)Un clin d’œil au théologien Claude Geffré (Le christianisme au risque de l’interprétation).. A écouter le monde et à inventer l’Eglise dans un seul et même mouvement qui s’appelle l’Espérance.
Ecouter pour inventer. Inventer pour écouter.

Ecouter

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Dieu est à l’écoute des hommes. Ainsi, après l’épisode du Buisson ardent, Dieu dit à Moïse : « J’ai vu la misère de mon peuple en Egypte et je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs de corvée ». Et Dieu envoie Moïse libérer son peuple, les fils d’Israël.

Depuis 1975, l’année de l’arrivée de Xavier de Chalendar à Saint-Merry, le monde a changé. Quel sont aujourd’hui les nouveaux défis à affronter ? Les nouvelles solidarités à vivre ? En particulier, après quarante ans, une nouvelle génération est arrivée ; avec Internet, son espace s’élargit à la dimension de la planète et son temps se rythme au milliardième du milliardième de seconde permettant aux superordinateurs de remonter jusqu’à l’origine du monde tout en découvrant de nouvelles planètes hors du système solaire. Quelles sont les aspirations de la génération Y ?
Des rencontres avec des jeunes de Saint-Merry nous apprennent qu’ils sont moins dans la question de la liberté ou de la mort symbolique du père (la contestation des institutions et, plus généralement du politique) mais plus dans la problématique de l’identité et celle des repères (la quête d’une nouvelle culture). Pour eux, la violence est plus celle générée par l’indéfini que par l’interdit. Et lorsqu’ils nous disent qu’ils aspirent à des temps de silence et de méditation, ce n’est pas forcément pour refuser le politique mais pour le vivre différemment. Comment les aider à découvrir leur destin ? Saint-Merry deviendra leur communauté si Saint-Merry leur permet d’y trouver dans la liberté, la sérénité et la pluralité des rencontres, les éléments pour bâtir leur propre projet de vie. Saint-Merry mourra si cette communauté ne change pas sa façon d’être pour penser avec eux son avenir.

L’histoire se construit. Quelque chose de l’ordre du dévoilement du sens est à l’œuvre (n’y-a-t-il pas là, en arrière fond, une dimension apocalyptique et eschatologique ?). La récente création de l’atelier Actu va bien dans ce sens ; son activité et son influence sur la vie des groupes et dans nos célébrations commencent tout juste à se faire sentir.

Mais, l’écoute, c’est aussi celle de notre propre écoute, au sein même de notre communauté. Cette fonction concerne bien sûr la circulation de l’information et la coordination des activités. Mais elle interroge surtout notre capacité à nous respecter au-delà de nos différences d’opinion dans des domaines aussi importants et aussi sensibles que le politique, l’économique, le culturel ou le sexuel. Il en va de notre capacité à vivre l’altérité et, donc, de notre capacité à vivre l’Espérance.

La culture du débat, l’un de nos principaux poumons, suppose que nous apprenions à écouter l’autre dans sa singularité, c’est-à-dire dans son histoire qui rend compte de ses convictions, et dans sa sensibilité qui rend compte de son humanité. Nous ne sommes  ni un parti politique ni un syndicat. Mais alors, qu’est-ce qui nous oblige à confronter nos idées sur l’homme et le monde ? Et en quoi, paradoxalement, le fait d’accepter la dispute participe à la signification de ce qui nous réunit ? Nous sommes loin d’avoir épuisé le sujet lancé l’année dernière lors de l’AG à propos de la fraternité.

Mais nous ne pouvons pas continuer à développer cet art de la confrontation sans apprendre à nous écouter, à écouter et à entendre l’autre dans sa singularité.

Une dernière remarque à propos de l’écoute. Ecouter, cet exercice qui participe à cette valeur biblique qu’est la connaissance, ne se réduit pas à la dimension affective. Elle exige une mise à distance qui permet une interprétation. La formation (au « penser ») sera l’année prochaine très utile si nous voulons nous interroger sur notre propre recherche et garder ainsi une pertinence dans notre réflexion.

