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Vivre et partager au temps du virus

Nous découvrons ces jours-ci, avec étonnement ou sidération, un temps que les chinois et nos voisins italiens ont connu avant nous : un temps pendant lequel il faut éviter même de se serrer la main. Comment alors garder le contact, continuer à partager, à célébrer ? Autant de questions que notre site internet peut nous aider à aborder. N'hésitez pas à utiliser les commentaires de cette page pour dire - brièvement - ce qui vous tient à cœur, vos raisons d'espérer.

« Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel », nous dit l’Ecclésiaste. « Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir et un temps pour danser. Un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser ; un temps pour embrasser et un temps pour s’abstenir d’embrassement » (Qohélet 3, 4-5).

Nous découvrons ces jours-ci, avec étonnement ou sidération, un temps que les chinois et nos voisins italiens ont connu avant nous : un temps pendant lequel il faut éviter même de se serrer la main.
Notre vie de tous les jours, nos habitudes sont bousculées. Pour certains c’est un temps de confinement et de solitude. Nos églises sont vides et nos assemblées interdites.

Comment alors garder le contact, continuer à partager ?
En attendant (et en espérant) qu’un autre temps vienne, comment vivre la solidarité ?

Autant de questions que notre site internet peux nous aider à aborder.
N’hésitez pas à poster vos commentaires en bas de cette page pour dire brièvement ce qui vous tient à cœur, vos raisons d’espérer. Si vous souhaitez vous exprimer plus longuement, adressez vos prises de parole à la boîte saint-merry.let@orange.fr

Sur une autre page du site, nous vous proposons d’intervenir, de vous confronter sur les textes de la liturgie du dimanche à venir.
Ce sera une autre manière de vivre le partage de la Parole.

10 Comments

  • Urgences, réanimation, soins intensif, soins palliatif, avec le corona virus, on ne sait plus très bien à quel moment le proche que l’on aime et que l’on ne peut voir meurt vraiment. Cette épreuve remet en question bien des conceptions tranchées sur la fin de vie. Nous te prions, avec les larmes de Jésus auprès de Lazare, pour ceux qui meurent seuls, dans les services surchauffés des hôpitaux, avec au mieux la seule main attentive d’un soignant, et aussi pour ceux qui vivent l’épreuve du confinement alors que l’être aimé, décédé parfois dans la commune voisine, est transporté anonymement dans l’entrepôt frigorifique de Rungis en guise de chambre funéraire, en attendant une crémation, qui ne pourra sans doute pas voir lieu avant quinze jours. Pourtant, la force éclatante de Pâques nous habite, nous transporte non pas au-delà des malheurs, mais là où nous nous trouvons, car ton Royaume est bien ici. Seigneur, roule la pierre qui obstrue la confiance et la joie de notre résurrection en toi.

  • Raison gardée

    Rappeler objectivement ce qu’il en est au milieu des nouvelles alarmantes, surmédiatisées est important. Bien sûr, la situation actuelle ne doit être « prise à la légère », mais prendre du recul est sain pour affronter le présent, le relativiser et se mettre en situation pour construire l’avenir. Voici ci-dessous quelques données INSEE sur le nombre de décès entre 2018, 2019 et 2020.

    « Exceptionnellement, l’Insee a décidé de diffuser chaque semaine le nombre de décès quotidiens enregistrés dans chaque département, afin de contribuer en toute transparence à la mise à disposition de données pendant l’épidémie de Covid-19.
    Pour chaque département, sont disponibles sous forme de graphiques, cartes et fichiers le nombre de décès journaliers cumulé depuis le 1er mars en 2018, 2019 et 2020.

    Au niveau national, le nombre de décès totaux enregistrés à la date du 2 avril 2020 et survenus entre le 1er et le 23 mars 2020 est dorénavant supérieur à celui enregistré sur la même période en 2019 : 40 684 décès ont été enregistrés en 2020, dont 39 707 pour la France hors Bouches-du-Rhône contre 39 141 en 2019 en France hors Bouches-du-Rhône. Ce nombre reste néanmoins encore inférieur aux décès enregistrés sur la même période en 2018 (44 443 décès en France hors Bouches-du-Rhône), année où la grippe saisonnière était encore virulente au mois de mars.

    Au niveau régional, les régions Grand-Est et Île-de-France comptent désormais un nombre de décès totaux, survenus entre le 1er et le 23 mars, supérieur de plus de 10% à celui enregistré sur la même période en 2019 (respectivement de 19% et de 11%) ; il avoisine le nombre de décès survenus au cours de la même période en 2018. Le nombre de décès survenus entre le 1er et le 23 mars 2020 est également supérieur à celui de 2019 en Corse (+ 6%) ou dans les Hauts-de-France (+ 5%), mais reste encore inférieur à 2018 dans ces régions.

    La France comptabilise en moyenne 585 000 décès chaque année depuis 2015 (légèrement plus en 2019 – 612 000 décès – qu’en 2015 – 593 700 décès –, en raison de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom). Chaque jour, ce sont donc en moyenne 1 670 personnes qui décèdent en France. Ce nombre de décès journaliers est plus élevé en hiver (mois de décembre, janvier et février), de l’ordre de 1 830, et plus faible chaque année, entre mai et septembre, aux environs d’un peu plus de 1 500.

