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Accueil : témoigner d’une présence et d’une écoute…

De toutes ces prises de paroles, il apparait que les accueillants ne viennent pas témoigner de leur foi en assumant cette présence d’accueil dans l’église, mais ils viennent pour témoigner d’une présence et d’une écoute aux visiteurs de l’église quels qu’ils soient et quelles que soient les questions posées. Nous n’avons pas d’attente quant aux raisons qui font entrer les gens dans l’église, comme nous n’avons pas de projet initial de porter une parole de témoignage de notre foi, sauf, et cela arrive, si la confiance établie avec l’un ou l‘autre des visiteurs, celui-ci aborde la question des éléments de foi. Et chacun ou chacune répond alors selon son désir et ses capacités, illustrant ainsi la diversité des visages de notre communauté ecclésiale.

Pour toutes et tous, l’accueil suppose une attitude personnelle de vérité : il faut être soi, être honnête avec soi-même, dans l’humilité et la simplicité, avec plaisir même, pour accueillir.  Le témoignage est dans cette présence et non dans un discours ou une profession de foi ; le témoignage est dans cette attitude physique et morale concentrée sur ce passant, dont on peut discerner ce qu’il vient chercher dans l’église et ce qu’il veut ou attend de nous. Et cette attitude de décentrement de soi, s’inspire au fond de l’attitude du Christ qui va au-devant et accueille tout un chacun. Nous souhaitons le dialogue mais l’initiative est le plus souvent laissée au visiteur qui est encouragé par un sourire, un regard. A la limite ce qui compte et ce qui marque, est cette rencontre où chacun s’est senti à l’aise et a partagé un moment de paix ; certains voient dans ce moment partagé l’équivalent du signe de paix échangé pendant l’Eucharistie.

Le témoignage est implicitement :

– témoignage d’un service pour l’église, rendu au nom d’une communauté que nous avons choisie et dont nous sommes des représentants, une église habitée et donc ni un musée ni une salle de concert

– témoignage d’un autre visage de Dieu, notamment par le biais des expos qui parlent d’un visage particulier de l’homme et donc de Dieu,

– témoignage d’un visage d’Eglise défini par la réciprocité, l’hospitalité, la gratuité. Il est toujours très intéressant et gratifiant de parler de la liturgie de Saint-Merry, de la liberté des baptisés adultes, ou des mariés qui rédigent le credo avec leur mots, expressions de leurs existences et de leur foi personnelle que la communauté sait écouter.

En conclusion de cette réunion, il est apparu que témoigner de sa foi n’est pas la préoccupation de l’accueillant. Et l’expression « témoignage de Jésus-Christ » que nous avions utilisée pour annoncer cette réunion n’est pas comprise dans ce contexte. Ce qui est recherché et pratiqué, c’est le témoignage d’un visage ouvert, accueillant, hospitalier de l’église, joyeux si possible. Le reste vient de surcroît et parfois c’est vraiment très beau.

Une deuxième réunion, avec la collaboration d’Alexandre Denis, est organisée le 25 janvier prochain, de 9h30 à 11h30, à Saint-Merry. Nous sommes en effet convenus que nous avions encore à nous exprimer sur notre façon d’être à l’accueil, et ce d’autant plus que le terme même de « témoignage » a paru à certains et certaines comme inapproprié, prétentieux et faisant peur.

Le groupe opérationnel de l’accueil :
Colette, Joséphine et Catherine

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