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Dimanche 26 juillet. “Donne-nous un cœur attentif”

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Bonjour et bienvenue à vous qui êtes de passage aujourd’hui, à vous les habitués de la Paroisse et du Centre Pastoral. Nous allons célébrer ensemble en écoutant la Parole, puis en partageant le pain.
La parole… elle nous concerne tous. Salomon, dans le Livre des Rois, nous apprend ce que nous devons demander à Dieu. Les paraboles de l’Évangile nous disent comment chercher le Royaume.
Entrons ensemble dans la célébration, ouvrons notre cœur et écoutons la voix du Seigneur.

Hélène Perrin

Chant : Écoute la voix du Seigneur A 548

écouter le chant

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Qui que tu sois ton Dieu t’appelle,
Qui que tu sois il est ton Père.

Toi qui aimes la vie, ô toi qui veux le bonheur,
réponds en fidèle ouvrier de sa très douce volonté,
réponds en fidèle ouvrier de l’Évangile et de sa paix.

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Tu entendras que Dieu fait grâce,
Tu entendras l’Esprit d’audace.

Ecoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Tu entendras crier les pauvres,
Tu entendras gémir ce monde.

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Tu entendras grandir l’Église,
Tu entendras sa paix promise.

Écoute la voix du Seigneur,
Prête l’oreille de ton cœur.
Qui que tu sois, fais-toi violence,
Qui que tu sois, rejoins ton frère.













PREMIÈRE LECTURE : 1 Romains 3, 5.7-12

« Tu m’as demandé le discernement »

En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon.
Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. »
Salomon répondit :
    « Ainsi donc, Seigneur mon Dieu,
c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ;
or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ;
c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal ;
sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? »
   Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit :
« Puisque c’est cela que tu as demandé,
et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis,
mais puisque tu as demandé le discernement,
l’art d’être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé :
je te donne un cœur intelligent et sage,
tel que personne n’en a eu avant toi
et que personne n’en aura après toi. »

Sagesse du roi qui étudie la voûte céleste à l’aide d’un astrolabe, 1170-1180, lettrine historiée d’une bible médiévale, France

PSAUME 118 (119), 57.72, 76-77, 127-128, 129-130

De quel amour j’aime ta loi, Seigneur ! 

Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
c’est d’observer tes paroles.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

Que j’aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai :
ta loi fait mon plaisir.

Aussi j’aime tes volontés,
plus que l’or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes,
je hais tout chemin de mensonge.

Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !

Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

DEUXIÈME LECTURE : Romains 8, 28-30

« Il nous a destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils »

Frères, nous le savons,
quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
    Ceux que, d’avance, il connaissait,
il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils,
pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères.
    Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.

ÉVANGILE : Matthieu 13, 44-52

« Il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ »

En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles :
   « Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.
   Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète la perle.
   Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
    Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
    « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Vendre tout ce que l’on a pour acheter la perle la plus fine ou le champ où se trouve le trésor (Mt 13,44-46)

Vendre tout ce que l’on possède pour acheter un seul bien, la perle la plus fine, ou encore le trésor découvert dans un champ, trésor que l’on cache à nouveau pour acheter le champ, dans la joie de cette importante acquisition.
Encore faut-il ne pas se tromper sur la valeur de ce bien ; il est vrai qu’il s’agit ici non d’un bien matériel, mais selon la parabole, d’accéder au Royaume des cieux.
Avant cela, un détour pour rappeler ce qu’est une perle. Elle est réputée sans défaut ; elle est une perfection, non donnée, mais acquise par une transformation (la perle se forme progressivement dans l’huitre).
Et puis le trésor découvert dans le champ, est caché sous terre. Comme pour la perle, ce ne sont pas des acquis, ou des biens à disposition ; il a fallu une attention permanente à leur recherche, pour les trouver.
Finalement cette image de la perle, celle du trésor enfoui, sont bien proches de ce Royaume que nous souhaitons vivement voir advenir. Le choix de ces images n’est donc pas anodin !
Vendre tout ce que l’on a construit jusqu’à ce jour de découverte, encore faut-il ne pas se tromper, savoir discerner si ce bien pour lequel on sacrifie tout, en vaut la peine. Quelle est la vraie valeur de ce trésor ?
Comment discerner, faire le choix, pour s’y impliquer totalement ? Le livre des rois, et plus précisément le comportement de Salomon nous propose une réponse.
Roi d’Israël, fils héritier du prestigieux David, il ne peut décevoir son peuple ; mieux, il lui faut pouvoir le guider, et rendre justice ; car c’est bien cela que l’on attend de lui.
Comment être à la hauteur ? Dieu vient à son secours en lui tendant une perche « demande ce que je dois te donner ».
Salomon se fait humble face à Dieu : il reconnaît qu’il est roi par la volonté de Dieu ; il exprime sa jeunesse et son inexpérience. Sa demande à Dieu « donne-moi un cœur attentif ». Rappelons-nous que le cœur pour le judaïsme est le siège de la pensée, de la volonté, de la conscience et pas seulement de l’émotion.
« Donne-moi un cœur attentif pour que je sache gouverner ton peuple (et pas le peuple dont il aurait la possession), et ajoute-t-il, discerner le bien et le mal ».
Dieu répond favorablement à cette demande parce que Salomon s’emploie à co-construire le Royaume de Dieu, plutôt que de choisir la longueur de son règne, la richesse, la mort de ses ennemis, qui seraient autant d’atouts pour le valoriser lui, en tant que personne ; sa demande, c’est le discernement pour le bien du peuple, en alliance avec Dieu.
Mais pour revenir à la parabole, comment découvre-t-on ce bien si précieux ? En étant sans cesse à l’affut comme l’ont été le découvreur du champ ou le négociant en perles.
Sans doute le découvreur du trésor dans le champ y est-il parvenu par hasard, mais il était prêt à saisir cette chance, tout comme le négociant dont l’œil examine toutes les perles qu’il se donne les moyens de découvrir.
Avec Salomon, nous pouvons ajouter le dialogue confiant avec Dieu, son inspirateur, source de sa bonne gouvernance. Et l’on comprend l’implication totale et la joie de cette alliance.
Et Paul de dire dans le texte de ce jour : « frères nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout pour contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour ».
Alors faisons cette demande à Dieu “donne-nous un cœur attentif“, comme exprimé sur le lutrin, avec cette confiance “mon partage, Seigneur, c’est d’observer tes paroles… Déchiffrer tes paroles illumine“, comme le dit le psaume.

André Letowski

Envoi

Nous avons été invités par le Seigneur, qui nous a réunis ici ce matin, nous avons été invités à tendre l’oreille pour écouter sa voix : il nous dit d’inventer, de créer avec lui un monde nouveau, un monde plus beau. Peut-être allons-nous repartir avec cette question : comment me mettre en route, faire les choix qui mènent à ce trésor, à cette perle de grande valeur ?

Hélène Perrin

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