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Dimanche 20 décembre. « Sois sans crainte, le Seigneur est avec toi ! »

« Que tout m’advienne selon ta parole. »
(Luc 1)

Partage de la Parole préparé en partie par le pôle Sacrements – Formations – Jeunes générations : Bernadette C, Bertrand M,
Claude A, Danielle M, Éric M, Jacqueline C, Jean-Luc L, Marc SR, Marguerite CR, Marianne G, Marie-José D, Martine RM.

Accueil : l’annonce d’une promesse

Bonjour et bienvenue à vous tous, amis de passage ou habitués de notre communauté. Lors de la préparation de la célébration, nous avons lu ces textes magnifiques sur l’alliance de Dieu avec les hommes et l’accueil de sa présence en nous, en essayant de garder le lien avec l’encyclique de François. Les textes du jour font dialoguer David au livre de Samuel et l’annonce de la promesse qui prend corps en Marie. L’important n’est pas de construire une maison au Seigneur mais bien d’accueillir sa présence en nos cœurs. Et comme le dit François dans Tous frères, nous atteignons la plénitude quand nous brisons les murs, pour que notre cœur se remplisse de visages et de noms ! Alors, osons accueillir sa présence ! Ouvrons nos cœurs à la fécondité de sa Parole et entrons, ensemble et chacun dans son intimité, dans ce dialogue avec Dieu qui nous révèle davantage sa promesse, nous qui sommes réunis au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Marianne G. / Bernadette C.

Chant : Berger de Dieu, réveille-nous E 260 

Berger de Dieu réveille-nous
Voici le temps de ta promesse
Nos yeux regardent vers ton jour
Visite-nous par ta tendresse

Tu nous as faits à ton image
Pétris d’amour et d’infini
Viens redonner à ton ouvrage
La splendeur que nos mains ont ternie

Avec Marie, voici l’aurore
Les temps nouveaux sont accomplis
La Vierge accueille la Parole
Dieu prend chair au secret de sa vie

Le lien entre Dieu et l’humanité

Dans le texte de Samuel, il y a de l’humour… Est-ce pour mettre en évidence une nouvelle qui va bouleverser la terre entière ? Il est beaucoup question de batailles, de guerres et de disputes. C’est au moment où David vit un temps de tranquillité, que surgit, comme l’aube après la nuit, dans un langage nouveau, l’annonce d’un successeur, pas comme les autres. Voici ce que dit le Seigneur : « Moi, je serai pour lui, un père et lui, sera pour moi, un fils ». David ne le connaîtra pas. Le lien, entre Dieu et l’humanité, se dévoile, se précise. Il se réalisera bien des siècles plus tard, dans les entrailles de Marie. Visitée par l’ange, elle accueille et reçoit la présence de Jésus en elle. 

Jacqueline C.

Deuxième livre de Samuel (7, 1-5. 8b-12 14a. 16)

Le roi David habitait enfin dans sa maison.
Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient.
Le roi dit alors au prophète Nathan :
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! »
Nathan répondit au roi :
« Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi. »
Mais, cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur :
Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ?
C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi partout où tu es allé, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier, comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où j’ai institué des juges pour conduire mon peuple Israël.
Oui, je t’ai accordé la tranquillité en te délivrant de tous tes ennemis.
Le Seigneur t’annonce qu’il te fera lui-même une maison.
Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te susciterai dans ta descendance un successeur,
qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

Acclamation de l’Évangile

Réjouis-toi Jérusalem, alléluia, alléluia ! Voici qu’il vient l’Emmanuel, alléluia, alléluia !
Fils de la lumière, tu prends corps en Marie. Proche est ton royaume, Dieu nous donne son fruit.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 26-38)

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, 
appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ?  »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

Rogier van der Weyden, Annonciation, 1434, musée du Louvre

En toi, le secret d’une promesse. 
Comme Marie
tu l’entends et tu en prends soin 
pour le faire naître.

En toi, le secret d’une promesse. 
Comme Joseph
tu la vois et tu en prends soin 
pour le faire grandir.

En toi, le secret d’une promesse.
Comme Jésus
tu la révèles et tu l’ouvres 
pour le faire sortir, courir, jaillir 
en flots de liberté.

Pierre C.

Agnus : La paix, elle aura ton visage 

La paix, elle aura ton visage, la paix, elle aura tous les âges
La paix sera toi, sera moi, sera nous, et la paix sera chacun de nous
 !

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains (16, 25-27)

Frères,
à Celui qui peut vous rendre forts selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :
révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence,
mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel,
mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi,
à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, à lui la gloire pour les siècles. Amen.

Chant : Voyageurs de l’espérance
(paroles : Claude Bernard – musique : Jean-Marc Duménil)

Voyageurs de l’espérance,
Marqués du Souffle de l’Esprit,
Chantons un Dieu qui fait alliance :
Christ est Celui qui nous l’a dit.

Gloire à Dieu, Gloire à Dieu qui nous aime !
Sur sa terre il nous appelle.
Gloire à Dieu, gloire à Dieu qui nous aime,
Gloire à Dieu notre joie !

Voyageurs de l’espérance,
Au sein du monde à réveiller,
Soyons témoins des délivrances :
Christ est venu nous libérer.

Voyageurs de l’espérance,
Porteurs d’un feu que nul n’éteint,
Croyons Jésus qui nous devance :
Christ est la Vie et le Chemin.

Envoi : accomplir la promesse

Nourris par le partage de la Parole et du pain, nos cœurs s’ouvrent à l’accueil de ta Parole qui nous donne joie, paix et sérénité. C’est maintenant l’heure, comme le dit François, de « sortir de nos temples pour accompagner la vie, soutenir l’espérance et être signes d’unité ». Oui, retournons vers le monde pour l’essentiel qui est « l’amour du prochain », c’est ainsi que nous marchons vers la lumière de Noël et accomplissons la promesse !


Marianne G. / Bernadette C.

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  1. Jean Verrier says:

    Dommage que les 4 derniers mots du verset 28 de l’ évangile: ” Alors l’ange la quitta”, aient été supprimés. Marie-Laure Durand, dans Prions en église, en fait sur deux pages un très beau et très suggestif commentaire: ¨Pour affronter ce qui l’attend, Marie sera aidée, mais seule. L’ange ne reste pas. (…) La révélation n’évitera pas à Marie les difficultés et les problèmes (…) Nous connaissons ces moments où l’ange s’éloigne et nous restons là, à expérimenter une forme de plénitude et de solitude (…), etc.

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