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Vivre en conscience nos situations familiales

En invitant le lundi 8 février, le père Jean-Luc Brunin, nous attendions un témoignage direct d’un acteur du Synode sur la Famille. En ouvrant ce synode, le pape avait invité les évêques à « parler avec liberté et franchise et écouter avec humilité ».

En invitant le lundi 8 février, le père Jean-Luc Brunin, nous attendions un témoignage direct d’un acteur du Synode sur la Famille. En ouvrant ce synode, le pape avait invité les évêques à « parler avec liberté et franchise et écouter avec humilité ». Le père Brunin a évidemment retenu cette consigne.

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Tout en assumant une importante responsabilité au sein de la Conférence des Evêques de France, comme président du Conseil Famille et Société, il nous a parlé vrai. Jusqu’à reconnaître que face à certaines situations, le synode avait fait « le service minimum ».

En attendant d’analyser plus précisément les apports de Mgr Brunin, nous ne reprenons ici que quelques éléments.

Ce synode a voulu sortir d’une morale qui édicte des “il faut“ ou des “tu dois“. Il a cherché à donner toute sa place à la conscience humaine. Une conscience éclairée, accompagnée qui permet à chacun d’avancer sur le chemin du discernement. Le chemin à prendre, la destination finale appartiennent à chacun. L’Eglise ne se substitue pas à la décision personnelle. On retrouve une tradition chrétienne où la conscience est “le sanctuaire où Dieu parle au cœur de l’homme“. Selon le père Brunin : « On sort d’une période où il y avait des règles pour aller vers une Eglise de la miséricorde ».

Renvoyant à divers paragraphes des conclusions du Synode*, le père Brunin a montré comment ces principes énoncés s’appliquaient à diverses situations familiales tout en invitant des laïcs à se former à l’écoute de l’autre pour accompagner les personnes vivant ces situations.

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Il ainsi évoqué les “divorcés engagés dans une nouvelle union“ (et non les “divorcés-remariés“), les personnes ayant une “homosensibilité“ (et non “homosexuelles“), les époux devant leur choix de “procréation“ (et non de “contraception“). Heureusement, derrière ces tournures de langage, le père Brunin a rappelé qu’au synode, les évêques avaient pris le temps de regarder les réalités telles qu’elles sont. Il a dit à peu près : « Nous n’avons ni voulu avaliser ce qui est dans l’air du temps, ni simplement rappeler la doctrine de toujours ». Tous ont besoin d’un regard de compréhension, de miséricorde. En un mot, chacun doit savoir qu’il est aimé de Dieu quelle que soit sa situation.

Michel Bourdeau

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