    André Letowski ce 07/04/2020

  • Laurent Baudoin – 6 avril 2020
    Ziad Medoukh, notre ami gazaoui professeur de français, auteur du livre « Etre non-violent à Gaza », m’annonce qu’il va offrir ses droits d’auteur à sa femme : « Tu sais, Laurent, elle est tout le temps avec les enfants quand je voyage ou quand j’écris. » Et, pourrait-il ajouter, quand il consacre le reste de son temps et de son énergie à rassurer ses étudiants et ses jeunes diplômés, les enfants et le petit peuple de Gaza, tous victimes de la double peine : le coronavirus (encore contenu mais jusqu’à quand ?), le blocus israélien inhumain (depuis 14 ans !) et les attaques israéliennes qui ne connaissent ni trêve pascale ni répit humanitaire et que nos médias passent sous silence.

  • J’habite La Défense. Les grands parkings souterrains logent du monde. Le matin, à 7h, ils se précipitent au P’tit café de la Maison de l’Amitié, blottie le long de la file des taxis, entre le CNIT et la Grande Arche. Des sandwicheries apportent leurs invendus de la veille. Puis, douches, laverie, bagagerie ouvrent leurs portes. Depuis le 14/3, plus rien! .. sauf les parkings! Bon, depuis le 24, des douches au compte-gouttes, et des paniers repas… trop maigres… car, bien sûr, plus d’invendus! Que faire? Et ils tuent le temps en bande … trop serrés, en se passant les uns aux autres leur bière, en dépit de ce … coronavirus.

  • Je fais partie du groupe « Partage du mercredi » l’icône qui le représente est le vitrail du claustra que j’ai commenté.

    Vitrail transparent, vitrail vivant, il s’est effacé pour laisser voir le monde de la rue, maisons et boutiques. Vitrail aimant…il est un aimant, qui attire et rend inséparables le dehors et le dedans. Une rencontre vers l’autre. Ceux qui prennent ce risque, « En ne prenant rien pour la route, découvrent qu’il a été fait don de l’Esprit aux autres comme à nous » »Ch.de Chergé
    Aujourd’hui, tant de gens que nous ne pouvons plus rejoindre, sont là dans notre groupe avec nous, invisibles, mais bien présents. Beau, vitrail de lumière qui ouvre le passage dans un sans cesse aller et retour, accompagné par « l’invincible espérance » Merci, Dominique. Jacqueline.

  • S.A. m’a confié :

    Aujourd’hui on enterre en ligne , bientôt en fosse commune,
    Comme par virtuel.

    Mon beau-père est décédé dimanche (93 ans et veuf depuis 7 ans aujourd’hui ) suite d’un cancer qui attaquait les os ….et du covid

    Quel parcours terrible
    Pas de visite
    Pas de mise en bière en notre présence
    Pas de cérémonie religieuse
    Pas de vue du mourant dont le corps infecté fait peur a l’hôpital dont la morgue sature

    Quelle suite de vie terrestre ?
    Quelle entrée dans la vie éternelle ?
    Seulement 10 minutes au cimetière dans une semaine pour voir déposer son urne.
    Ni chant,
    Ni mémoire , seule une prière
    Les frères et soeurs de mon mari habitant la province et l’étranger ne peuvent pas venir .
    Nous serons 2.

    Et pour combien de semaine encore nous faut il maintenir notre famille pour nous protéger ?
    Et la suite se passera comment ?

    SA

  • Une amie m’a écrit : « Je vous fais suivre, en ce dimanche d’intense confinement, l’intervention de Delphine Horvilleur sur son site TENOUA. Un pur moment de chaleur, d’humanité, de stimulation … Ca dure une demi-heure et ça réchauffe !
    https://tenoua.org/rencontre-atelier
    Lorsque on est sur la page Tenoua il faut descendre le curseur jusqu’à trouver le titre Tenoualive Le thème de l’émission est « Séparés mais ensemble »

  • Merci pour l’intérêt que vous portez à cet espace partagé. Volontiers pour que vous puissiez y participer ! Cet espace se veut ouvert à toutes et tous, dans l’esprit de l’accueil et de la rencontre, thèmes chers à St Merry. Le souhait de nous donner des nouvelles des un.es et des autres, isolé.es les un.es plus que les autres, parfois.
    Pour ce faire, n’hésitez pas à interpeller un membre du groupe que vous pouvez connaître pour qu’il me communique votre contact téléphonique. Je vous rajouterai à la liste. Bonne journée. Au plaisir de vous lire.

  • Bonsoir.
    Mon commentaire a pour but de partager l’idée proposée aux membres du groupe du partage eucharistique du mercredi soir. Il est proposé à chacun.e des membres du groupe de rejoindre le groupe WhatsApp créé à cet effet.
    Ainsi nous pourrons avoir cet espace collectif d’échanges et de partage afin de pouvoir nous donner des nouvelles des uns et des autres du groupe.
    Nous pourrons aussi garder le temps spécifique du mercredi soir à 19h pour nous connecter à ce groupe et ainsi partager notre méditation habituelle du mercredi sur l’Evangile du jour (à défaut de pouvoir vivre à distance notre partage eucharistique !)
    Bonne soirée

    • Je suis rarement venue le mercredi soir depuis 2 ans, mais je connais beaucoup d’amis dans votre groupe, et souhaite si possible, m’y joindre, mais peut étre ne faut – il pas étre trop nombreux pour faire circuler la parole sur whatsapp?
      Peut étre à bientôt
      Solange de Raynal

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