Inventer

Mains coloréesPour Jean-Claude Thomas, prêtre et compagnon d’aventure de Xavier de Chalendar dans la décisive première étape de Saint-Merry, la créativité est le fondamental (ou l’essentiel, ou le vital) du projet. Mais n’est-ce pas effectivement l’essentiel de la vie, ce qui fait la vie c’est-à-dire ce qui rend vivant l’être ?

A proximité de Beaubourg, il fallait un lieu qui accueille aussi l’art pour signifier que la création (ou l’acte de créer) est au cœur du vivant, au cœur de notre foi. Transformer l’église en une galerie d’exposition ou une salle de concert ? Non, ouvrir les grandes portes de l’église sur la rue, exposer des peintres qui ne trouvent pas forcément ailleurs un espace pour faire connaître leur travail, permettre à la musique contemporaine de développer sa recherche d’expressions dans des sonorités et des grammaires nouvelles, dans des exercices d’improvisation laissant l’imprévu surprendre et interroger, c’est écouter le monde et faire (inventer) le monde (5)Sans doute faudrait-il que ceux qui programment habituellement les expositions, les concerts et autres manifestations artistiques, et qui sont nos premiers partenaires, s’attachent à mieux penser avec la communauté, et réciproquement, aux perspectives de Saint-Merry,  dans une même dynamique créative.. N’est-ce pas accueillir la modernité d’une société en pleine transformation à la recherche de nouveaux repères, n’est-ce pas accepter de se confronter aux nouveaux langages du vivant, entendre la fracture du monde, décrypter le travail de création qui en résulte, s’interroger sur le sens à venir, et n’est-ce pas la meilleure manière d’écouter l’homme qui est en train de naître tout en participant nous aussi à la venue d’un monde nouveau ? Vu ainsi, cette ouverture à l’art est en soi une liturgie de la parole. Dieu nous parle au cœur des événements, ceux d’une création en train de se créer ; croire en cette création qui dit Dieu, le Dieu de la Bible, celui de Jésus le Christ, c’est participer nous-mêmes au processus créatif et permettre à la nouveauté d’advenir. L’intelligence de l’Evangile que nous proclamons chaque jour à Saint-Merry passe par celle de l’art que nous exposons avec fierté comme expression d’un dévoilement  auquel j’ai fait déjà allusion. Mais sans doute faudrait-il aller plus loin dans cette compréhension du créatif pour devenir nous-mêmes des créatifs dans ce que le monde attend de nous en tant qu’Eglise (ou communauté d’Eglise) : être les prophètes d’un « royaume » en train d’advenir. Ne pas être des spectateurs d’un monde en mouvement, sur le bord de la route, mais des créatifs qui, impliqués dans ce monde, le décryptent et l’interprètent, et, ainsi, participent à la création du sens. C’est l’évangéliste Jean qui insiste sur le faire la vérité. Jésus est mort !

Mais alors, si nous sommes dans le temps de la résurrection, encore faut-il le croire vraiment et faire (participer à) la vérité dans ce monde de la modernité ou, puisque nous assistons à la fin de la modernité, dans celui de la postmodernité (6)Encore faudrait-il définir ce qu’on entend par modernité et postmodernité…. Il s’agit de vivre le Christ. Et dans ce sens, Saint-Merry est (toujours) à créer. Aujourd’hui, dans l’aujourd’hui de notre temps, un langage est à inventer pour dire ce Dieu qui vient. Ouvrir largement les petites et grandes portes de l’église au point de transformer cet espace en une nouvelle rue du quartier (surtout en été !), mettre l’art au centre de notre liturgie de la parole, recevoir et bénir des rencontres ou des existences qui bousculent les consensus d’hier, développer la culture du débat, sont un langage qui participe déjà à une pastorale de la ville. C’est une façon d’être au monde, un style qui définit un nouveau rapport au monde comme signifiant d’une foi en la résurrection.

Mais le monde continue de changer et de nous interroger. La question est alors : quels sont les nouveaux signes à produire pour développer aujourd’hui une nouvelle grammaire de la foi ?  Ayons des idées et soyons fous ! Une idée parmi d’autres : ouvrons l’église de Saint-Merry tous les soirs, lorsque la capitale vit à un autre rythme que dans la journée, lorsque les autres églises de Paris restent fermées (7)La basilique du Sacré-Cœur qui expose toutes les nuits le Saint-Sacrement est une exception à Paris.. Oui mais, qu’aurions-nous à proposer d’autres que les concerts que nous programmons déjà et fort heureusement ? Et d’une façon plus générale, comment pourrions-nous participer au ré-enchantement du monde ? L’année prochaine pourrait être d’ailleurs l’occasion d’inviter des acteurs de la société d’aujourd’hui, des penseurs qui scrutent chacun dans sa discipline (sociologie, philosophie, politique, psychanalyse, etc.) les signes du monde nouveau. Par-là même, un autre axe est à considérer. S’il s’agit d’inventer, d’inventer une autre façon de faire communauté pour le monde, nous pourrions aussi nous demander comment faire communauté pour nous-mêmes et autrement.

Pour le dire différemment : comment pourrions-nous ré-enchanter notre propre communauté ? La coresponsabilité et la subsidiarité participent très fortement à la fraternité que nous voulons vivre entre nous à Saint-Merry. Est-ce trop de dire que c’est, parmi d’autres, et après quarante ans d’expérience, une grâce ? Mais peut-être pourrions-nous  aller plus loin. L’écoute (ou la non-écoute) entre-nous est un sujet permanent et brûlant. Il y a là une vraie souffrance à entendre : un désir d’être entendu qui se heurte à ce qui semble être une impossibilité. Le symptôme d’un malaise qui est tel que, parfois, souvent même, le conflit ou le procès semble être le seul mode de communication entre nous.

Mais, rassurons-nous, ce travers (ou cette dérive ou ce glissement) est propre au bout d’un certain temps à tout groupe (à commencer par un groupe particulier qui est le couple) ; le seul problème est que cette communication détruit à la longue, épuise les énergies et creusent un fossé qui peut devenir infranchissable si d’autres modes de communications ne sont pas mis en place.
Aussi, parallèlement aux débats qui nous exposent inévitablement et parfois violemment à l’opinion de l’autre, surtout lorsque les sujets sont sensibles et touchent l’intime, ne pourrait-on pas se réserver des temps où l’on n’engage pas une discussion mais on privilégie l’écoute et seulement l’écoute de l’autre, en le recevant dans son histoire et sa sensibilité. Cette expérience se vit déjà ailleurs, dans d’autres lieux. Nous l’avons une fois, une seule fois vécue à la fin de l’année dernière à propos du bonheur. Ne serait-ce pas à refaire à propos d’autres thèmes comme par exemple celui de la fin de vie (8)En relisant mes notes, je me demande même si cette attention à l’écoute du monde et de l’homme (des hommes et des femmes …) ne nous dirige pas vers une sorte de ministère de l’écoute à inventer. Je constate en particulier un nombre croissant de personnes qui viennent me voir parce que, engagés dans des problématiques existentielles redoutables, les amenant parfois à s’engager dans une analyse, elles éprouvent la nécessité spirituelle de réécrire leur catéchisme pour avancer dans la vie.?

Deux remarques

  1. Ecouter et inventer sont deux actes qui s’inscrivent dans une attitude d’amour qui est celle de la foi. Ils constituent un langage qui structure l’individu. Une façon d’être à l’autre et au monde, de comprendre la vie et de s’inscrire dans un réel. Deux actes qui témoignent de la liberté d’une personne (en tant que sujet) tout en la libérant (des actes qui la rendent libre). Une Eucharistie qui l’associe au Christ ?
  2. A partir de la prochaine AG (le 19 octobre), nous ouvrirons un chantier qui devra aboutir à un projet en juin ou en septembre 2015. Il nous faudra trouver une méthode pour trouver ensemble une idée claire et forte, mobilisatrice et structurante, nouvelle clé de voûte de Saint-Merry, à partir de laquelle nous pourrons repenser dans un nouveau souffle notre organisation et nos activités pastorales.

