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Dimanche 9 août. “Pourquoi as-tu douté ?”

« Ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14)

Bienvenue à tous ! 

9 août : c’est le début de la saison des pluies… d’étoiles filantes. Mais ici-bas, il faut plutôt s’accrocher. Nous voici embarqués dans le même bateau, à suivre les consignes en cas de danger. 
L’exposition d’été évoque un « après » à construire. Rero nous dit : « Rien n’est à craindre, que la peur. »
Les textes d’aujourd’hui, comme nos chants, parlent eux aussi tempête, doute et confiance.
Il y sera question du prophète Elie qui s’était  permis de massacrer 400 prêtres de Baal qu’il avait vaincus. Il pensait sans doute : « la voix d’un Dieu justicier tout–puissant ne peut être qu’un ouragan … » : nous verrons qu’il aurait pu ne pas reconnaître son Dieu quand il est passé.  
Il y sera aussi question  de disciples qui n’écoutaient que leur peur sur un lac  démonté. Ils pensaient sans doute : « Cette tempête, on va tous y passer » : nous verrons qu’il ne nous est pas naturel alors de chercher à entendre la voix de Jésus qui s’approche…   

Marguerite R.

Lorenzo Veneziano, Le Christ sauvant l’apôtre Pierre de la noyade, 1370

Lecture du premier livre des Rois (1 R 19, 9a.11-13a)

Élie sur le mont Horeb, icône grecque orthodoxe.

En ces jours-là,
lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb,
la montagne de Dieu,
il entra dans une caverne et y passa la nuit.
Le Seigneur dit :
« Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. »
À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent
qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers,
mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ;
et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre,
mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;
et après ce tremblement de terre, un feu,
mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ;
et après ce feu, le murmure d’une brise légère.
Aussitôt qu’il l’entendit,
Élie se couvrit le visage avec son manteau,
il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.

La peur

Celui qui affirme de ne pas avoir peur est un menteur.
Nous avons tous peur. De quelqu’un, de quelque chose.
Peut-être pas comme Elie, peur qui a pour sa vie. Il faut dire qu’il l’avait bien cherché.
L’antidote, le remède contre la peur, c’est la confiance. La confiance est le maître-mot de la vie de tout homme. Il est le maître-mot de la Bourse, cœur de notre société. Essentielle, la confiance, dans notre société à tous les niveaux. Mais il faut cultiver, entretenir, alimenter la confiance. Les moyens pour ce faire ne sont pas homologués. À chacun de nous de le trouver et de l’exploiter de façon adéquate. Chacun de nous aura comme Elie un lieu particulier pour cela, un mot, une mélodie, une personne. Cultivons donc la confiance, et les moyens de la cultiver, de la faire toujours plus forte, plus réelle.

Jesús Asurmendi

Psaume 84 (85), 9ab-10, 11-12, 13-14

écouter le psaume (ensemble vocal Dédicace)

Codex Egberti, Xe siècle

Fais-nous voir Seigneur ton amour 
Et donne-nous ton salut

J’écoute : Que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-33)

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
    Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
    La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
    Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
    En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés.
Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.
    Mais aussitôt Jésus leur parla :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

Lluís Borrassà, San Pedro salvado das augas, retable de Santa María de Tarrasa, 1411

    Pierre prit alors la parole :
« Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
    Jésus lui dit : « Viens ! »
Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
    Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
« Seigneur, sauve-moi ! »
    Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit :
« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
    Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
    Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Nous voici réunis, Dieu notre Père, pour te remercier, pour te rendre grâce.
Nous te remercions pour la création, modèle de régularité et de précision qui nous permet de nous repérer et de vivre, d’anticiper et d’ordonner également notre vie.
Pour la régularité des temps et des saisons qui nous permet de jouir du beau et de l’agréable. Pour tout cela, pour cette justesse et cette précision nous te remercions.
Mais nous te remercions surtout pour ton Fils que tu nous as envoyé et qui a gagné notre confiance, qui a mis le socle solide de notre confiance dans les autres et en toi. Lui qui s’est montré plus que digne de confiance. Pour Lui et par Lui, grâce auquel nous pouvons avoir confiance en toi et dans nos frères, nous te louons et nous te chantons.

Jesús Asurmendi

Envoi : confiance !

Toute nourriture nous transforme. Nous avions peur malgré notre confiance : maintenant, souvenons-nous mieux d’avoir confiance malgré la peur. 
Avoir confiance en un Dieu non-conforme aux lois habituelles : ce n’est pas un Zeus tonitruant, mais un Père qui caresse et vivifie.
Avoir confiance en Jésus quand nous nous sentons perdus : il chemine à nos côtés, attentif et discret. Même s’il n’y pas de « miracle » bien entendu, cela nous aide déjà de nous confier à lui et de chercher à écouter sa voix. 
Et maintenant, nous allons être envoyés au nom de Dieu dans notre monde si bouillonnant…  

Marguerite R.

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