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Visages de l’Épiphanie

Où trouver Dieu aujourd’hui ? Dans la crèche et les représentations ou dans l’attention et le regard des autres ?…dans leur fragilité ? Mais alors, comment trouver l’Autre ?

Le mode de vie de la société contemporaine s’appuie beaucoup sur les moyens de communication numériques. Pourtant il reste très individualiste et tout un langage permet d’ignorer l’Autre ou la souffrance de l’Autre. Pour éviter de s’appesantir sur le sort d’un mendiant, on dira : « bah, de toute façon, il va acheter du vin avec cet argent ». Puis on file, dans la droite ligne d’une parfaite justification morale.

Par bonheur, notre programmation neuronale nous inviterait à être naturellement connecté aux autres. Nous possédons de petits neurones dits « neurones-miroirs ». Ils nous informent bien malgré nous ou au contraire selon notre souhait de ce que ressentent les autres. Il suffit de voir un visage réjoui pour se sentir réjoui et vice versa : il suffit de voir un visage triste pour éprouver, d’une certaine façon la tristesse de l’autre. Non que nous prenions sa place. Mais un espace existe en nous où nous pouvons faire résonner la tonalité affective qui anime l’altérité. C’est ce que, sans avoir trop ce conscience des processus engagés, on nomme « l’empathie ». Dans les sociétés totalitaires ou déshumanisés, on tend à bloquer ce processus. On le fait également dans les écoles contemporaines de bourreau. Voir à ce sujet, les rapports de l’A.C.A.T. et les travaux de Françoise Sironi.

Qu’est-ce être chrétien aujourd’hui et citoyen du monde ? N’est-ce pas entretenir ce lien sacré qui nous permet d’être en résonnance les uns avec les autres ?

Cathy L.

Billet du dimanche 5 janvier 2020

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