Une dernière réflexion, en guise de conclusion

La question « quelle Eglise, pour quel monde ? » n’est pas d’abord un exercice intellectuel, politique, théologique ou ecclésial. Elle renvoie d’abord et fondamentalement à la question du bonheur et, donc, à celle du désir et des sens. La question de Dieu, c’est celle du bonheur de vivre, d’aimer et d’être aimé, d’être et d’exister. La question « quelle Eglise, pour quel monde ? » nous invite à une conversion, dans le vrai sens du mot. Il ne s’agit pas de simplement changer – ce qui ne serait qu’une banale invitation –  mais plus précisément de faire un retour à l’essentiel, à l’origine de la foi, au commencement. Le premier mot du premier psaume est : « heureux » (l’homme).

L’aventure spirituelle est celle de l’artiste qui crée pour sortir victorieux de son combat entre la vie et la mort. D’un point de vue existentiel, n’y a-t-il pas combat plus grand ? Cela me rappelle la confession du critique d’art à la télévision, à l’époque du Noir et Blanc ela barque des migrantst de Léon Zitrone, Adam Saulnier. Journaliste, il était aussi peintre. Dans un couloir de Cognac Jay, il me dit un soir : « Je peins pour ne pas devenir fou ». Ne sommes-nous pas nous aussi engagés, personnellement, chacun(e) à notre façon et selon notre propre histoire, dans un même combat, et à Saint-Merry, collectivement, en tant que communauté –  comme d’ailleurs le monde mais à une autre échelle – dans la même exigence, celle de trouver et de proposer un chemin de vie (une nouvelle gouvernance ? un nouveau paradigme ?) qui sauve l’homme. Les Béatitudes ?

Le 40ème anniversaire va nous renvoyer à la question du désir et, en particulier de celui d’être heureux. Et, par-là même, à notre capacité à être heureux. A vivre le bonheur de vivre et d’exister, dans la dynamique du vivre ensemble.

Dans les Actes des Apôtres, il est clair que, pour Luc, ce n’est pas la croix qui sauve mais la résurrection. Aussi, dans cette vision de l’histoire (de la foi), ne s’agirait-il pas d’inventer Saint-Merry pour vivre la résurrection et la signifier dans l’aujourd’hui de notre temps en faisant de notre façon de faire communauté, de faire événement par là même, dans une fraternité nouvelle, un signifiant-maître? Et, ainsi, vivre de la liberté comme acte d’amour qui libère ?

A l’appel du Christ et dans le souffle de l’Esprit, dans une naissance qui passe, oui, par une mort…

Daniel

Notes   [ + ]

1. Le jeudi 12 juin.
2.  La traduction du verbe en hébreux.
3.  Un clin d’œil au théologien Christoph Theobald (Le christianisme comme Style).
4. Un clin d’œil au théologien Claude Geffré (Le christianisme au risque de l’interprétation).
5. Sans doute faudrait-il que ceux qui programment habituellement les expositions, les concerts et autres manifestations artistiques, et qui sont nos premiers partenaires, s’attachent à mieux penser avec la communauté, et réciproquement, aux perspectives de Saint-Merry,  dans une même dynamique créative.
6. Encore faudrait-il définir ce qu’on entend par modernité et postmodernité…
7. La basilique du Sacré-Cœur qui expose toutes les nuits le Saint-Sacrement est une exception à Paris.
8. En relisant mes notes, je me demande même si cette attention à l’écoute du monde et de l’homme (des hommes et des femmes …) ne nous dirige pas vers une sorte de ministère de l’écoute à inventer. Je constate en particulier un nombre croissant de personnes qui viennent me voir parce que, engagés dans des problématiques existentielles redoutables, les amenant parfois à s’engager dans une analyse, elles éprouvent la nécessité spirituelle de réécrire leur catéchisme pour avancer dans la vie.

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