Nous vivons dans un monde où la concurrence – ou la compétition – est omniprésente. En droit, on en parle quand une affaire éclate, quand une décision tombe, quand une enquête est lancée. En économie, la concurrence constante n’a d’autre finalité que de dépasser, voire affaiblir les concurrents afin de prendre leur place, jusqu’à se retrouver seul, sans concurrent, en situation de monopole. La compétition ne se conçoit qu’à travers la victoire de l’un et la défaite des autres. Il n’est même pas question qu’il y ait des ex- æquo.

Dans la société plus largement, nous sommes constamment  en compétition les uns avec les autres. On se compare, on se jauge et on se mesure constamment aux autres. Et dans notre vie quotidienne, difficile de nous défaire de la concurrence et de la compétition constantes. Même la fameuse méritocratie républicaine les justifie.

Mais si on est chrétien, comment concilier concurrence et compétition avec ce que nous enseigne l’Évangile ? Et même est-ce possible ? Ces questions n’ont pas  de réponse facile ou toute prête mais méritent qu’on s’y arrête. C’est une réflexion très difficile à mener, quand d’un côté nous avons pris l’habitude de viser la première place partout et que de l’autre nous entendons que les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Et si l’Evangile nous enseigne de mettre notre vie au service des autres, comment faire en sorte que notre vie ait un « impact positif » sur les autres, et vice versa ?

Edouard V.

Billet du dimanche 8 décembre 2019

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