Ma vie n’est qu’un souffle

 

Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Dimanche 4 février 2018

PREMIÈRE LECTURE (Jb 7, 1-4.6-7)
« Je ne compte que des nuits de souffrance »
PSAUME (Ps 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7)
Bénissons le Seigneur
qui guérit nos blessures !
1 Co 9, 16-19.22-23)
« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! »
ÉVANGILE (Mc 1, 29-39)
« Il guérit beaucoup de gens
atteints de toutes sortes de maladies »

Mot d’accueil

Chers frères et sœurs dans le Christ, Mesdames et Messieurs, à vous qui nous avez rejoints spécialement aujourd’hui quelles que soient vos convictions religieuses, nous sommes réunis aujourd’hui, Congolais et Français, pour prier ensemble sur la situation sociale, économique et politique très inquiétante qui prévaut au Congo Kinshasa.

Vous le savez peut être, depuis le 19 Décembre 2016, le second et dernier mandat du Président Kabila a expiré. Celui-ci a décidé de ne pas respecter les accords signés sous les bons auspices de l’Eglise catholique au Congo. C’est ce qui énerve et soulève la population qui en a ras-le-bol  d’une situation qui perdure depuis trop longtemps. Des Laïcs catholiques, ainsi que d’autres confessions religieuses ont rejoint l’initiative prise par le Comité laïc de Coordination, CLC, d’organiser des marches pacifiques pour que ces accords soient respectés.
Deux de ces marches, le 31 déc., le 21 Janvier ont connu une violente répression de la part des militaires et policiers qui ont tiré à balle réelle sur les chrétiens marchant calmement tandis que d’autres ont dû subir des tirs de bombes lacrymogènes en pleine messe… Plus d’une trentaine de morts, plusieurs centaines des blessés et arrestation ont déjà eu lieu. Nous ne pouvons rester indifférents à tout cela.
C’est la raison de notre eucharistie : prier pour qu’advienne la paix, la sécurité et le mieux-être au Congo-Kinshasa. Nous vous en remercions d’avance de l’attention et du soutien que vous voudriez bien accorder à notre peuple qui souffre.

Jean-François Petit

Mot de la fin

(non lu, parole laissée au Père Santedi, théologien de RDC, ancien « vicaire » à st Merry et au responsable de l’aumonerie des congolais de Paris)

Frères et Sœurs, Mesdames et Messieurs, nous vous remercions infiniment pour votre participation à cette célébration eucharistique. A ce stade, nous ne pouvons que lancer un appel alarmant aux uns et aux autres pour rester vigilants sur ce qui peut encore arriver au Congo Kinshasa. Les issues de cette sortie de crise ne sont pas encore claires. Mais elles passent déjà par la libération de vos frères et sœurs au Congo. Tout un peuple, est pris en otage comme l’a dit le Cardinal Mosengo. Merci à la communauté de st Merry de nous avoir accueillis et soutenus car oui, nous avons besoin de partager avec vous.

Jean-François Petit

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *